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L’emploi peut miner les revenus à la retraite

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Le taux d'emploi chez les retraités continue sa progression et plusieurs l’envisagent comme une option à considérer. Cette réalité peut toutefois avoir un impact important sur les revenus disponibles.

La poursuite du travail représente pour une fraction de retraités une manière d’être actifs et de se réaliser. Pour d’autres, il s’agit d’une manière de bonifier ses revenus. En 2012, le taux d’emploi était de 12,0 % pour les personnes âgées de 65 ans et plus.

Les gains économiques pourraient être minces dans certains cas et les énergies déployées bien mal investies.

«Si une personne a atteint l’âge où elle doit piger dans un FEER et qu’elle ajoute des revenus ou des suppléments à la Régie des rentes, elle risque de voir son taux d’imposition augmenter», a expliqué le planificateur financier Bruno Therrien.

Une fois la retraite venue, il faut poursuivre les efforts de planification. «La retraite est un long voyage, a-t-il mentionné. Différentes stratégies peuvent être mises en œuvre et l’importance de planifier ne doit jamais être minimisée. On voit tellement de situations où les gens se retrouvent en détresse financière alors qu’il est possible de prévoir. D’où la nécessité d’avoir un plan de match.»

Il n’est pas le seul à formuler une telle recommandation.

La Régie des rentes du Québec (RRQ) suggère une telle démarche afin de déterminer si la retraite progressive ou le travail à la retraite sont des formules avantageuses ou non.

Une situation financière qui progresse

Globalement, la situation économique des aînés s’améliore, selon les données colligées par Statistique Canada. Le nombre d’aînés vivants sous le seuil du faible revenu a considérablement reculé au pays depuis 30 ans. En 1980, 21,4 % des aînés de 65 ans et plus faisaient partie des personnes à faibles revenus; en 2011, cette proportion avait régressé à 5,2 % soit l'un des taux les plus faibles du monde.

Mais les pièges économiques qui les guettent sont nombreux, croit Ève-Lyne Couturier, chercheuse à l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) et auteure d’une recherche sur la situation financière des aînés. L’appel de la consommation entraîne aussi les retraités sur les sentiers de l’endettement.

«Pour les retraités qui ont toujours été à la marge les faibles salariés, ceux qui gagnaient peu et qui n’ont pas de revenus complémentaires, le rythme de vie subit un déclin une fois la retraite venue», a dit Ève-Lyne Couturier.

Si les statistiques montrent une amélioration, c’est aussi en raison des mécanismes mis en place par l’État. «Statistiquement c’est une chose, mais il importe de préciser que les systèmes canadien et québécois viennent colmater les brèches», a-t-elle ajouté.

À eux seuls, le Programme de la Sécurité de la vieillesse et le Régime de pensions du Canada versent 76 milliards $ par année sous forme de revenus de retraite indexés. L'épargne et les régimes de retraite privés des particuliers constituent également une source de revenus pour plusieurs aînés.

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