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François Paradis | Ma job ou ma vie

La force de guérir

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Après avoir partagé le quotidien des téléspectateurs et des auditeurs pendant des années, François Paradis a mis sa carrière entre parenthèses lorsqu’un cancer s’est attaqué à son outil de travail: ses cordes vocales. Il raconte cette épreuve terrifiante dans Ma job ou ma vie..., un témoignage inspirant.

En toute simplicité, François Paradis invite les lecteurs à suivre son parcours, semé d’incompréhensions, de doutes, de peur, de chagrin... et de rire aussi, parfois. En homme sportif, il a mené sa bataille comme il mène un match de tennis. «Le mental. Rester fort.»

Personne n’était au courant de sa maladie, qu’il a gardée secrète pendant de longs mois. «J’ai fini les traitements. Le 24, j’ai rendez-vous avec mon oncologue pour vérifier si tout est beau. On est en rémission. Je suis chanceux, ça va bien, le traitement a été correct, ça s’est bien passé», dit-il au cours de sa toute première entrevue depuis sa maladie. Et il a l’air bien. Calme. Posé.

Tout y passe

Il a choisi d’écrire plutôt que de parler et raconte tout, dans son livre: le diagnostic, l’hôpital, les rendez-vous, sa peine, l’entourage, sa philosophie pour combattre la maladie. «J’étais redevable. Pendant toutes ces années, il y a des gens qui m’ont raconté des aventures de vie qui étaient absolument phénoménales. Il y a des gens qui se sont confiés à moi, qui m’ont raconté des épreuves de vie — santé, famille, emploi — sans en avoir parlé aux gens autour d’eux. J’étais souvent le premier confident et, à travers ces récits-là, j’ai toujours trouvé qu’il y avait quelque chose qui nous faisait grandir.»

Il poursuit, calmement, de sa belle voix grave. «Dans le récit d’un autre, qui prend la peine de te raconter, qui dit comment il s’est senti, quelque part, tu te reconnais, tu vas chercher quelque chose qui est positif pour toi. Tu te rends compte qu’il y a des gens précieux autour de toi et tu ne le remarques peut-être pas assez. Le fait qu’on est plus fort qu’on pense quand arrive une épreuve, quelle qu’elle soit. Le fait qu’on peut aussi se dépasser, peu importe comment la route va se terminer.»

Le fait que le cancer se soit logé sur son outil de travail l’a bouleversé. «Comme si c’était logé dans le coude droit pour un lanceur au baseball... J’ai eu des peurs, j’ai eu des pleurs, j’ai eu des rires, j’ai eu des craintes. C’est pas un exploit, ce livre, c’est un récit de vie.»

déstabilisé

Lui qui aimait avoir la maîtrise de sa vie s’est retrouvé déstabilisé. «Il y a une différence entre avoir le contrôle et être en contrôle. Nuance extrêmement importante, dont je parle beaucoup. Si j’ai changé à travers ça, c’est ça. Je ne peux pas avoir le contrôle tout le temps. Mais même quand je le perds, je peux être en contrôle. Je peux réussir à gérer ce qui se passe et garder en moi la force que j’ai, même si les choses m’échappent.»

«Quand j’étais avec ma petite jaquette bleue et que j’attendais pour la tomodensiométrie pour voir s’il y avait des métastases, j’étais tout petit. Il y a beaucoup de gens qui ont vécu ça, des tomodensiométries, des injections à l’iode et tout. Ils ont toute mon admiration.»

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