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Jean Doré

Serein face à son diagnostic de cancer du pancréas

«Je profite du temps qui me reste avec ma famille et mes amis. Je veux le faire en toute sérénité» – Jean Doré

Serein face à son diagnostic de cancer du pancréas

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L'ancien maire de Montréal Jean Doré est serein devant la mort alors que sa vie a basculé il y a trois semaines lorsqu'il a appris qu'il était atteint d'un cancer du pancréas pratiquement incurable.

«Je vis au jour le jour. Je profite du temps qui me reste avec ma famille et mes amis. Je veux le faire en toute sérénité», raconte M. Doré, rejoint par

Le Journal à l’hôpital St-Luc, alors qu’il venait de subir une chirurgie pancréatique.

Celui qui a été le premier magistrat de 1986 à 1994 est amené à engager le dernier combat de sa vie, atteint d’une maladie sournoise qui ne lui a donné aucun signe avant-coureur.

«Ç’a été un choc pour ma famille et moi. C’est un cancer pernicieux, je n’avais aucun symptôme. Je ne m’y attendais pas du tout», souligne-t-il.

Parfaite santé

Pas plus tard que cet été, l’homme qui a consacré plus de 20 ans de sa vie à la politique était en parfaite santé.

«Je n’avais même pas mal au ventre. Aucune douleur, rien. C’est arrivé brusquement», indique-t-il

Il multipliait les activités sportives et n’avait aucune maladie chronique avant que le verdict ne tombe.

«J’avais un excellent état de santé. Je jouais au tennis trois fois par semaine, j’allais jouer au golf, je faisais de la bicyclette, je marchais, tout était au beau fixe», mentionne-t-il.

M. Doré ignore encore les traitements qu’il devra subir, il doit rencontrer les spécialistes la semaine prochaine. Mais maintenant âgé de 69 ans, l’homme ne cherche pas la guérison à tout prix.

Trouver l’équilibre

«Je voudrais un scénario qui me permet de retarder l’échéance bien entendu, mais aussi d’avoir une qualité de vie et de pouvoir rester auprès des miens», espère-t-il.

L’homme souligne le travail du personnel hospitalier qui y est pour beaucoup dans sa résignation face à la maladie.

«Il m’aide à accepter le fait que je vais mourir. En l’acceptant, c’est plus facile de passer au travers et bien vivre ses deniers moments», conclut-il.

La vie de Jean Doré
Né dans le Centre-Sud de Montréal le 12 décembre 1944
Il termine des études en droit à l’Université de Montréal.
Il est l’attaché de presse de René Lévesque pendant la campagne de 1970.
Il devient directeur de la Fédération des associations d'économie familiale. Il prend part au débat lié à la création de la première Loi sur la protection du consommateur.
Il fonde le Rassemblement des citoyens et citoyennes de Montréal (RCM) dont il sera le trésorier, puis le chef, de 1974 à 1986.
Il devient chef de l’opposition en 1984.
Il est élu avec 70 % des voix comme 39e maire de Montréal en 1986. Il est réélu aussi en 1990.
Un processus de décentralisation des pouvoirs a été enclenché lorsqu’il était à la tête de Montréal.
Il a aussi rapproché les citoyens de l’administration municipale en créant Accès Montréal.
Sous son administration, le vélodrome du Parc olympique devient le Biodôme, le jardin chinois du Jardin botanique est aménagé et le Musée de la Pointe-à-Callière ouvre ses portes.
Il perd finalement ses élections en 1994, au profit de Pierre Bourque.
Jean Doré s’est aussi grandement engagé auprès de la Fondation des Auberges du cœur comme président et porte-parole.
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