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Écoles privées, subventions publiques : un fléau pour l’éducation

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Mon collègue Mario Dumont rappelle, dans sa chronique, que le débat sur le financement public des écoles privées au Québec est récurrent et je constate aussi que les arguments de ceux qui y sont favorables le sont également. Un de mes conseillers m’avait mentionné, à la fin de la décennie, avec sondages à l’appui que la population était majoritairement contre ce financement public de l’école privée. Sa thèse était à l’effet que si cela perdurait, c’était parce que les politiciens et les journalistes y envoyaient leurs enfants et profitaient de ce financement.

 

Je trouvais l’argument quelque peu exagéré au moment où il me fut servi. Cependant l’actualité des derniers jours lui redonne du poids quand je constate avec quelle véhémence les chroniqueurs, les journalistes et les politiciens continuent de défendre ce financement. C’est en fait un vestige de l’avant révolution tranquille et le fruit d’un compromis aux autorités religieuses, dans cette vague du début des années 60 pour s’extraire de la grande noirceur et démocratiser l’éducation.

 

Trois arguments nous sont généralement servis pour justifier ce paradoxe d’un État qui finance la concurrence de son propre système public :

 

-       il en couterait plus cher au gouvernement de ne pas subventionner les établissements privés;

-       ce n’est pas l’école que le gouvernement subventionne, mais l’éducation de l’enfant;

-       nous nous priverions d’une saine émulation qui pousse les résultats vers le haut.

 

Vite fait, je vous dirai que nos voisins ontariens ne financent pas leurs écoles privées et que leurs résultats sont supérieurs aux nôtres sans que cela ait fait exploser le cout de leur système public.

 

En examinant le modèle ontarien, nous constatons que malgré l’absence de financement public des établissements privés, ils sont fréquentés par 5% de la clientèle scolaire au secondaire au lieu du 10% observé au Québec. Si nous projetons ces résultats du côté québécois, il en résulterait un abaissement des couts. Certains disent jusqu’à une cinquantaine de millions de dollars, d’autres pensent qu’ils seraient stables. Toutefois, c’est sans compter l’impact positif d’un retour de plusieurs milliers d’enfants dans le système public qui entrainerait une pression à la baisse sur les couts relatifs consacrés aux élèves ayant des besoins particuliers.

 

Quant à l’argument que l’État finance l’éducation de l’enfant et non l’école privée, c’était le fondement de l’ADQ pour instituer le « bon éducation ». Cela aurait ouvert la porte à ces écoles à chartes qui pullulent aux États-Unis avec une éducation inégale et des résultats largement inférieurs aux nôtres. En appliquant ce raisonnement, chaque citoyen pourrait décider de se soustraire d’un service public pour se procurer lui-même le service et en faire financer une partie par l’État. À cet effet, j’imagine mon voisin qui ne veut plus payer sa taxe d’eau, mais demande à la municipalité de financer son puits artésien.

 

Loin d’une hécatombe financière, la fin de ce privilège pour certains constituerait une économie dont ont tant besoin nos finances publiques et une élan salutaire pour la persévérance scolaire et la réussite d’un plus grand nombre d’élèves.

 

 

15 commentaire(s)

123allo dit :
30 septembre 2014 à 9 h 21 min

N’est pas le jeu des garderies ! N’a-t-on pas fait ça des garderies ! Est-ce que ça nous coûte moins cher ? Quand le gouvernement prend tout sous sa main, il déresponsabilise le peuple, encadre la société matriarcale, dit oui, non, ou, quand, pourquoi. La liberté devrait être un choix, pas un conflit. Pourquoi toujours égaliser par le bas ! Je sais que c’est plus facile égaliser par le bas, l’ensemble du peuple parait mieux. Si on n’en fait le calcul, pourquoi ne pas subventionner au coût d’un élève au publique ! Le reste devient le choix des parents.

Philippe dit :
30 septembre 2014 à 9 h 28 min

Vous avez raison M. Parent..il faut niveller par le bas.. la concurrence entre le privé et le public au secondaire ce n'est pas souhaitable...

Les syndicats de la fonction publique seraient les grands gagnants si tout le monde fréquentait le secteur public..n'est-ce pas M.Parent ?

Cela dit, je serais d'accord avec une subvention réduite pour le privé.

Lyne Joly dit :
30 septembre 2014 à 9 h 49 min

Je suis totalement en désaccord avec vous.

Il y a un respect envers chacun dans les écoles privées qu’il n’y a pas au public. Ce n’est pas pour rien que certains parents choisissent d’envoyer leurs enfants au privé!! Mon fils était victime d’intimidation au public. Surprise, au privé, plus rien... le respect de ses pairs. Les collèges inspirent le respect et si certains parents désirent ce qu’il y a de mieux pour ses enfants? Je suis de la classe moyenne et je me serre la ceinture pour que mon fils évolue dans un milieu sain.

Je suis totalement en accord avec M. Dumont.

Lyne Joly

apouchkine dit :
30 septembre 2014 à 9 h 57 min

On ne veut pas le bien des enfants. on préfère une méthode communiste, pour que tout le monde ait les mêmes échecs dans la vie. La gauche assimile les écoles privées à l'aristoocratie d'autrefois. Tout parent qui se respecte veut ce qu'il y a de mieux pour ses enfants, donc l'école privé est ce qu'il y a de mieux, c'est incontestable.

MONIQUE JACQUES dit :
30 septembre 2014 à 10 h 00 min

Quand l'État donne 100$ pour un enfant à l'école publique, proportionnellement, il donne 60$ pour un enfant à l'école privée.

