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Canadien | Pas de capitaine

Lafleur : « Une situation anormale »

Guy Lafleur aurait bien vu Andreï Markov comme capitaine

Guy Lafleur
Photo d'archives

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Guy Lafleur s’explique mal comment il se fait que le Canadien doive disputer une deuxième saison en cinq ans sans miser sur un capitaine.

«Ce n’est pas normal de voir une telle situation se répéter, a-t-il confié au Journal de Montréal. Il me semble que les dirigeants de l’équipe auraient dû être en mesure d’identifier un capitaine. Au pire, ils auraient pu instaurer un système d’alternance. J’avoue que je suis surpris.

«Il faut croire que ça en prend quatre pour en faire un, a ajouté Lafleur, qui n’a rien perdu de son franc-parler. Je devine qu’avant de prendre une décision finale, la direction veut voir comment ça va se passer cette saison avec quatre joueurs qui porteront le “A” sur leur chandail.»

Il a répété qu’il aurait souhaité qu’on laisse les joueurs décider du choix du capi­taine.

«Ça se passait ainsi à mon époque et personne ne s’en plaignait.»

Markov était son choix

Lafleur s’est présenté très tôt au club de golf de Laval-sur-le-Lac. Il discutait avec des amis sur la terrasse lorsqu’on l’a abordé pour la première fois de la journée sur la question du capitaine. C’était avant l’annonce faite par le Canadien vers 9 h 00.

«Andreï Markov serait mon choix, disait Lafleur. C’est le doyen de l’équipe. Il possède l’expérience et la maturité nécessaires. Il représente le candidat idéal à mon avis, mais je ne sais pas si le poste l’intéresserait.»

Lorsqu’on lui a mentionné que Markov est peu volubile, étant du genre introverti, Lafleur a rétorqué: «Jean Béliveau, Henri Richard et Yvan Cournoyer n’étaient pas ceux qui parlaient le plus fort dans le vestiaire...»

P.K. Subban ne représentait pas le principal candidat à ses yeux.

«Il n’a pas besoin de la pression supplémentaire de porter un «C» sur son chandail. Il vient de signer un très gros contrat et il est préférable pour lui de se concentrer sur son jeu.»

Cournoyer et Houle d’accord

Yvan Cournoyer, qui a agi comme capitaine du Canadien de 1975 à 1979, s’est dit d’accord avec la décision prise par Marc Bergevin et Michel Therrien.

«Les temps ont changé, a-t-il raconté. De nos jours, les changements sont très nombreux au sein d’une équipe. Les joueurs ne restent pas longtemps à la même place.

«Il devient donc plus difficile d’établir une hiérarchie. Les dirigeants ont bien fait d’attendre un peu avant de déterminer le successeur de Brian Gionta.»

Cournoyer a raison de dire que plus rien n’est pareil. Le CH se retrouve avec quatre leaders de nationalité différente qui portent le «A» sur leur chandail, soit un Russe, un Tchèque, un Canadien et un Américain.

Réjean Houle a qualifié la décision du Canadien «d’intéressante».

«Ça donnera un an de plus à Pacioretty et à Subban pour prendre leur place dans le vestiaire, a-t-il commenté. J’aime le fait qu’ils soient accompagnés dans le rôle d’adjoint par deux bons vété­rans en Markov et Plekanec.»

 

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