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Employés municipaux

Manifestation: les appels d'urgence retardés

Manifestation: les appels d'urgence retardés
Photo Christopher Nardi / Agence QMI

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Les policiers montréalais ont mis quatre fois plus de temps qu'à la normale pour répondre aux appels d'urgence le 17 juin, alors que plusieurs d'entre eux participaient à une manifestation devant l'hôtel de ville de Montréal.

Le 17 juin, les cols bleus, cols blancs, pompiers et policiers de Montréal se sont donné rendez-vous pour une manifestation qui devait durer 15 minutes, soit un temps de pause. La manifestation a toutefois débordé, et un feu a été allumé devant l'hôtel de ville.

Selon la direction du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), des autopatrouilles ont aussi bloqué les rues devant plusieurs mairies d'arrondissement de 14 h à 15 h.

Pendant cette période, le temps de réponse aux appels du 911 a été multiplié par quatre.

«Pour un appel de priorité 1, on vise un temps de réponse de six minutes. Le 17 juin, entre midi et 15 h, le temps de réponse moyen à ces appels était de 25 minutes», a expliqué Didier Deramond, directeur adjoint du SPVM.

La Fraternité des policiers répond toutefois que le volume d'appels était particulièrement élevé à ce moment. Le SPVM en reçoit 140 par jour en moyenne. Ce nombre a presque été atteint dans cette petite période de trois heures (137 appels).

La Ville porte plainte

La Ville a porté plainte contre quatre syndicats à la suite de cette manifestation, soit ceux représentant les cols blancs, les cols bleus, les pompiers et les policiers. Les audiences publiques se poursuivaient vendredi à la Commission des relations de travail.

La Ville allègue que la manifestation constitue une grève illégale. Les syndiqués affirment qu'ils étaient simplement sur leur temps de pause.

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