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En voie de disparition

Pratique du Canadiens au  Complexe sportif Bell de Brossard
Photo d'archives Avant la saison 2013-2014, certains amateurs et journalistes considéraient George Parros comme la meilleure acquisition du Canadien.

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À pareille date l’an dernier, George Parros était considéré par certains amateurs et journalistes comme la meilleure addition chez le Canadien. Incroyable mais vrai ! Malheureusement.

À pareille date l’an dernier, George Parros était considéré par certains amateurs et journalistes comme la meilleure addition chez le Canadien. Incroyable mais vrai ! Malheureusement.

Aujourd’hui, Parros est sans contrat et, bien qu’on puisse s’attendre à tout dans la Ligue nationale de hockey, il serait étonnant qu’une équipe lui offre du travail.

Le temps est venu qu’il utilise les beaux certificats d’études qu’il a obtenus à la célèbre université de Princeton pour entreprendre un nouveau chapitre de son existence.

Parros aura quand même joué neuf saisons dans la LNH, un exploit en soi, quand on y pense, pour un joueur de son calibre.

Autres cas

Son bon ami Colton Orr devant qui il avait trébuché dans les fleurs du tapis dans un combat survenu le soir même de l’ouverture de la saison, au Centre Bell, lutte pour sa part pour un poste avec les Maple Leafs.

À Toronto, les médias évoquent la possibilité que, pour la première fois en 40 ans, les Leafs ne comptent aucun fier-à-bras dans leurs rangs cette saison.

Ailleurs, le subtil Dan Carcillo, qui a porté les couleurs de cinq équipes en huit ans dans la LNH, est à l’essai avec les Penguins de Pittsburgh.

Quant à John Scott, auteur de deux buts en 236 matchs avec le Wild du Minnesota, les Blackhawks de Chicago, les Rangers de New York et les Sabres de Buffalo, il s’est vu accorder un contrat d’un an par les Sharks de San Jose.

Chanceux, ce Scott!

Le Canadien craint-il les Bruins ?

Comment les dirigeants des Sharks peuvent-ils croire que ce joueur va leur apporter quelque chose?

Pourquoi ne pas lui décerner le titre de capitaine, tant qu’à y être?

Pour ceux qui l’ignoreraient, les Sharks ont dégommé deux de leurs trois derniers capitaines, en l’occurrence Patrick Marleau après cinq ans et Joe Thornton après quatre saisons.

Marleau et Thornton ne sont sûrement pas les seuls responsables de l’incapacité des Sharks à remporter la coupe Stanley et ce n’est pas l’imposant Scott qui va les mener à la Terre promise.

Les Penguins iront-ils plus loin dans les séries de leur côté, s’ils embauchent Carcillo?

Le Canadien n’a-t-il pas éliminé les gros et méchants Bruins sans Parros, le printemps dernier?

Et ce n’est pas parce que Milan Lucic a lancé à Dale Weise et à Alexeï Emelin qu’il leur ferait la peau cette saison que les deux joueurs vont jouer sur la pointe des pieds.

Ce n’est pas en déconnant ainsi non plus que Lucic va aider les siens à gagner. Ses patrons le lui ont probablement déjà dit.

Lucic n’a pas besoin d’user de rudesse excessive pour être utile aux Bruins. Ses trois saisons de plus de 20 buts (24, 26 et 30) témoignent d’un talent certain.

On ne peut pas en dire autant de Parros, Orr, Scott et autres spécimen de cet acabit qui ont porté ombrage à un sport hautement spectaculaire lorsque joué dans les règles de l’art, robustesse incluse.

Mentalité de dinosaure

Comment avons-nous pu être aussi stupides durant toutes ces années?

La question est de Ken Dryden, qui prononce des conférences et qui écrit sur le sujet dans les journaux et les magazines.

Heureusement, la loi du talion semble vouloir s’estomper. Les joueurs qui savent seulement se battre sont en voie de disparition.

Le Canadien saura bien se défendre sans redresseur de torts. Car à Montréal, c’est bien connu, c’est toujours pour se défendre que le Tricolore en comptait un dans son équipe.

Brendan Prust dit se battre pour se protéger, mais son corps est plus usé que celui d’un être normal de 30 ans. Lui aussi risque d’avoir une carrière écourtée.

Parros, Orr, Scott n’auraient jamais dû jouer dans la Ligue nationale. Par contre, il faut souhaiter que leur vie ne bascule pas comme l’histoire nous l’a montré brutalement pour Derek Boogaard, Rick Rypien, Wade Belak et Bob Probert. Chris Nilan a failli y passer lui aussi.

Il me semble que c’est assez effroyable pour faire peur au plus dur des durs.

 

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