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Maxime Bernier

L'indépendance du Québec est chose du passé

Maxime Bernier.
Photo Christopher Nardi / Agence QMI Maxime Bernier.

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OTTAWA – Le référendum en Écosse risque-t-il de ranimer la flamme souverainiste au Québec? Le ministre conservateur Maxime Bernier croit que non, ce qui prouve qu'il est déconnecté de la réalité, selon ses adversaires politiques.

Le ministre d'État aux petites Entreprises continue de dire que la question nationale est réglée au Québec.

«La souveraineté, l'indépendance, la sécession, appelez ça comme vous voulez, n'est pas populaire, et les Québécois veulent passer à autre chose», a déclaré le ministre Bernier mardi.

Le ministre Bernier soutient que le référendum en Écosse ne pourra servir de bougie d'allumage au mouvement indépendantiste québécois.

«C'est un débat qui n'est pas un débat canadien, qui n'est pas un débat québécois. Les Écossais ont ce débat-là, et le monde regarde ce débat-là, effectivement. On va attendre le résultat. Mais, moi, je crois que le débat au Québec, on l'a déjà fait. On l'a déjà fait en 1995», a poursuivi le ministre.

Ces propos ont rapidement été dénoncés par les souverainistes.

«Je pense que monsieur Bernier prend ses rêves pour des réalités. Il est souvent dans le champ!» a affirmé le député indépendant André Bellavance.

Qu'ils soient indépendants, du PQ ou du Bloc, ils considèrent que le débat écossais est des plus inspirants pour le Québec.

«En ce moment, le mouvement indépendantiste n'est pas dans une année de vache grasse, on est d'accord avec ça. Mais je vous dis que les gens en ont soupé du Canada, en particulier le Canada que représente monsieur Bernier», a déclaré Jean-François Lisée, député péquiste.

«La question de l'indépendance, c'est loin d'être passéiste. C'est tout à fait d'actualité. Et la question nationale au Québec et au Canada va devoir être résolue tôt ou tard», a pour sa part soutenu Mario Beaulieu, chef du Bloc.

Maxime Bernier est convaincu que la souveraineté n'est plus au goût du jour, que ce qui compte pour les Québécois, c'est l'économie et la création d'emplois. Il entend d'ailleurs vanter le bilan de son gouvernement partout au Québec jusqu'au prochain scrutin.

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