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Arnaque immobilière

Deux présumés fraudeurs impliqués dans une arnaque immobilière

Djordjevic Bosko et Jovanovic Sacha

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Deux présumés fraudeurs impliqués dans une arnaque immobilière de type « rip deal » ont été arrêtés alors qu’ils s’apprêtaient à détrousser un entrepreneur dans le stationnement d’un centre d’achat de Montréal.

Baptisé « rip deal » en Europe, ce stratagème frauduleux avait été révélé par notre Bureau d’enquête le printemps dernier. La fraude permet d’échanger de vrais billets contre de faux billets lors d’une transaction.

Sacha Jovanovich et Bosco Djordjevic, deux Français de 35 ans, ont été appréhendés par des policiers de la Sûreté du Québec, dont ceux de l’escouade tactique, lundi soir dans le stationnement des Galeries d’Anjou, à la sortie d’un restaurant Boston Pizza.

Ils ont été accusés de d’avoir frustré «par la supercherie et le mensonge» Alain Lépine d’une somme d’argent dépassant 5000$.

Des accusations de complot afin de commettre un acte criminel, soit une fraude, ont aussi été déposées contre eux.

Selon nos informations, l’un des deux accusés se faisait passer pour un certain Alexandre Ackermann, un prétendu richissime homme d’affaires européen.

Il aurait tenté d’échanger lundi soir avec un homme d’affaires québécois une malette contenant des vrais billets d’argent canadien contre une malette contenant de faux billets dans le cadre d’une transaction financière.

Nouvelle arnaque

Notre Bureau d’enquête avait révélé en mai l’arrivée au Québec de ce nouveau type d’arnaque immobilière au Québec. Nous étions entrés en contact avec trois entrepreneurs qui avaient tous les trois raconté une histoire semblable. Les trois avaient mis leur entreprise à vendre sur des sites spécialisés.

Ils disaient avoir été contactés par un homme se présentant comme Alexandre Ackermann.

L’homme se décrit comme venant d’une riche famille belge d’origine israélienne désireuse d’investir au Canada.

Ackermann les aurait rencontrés dans le hall de grands hôtels de Montréal.

Sans négocier, il leur aurait offert d’acheter à fort prix leur commerce, moyennant le fait qu’une partie de la transaction se fasse au noir et en argent comptant.

Un propriétaire d’une entreprise agricole qui veut conserver l’anonymat, dit avoir fourni une valise de 100 000 $ comptant à des individus se présentant comme des investisseurs.

Selon le capitaine Richard Gauthier, de la section des Crimes économiques à la SQ, ces arrestations devraient envoyer un message à la population.

«On espère que ça va sensibiliser les gens au fait que si une offre est trop belle pour être vraie, c’est que c’est trop beau pour être vrai», a-t-il dit.

Il a aussi dit que ce genre de fraude était inacceptable au Québec.

 

- Avec la collaboration de Jean-François Cloutier

QU’EST-CE QUE LE « RIP DEAL » ?
Les fraudeurs veulent en général acheter un bien immobilier.
Ils proposent de faire une partie de la transaction au noir, en échange de valises d’argent.
La valise des fraudeurs contient toutefois des faux billets.
Il est arrivé que les fraudeurs soient devenus violents si la victime se rend compte du pot aux roses.
La victime hésite souvent à dénoncer, puisqu’elle a accepté de faire une transaction au noir.
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