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Dave Leduc | Thaïlande

Un Québécois gagne un prison fight en Thaïlande

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Invité à un prison fight, ces combats controversés où des détenus tentent de gagner leur liberté en affrontant un étranger, un jeune Québécois adepte des arts martiaux dit avoir vécu « l'expérience la plus stressante » de sa carrière.

Invité à un combat de «Prison fight», ces combats controversés où des détenus tentent de gagner leur liberté en affrontant un étranger, un jeune Québécois adepte des arts martiaux dit avoir vécu « l'expérience la plus stressante » de sa carrière.

«Il n’y a plus grand-chose qui me fait peur», a confié Dave Leduc.

Ce Gatinois de 22 ans a gagné un combat de boxe contre un ancien trafiquant de drogue, le 12 juillet dernier, dans la prison de Klong Pai, à deux heures de Bangkok.

Il est le premier Québécois à y participer et le premier Canadien à gagner.

Ces combats sont organisés par une association de réhabilitation des détenus et le département de l’administration pénitentiaire. Si le prisonnier remporte le combat, il peut gagner de l’argent et voir sa peine diminuée.

Il faut comprendre que la boxe, Muay Thai, est un sport traditionnel enseigné dès le plus jeune âge en Thaïlande.

Ces combats opposent des prisonniers à des boxeurs étrangers.

«J’espère ne pas passer pour le méchant», répète Dave, qui reconnaît que l’événement est controversé.

«J’étais là pour que mon adversaire reste en prison, ce n’était pas un enfant de chœur», précise-t-il

Dave Leduc est un combattant professionnel. Il pratique les arts martiaux depuis quatre ans et en janvier dernier, il s’est rendu à Phuket, dans le sud de la Thaïlande, pour se perfectionner.

C’est à ce moment qu’il apprend l’existence du programme «Prison fight», auquel on ne peut participer que sur invitation. Mais, après plusieurs mois de combats à Phuket, il est finalement contacté via Facebook.

«Il n’y a aucun moyen de postuler, mais des vidéos de moi se sont promenées sur internet, c’est comme ça qu’ils m’ont repéré.»

Liberté

Il explique que les étrangers gagnent rarement et que les prisonniers sont favorisés. Pendant le combat, son adversaire saignait abondamment et a pourtant eu le droit de continuer le combat, alors que dans le circuit à Phuket, une coupure au visage entraîne la fin du combat.

«Ça peut paraître sauvage, mais c’est un sport technique, comme les échecs, avec un grand respect entre les adversaires.»

Si le prisonnier jouait sa liberté, l’enjeu de Dave était de moindre importance. En effet, ce combat lui a rapporté l’équivalent de 500 $, une somme modique, mais qui permet de vivre plusieurs mois en Thaïlande.

Au Canada, un combat peut rapporter de 600 à 800 $, «mais avec les commanditaires on peut aller jusqu’à 5000 $.»

Dave Leduc dit avoir fait ça pour le défi, mais ajoute que «personne ne veut aller dans une prison de son plein gré.»

Il a été invité pour la prochaine édition cet hiver et pense y aller pour ensuite se rendre peut-être en Iran ou en Corée du Nord où le concept pourrait être étendu. «Ces combats ne seraient jamais acceptés au Canada, dit-il, mais en Thaïlande tout est over the top».

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