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iPhone 6 Plus

Une phablette hors de prix

iPhone
Photo courtoisie

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Ça y est. Les deux nouveaux iPhone 6 sortent enfin des usines de Foxconn, en Chine. Apple a créé un tel engouement autour de ses nouveaux gadgets que celles-ci ne suffisent pas à la demande. Mais est-ce justifié? Absolument. Pour l’iPhone 6 Plus, à tout le moins.

Ça y est. Les deux nouveaux iPhone 6 sortent enfin des usines de Foxconn, en Chine. Apple a créé un tel engouement autour de ses nouveaux gadgets que celles-ci ne suffisent pas à la demande. Mais est-ce justifié? Absolument. Pour l’iPhone 6 Plus, à tout le moins.

Car si Apple n’a pas inventé la «phablette», un mot né du croisement entre «téléphone» et «tablette», cet iPhone 6 Plus à écran pleine HD de 5,5 pouces en est devenu le modèle-phare du jour au lendemain. C’est le même coup que l’iPhone a fait au marché des téléphones intelligents il y a 7 ans!

« Designed in California »

L’astuce est sensiblement la même elle aussi: les formes du iPhone 6 Plus en font un appareil haut de gamme, assez attrayant pour excuser un prix de détail légèrement supérieur à la moyenne. Sa grande surface vitrée se courbe en harmonie avec le boîtier métallisé, assez chic pour qu’on rechigne à le recouvrir d’une coque protectrice, aussi raffinée soit-elle.

Son épaisseur de 7,1 mm est minimale. Ça n’empêche pas Apple d’y loger une pile imposante, animant l’appareil sans souci pour deux bonnes journées d’utilisation avant d’avoir à être chargée. Et on peut toujours glisser l’imposant appareil dans sa poche revolver de pantalon sans que ce soit trop inconfortable...

Son poids est aussi négligeable. En fait, on aurait presque aimé quelques grammes de plus, juste pour bien sentir dans la main la qualité du métal brossé gris, argent ou anthracite qui le compose.

Main qui, soit dit en passant, peut à la fois tenir un iPhone 6 Plus et y accomplir la plupart des fonctions affichées, puisqu’il suffit de taper doucement deux fois du pouce sur le bouton au bas de l’écran pour que ce qui s’y affiche s’abaisse. On peut alors accéder de ce même pouce aux commandes logées au haut de l’application en cours d’utilisation.

Simple mais ingénieux.

Oubliez le nuage !

Les gens soucieux de ne pas se faire chiper la copie de sûreté de leurs photos stockées quelque part sur internet seront heureux d’apprendre que l’iPhone 6 a droit à une version dotée d’un stockage de 128 gigaoctets. À ce compte, dites adieu au nuage, que ce soit iCloud, Dropbox ou autre!

Naturellement, il faut y mettre le prix. Et s’il y a une faiblesse au iPhone 6 Plus, elle est bien là: on paie cher pour les gigaoctets additionnels, qu’ils se trouvent dans l’appareil ou sur le nuage: iCloud, où toutes les applications d’iOS 8 se dupliquent par mesure de sécurité, n’offre que 5 gigaoctets gratis. La limite est rapidement atteinte!

Pour tout le reste, iOS 8 cimente le caractère unique des téléphones et tablettes d’Apple. Et de leur proche parenté avec les Mac: une fonction appelée «Continuity» permettra très bientôt de débuter un message ou un appel sur un iPhone, un iPad ou sur un Mac, et de le terminer sur un autre de ces mêmes appareils, à condition qu’ils soient associés au même compte iCloud.

iOS 8 ajoute quelques réglages photo et vidéo additionnels, ce qui tombe bien, car le 6 Plus possède la meilleure caméra numérique de la famille iOS. À 8 mégapixels, c’est peu pour certains, mais c’est suffisant pour réaliser des clichés nets et lumineux. Le stabilisateur optique lui est exclusif et fait une différence, surtout du côté vidéo, où les mouvements de caméra prennent une dimension quasi professionnelle maintenant que la mise au point est continue et que l’image ne vibre plus comme avant.

Place aux applications indépendantes

Parlant d’iOS 8, cette nouvelle version du système mobile d’Apple fait elle aussi ses premiers pas ces jours-ci. Apple y a apporté quelques correctifs somme toute mineurs, sans vraiment changer son élément central: l’écran d’accueil. C’est dommage. En revanche, elle a donné de nouveaux outils aux concepteurs d’applications afin de mieux exploiter tous les composants, matériels et logiciels, du iPhone 6 Plus.

C’est là où la patience des intéressés finira probablement par payer. On peut déjà installer des claviers virtuels bien supérieurs au clavier de série, comme Swype ou SwiftKey (essayez-les!), et on sent que ce n’est que le début. Bientôt, iOS pourra être personnalisé presque autant qu’Android, l’éternel rival de Google, peut l’être à ce jour.

À l’exception près qu’on risque de trouver beaucoup moins d’applications mal ficelées, ou carrément malveillantes, sur iOS… Et pour en rajouter sur la sécurité du iPhone, le scanneur de pouce Touch ID demeure un outil toujours inégalé par la concurrence.

Bref, une fois encore, Apple touche la marque. À sa façon, bien sûr: elle réinvente un produit, la phablette, qui faisait déjà bien sans elle, mais qui fera résolument mieux avec.

L’iPhone 6 Plus ne fera pas l’affaire de tous les acheteurs, c’est certain. LG et Samsung vont se chamailler du côté Android pour conquérir les amateurs de selfies, notamment. Microsoft et Nokia essaieront de ne pas se faire oublier non plus, en misant sur le chargement sans fil et la connectivité NFC des Lumia.

Mais si le grand public se met soudain à parler davantage des phablettes, ce sera sans conteste la faute d’Apple et du iPhone 6 Plus, qui change la game, pour ainsi dire, et qui le fait pour les bonnes raisons.

 

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