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Louer sa propriété à un membre de sa famille, une bonne affaire ?

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Claude et Lauraine ont décidé de faire l’achat d’un condo pour leur fille Sara qui est monoparentale. Celle-ci n’est pas en mesure d’obtenir une hypothèque, compte tenu de sa situation financière.

Claude et Lauraine ont décidé de faire l’achat d’un condo pour leur fille Sara qui est monoparentale. Celle-ci n’est pas en mesure d’obtenir une hypothèque, compte tenu de sa situation financière.

Ses parents considèrent que le condo lui permettra de les aider, elle et son enfant. Ce condo fera partie de son héritage au moment de leur décès. Cependant, ils conserveront le titre de propriété du condo. Sara versera à ses parents à titre de loyer la valeur des dépenses de taxes, d’électricité, d’assurances, les frais de condo ainsi que les intérêts sur l’hypothèque. Comme l’objectif n’est pas de faire un profit sur la location du condo, cela convient à ses parents. De plus, comme la dépense d’intérêts va diminuer dans le futur cela entraînera une diminution du loyer pour Sara.

Cette situation survient souvent, que ce soit lorsqu’on possède un immeuble à revenu et qu’on loue un appartement à un proche pour une somme inférieure au marché ou si l’on héberge un parent et que celui-ci nous verse une somme afin de couvrir les frais à titre de loyer.

Doit-on déclarer ces sommes au fisc ?

Souvent dans ces situations, les dépenses engagées sont supérieures ou équivalentes au revenu que le propriétaire de l’immeuble reçoit, ce qui entraîne une perte locative. La question est de savoir si cette perte est déductible du point de vue de l’impôt. Les autorités fiscales et les tribunaux nous donnent des conditions afin de déterminer si la perte peut être déduite. La première question est de savoir si l’on a une source de revenus. Les tribunaux ont indiqué que lorsque l’on tire un avantage personnel de la source de revenus, cela n’est pas considéré comme une activité commerciale et donc qu’il n’y a pas de source de revenus. Ainsi, s’il n’y pas de source de revenus, aucune dépense ne pourra être réclamée. Dans notre exemple de Claude et Lauraine, il semble y avoir un avantage personnel, car la source de revenus provient de leur fille et celle-ci en tire un avantage financier. De plus, leur objectif n’est pas de réaliser un profit, il n’y a donc pas d’activité commerciale. Ainsi, les parents ne pourront réclamer aucune perte locative. De plus, ils n’ont pas à inscrire ces sommes dans leurs déclarations fiscales.

Vous pouvez réclamer les profits ou pertes locatives seulement lorsque le loyer que vous recevez est équivalent à un loyer qu’un étranger vous verserait dans les mêmes conditions, soit ce qu’on appelle la valeur du marché.

Gain en capital

Si nous revenons à notre exemple et que les parents décident de transférer le condo à Sara dans cinq ans et qu’ils réalisent un gain en capital lors de la vente, celui-ci sera imposable dans l’année du transfert. En effet, le transfert soit par donation ou vente à un prix inférieur est considéré comme une disposition du bien pour les parents.

 
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