Expliquez-moi (une fois de plus) où serait l'économie puisque le même enfant ne peut fréquenter les 2 écoles à la fois.

Dans quel langage faudra-t-il l'expliquer?

John-Jean Martin dit :
30 septembre 2014 à 10 h 18 min

Çà se peut pas raisonner en cancre comme cela.Tu as sûrement été à l'école publique,encore du nivellement par le bas,on sort les brillants des écoles privées et on les met avec les attardés du réseau public,belle recette pour démotiver les meilleurs.C'est prouvé que les écoles privées enseignent mieux les matières de base,ceux qui sortent du privé maîtrisent cent fois mieux le français que ceux du public,d'ailleurs les profs d'université remarquent immédiatement les élèves du privé,plus analytiques et concis dans leurs propos.

Encore les syndigaleux qui font la promotion de la médiocrité,on est tanné de ta gang de parasites Parent !

Denis825 dit :
30 septembre 2014 à 10 h 39 min

"Toutefois, c’est sans compter l’impact positif d’un retour de plusieurs milliers d’enfants dans le système public"

Vous n'êtes pas crédible quand vous parlez d'impact positif, parce que vous êtes un ancien président de centrale syndicale, et que vous n'avez jamais pu vous éloigner de la manière particulière de voir d'un président de centrale syndicale, qui voit surtout l'impact positif pour ses membres.

Vous parlez vaguement de quelques uns qui disent que... et d'autres pensent que... Vous n'avez pas de nom d'études ou d'économistes à citer qui se seraient penchés sur le sujet ? Même pas des gogauches comme IRIS ? Ça ne fera pas de grosses économies ça !

Vous dites 50 millions ou peut-être rien comme épargne mais on entend dire que le gouvernement veut épargner 1 milliard dans l'éducation. On est loin du compte avec votre réformette communiste.

Le gouvernement doit trouver des économies plus grandes. Dans le transport des écoliers peut-être, l'administration et au final dans le salaire ou la quantité des professeurs. on ne semble pas avoir le choix.

Dans votre imagination ou dans vos cauchemars la nuit, il semble y avoir toujours des gros riches qui rient de vous, mais considérez aussi que c'est assez humain de vouloir donner la meilleure chance à ses enfants, et d'exprimer son amour pour eux et de le faire.

Ça peut sembler injuste en apparence qu'il y ait des riches et qu'ils soient capables de payer une éducation meilleure pour leurs enfants mais moi je trouve que le plus humain des systèmes permets l'influence des parents sur leurs enfants. Essayez de raboter les différences à la naissance par dogme, c'est une forme de communisme.

En bon séparatiste vous prenez exemple sur l'Ontario mais on est différent, on est catholique nous autres.et selon les péquistes on est meilleurs que les autres en plus. Si on veut réellement être meilleur ne détruisons pas l'excellence qui s'est bâti au fil des ans dans certaines...

Lorraine Duguay dit :
30 septembre 2014 à 10 h 46 min

Vous n'êtes pas le premier a prendre l'opinion publique avec condescendance et dédain dans un premier temps, la plupart des universitaires le font. Votre mea-culpa en ce qui à trait au non-sens des subventions publiques des écoles privées est apprécié d'une simple citoyenne diplômée d'un secondaire cinq comme moi.

Alain Cro dit :
30 septembre 2014 à 10 h 59 min

Ah ces syndicaleux !

«À cet effet, j’imagine mon voisin qui ne veut plus payer sa taxe d’eau, mais demande à la municipalité de financer son puits artésien.»

Le citoyen continue de payer sa taxe scolaire et finance la moitié des études, un peu de mathématique :

Pour avoir le ratio ontarien (5%), c'est 65 000 élèves du privés ici qui retourne au publique. Leurs parents paient déjà la taxe scolaire et leurs impôts donc aucun apport nouveau d'argent. Par contre, ils ne déboursent plus $3 500 (en moyenne) par élève, c'est l'état qui le prend en charge : 65 000 x $3 500 : $227,500,000 de plus et récurrent à chaque année. En plus de l'impôt qu'il ne récupère plus du $3 500.

Pour 65 000 nouveaux élèves on a besoin de l'équivalent de 130 école (de 500 places) de plus. On peut racheter les écoles privées qui fermeront les portes, supposons à $2,000,000 pièce; ici il y a une dépense d'immobilisation de $260,000,000.

En résumé, c'est un demi milliard la première année et $225,000,000 par année suivante.

Mais où avais-je la tête !!! On crée +4 000 nouveaux postes syndiqués pour l'état ... ça coûtera ce que ça coûtera camarades !

lamanonleclerc dit :
30 septembre 2014 à 11 h 15 min

Les subventions modulées selon les revenus familial - de 50,000 85% du montant d la subvention au pblic entre 50-75000$par année 75%entre 75-100000$ 65% entre 10000-125000$ 55$ entre 125-150000$ 45% entre 150000-175000$ 35% entre 175000-200000$ 25% de subvention du montant attribue au public. Meme chose pour les garderies Avec revenu miinimum a 15$ lheure un revenu minimum garanti de 10000$ pour les 18ans et plus et 5000$ pour enfants plus 2500$ en Régime dépargne étude Ainsi on passe le taux dimpot a 15% moins de 50000$ et 45% plus de 200000$ Pas de crédit dimpot autre quessentielles ainsi on encourage les gens a travailler et faire garder avec lécole a partir de 3ans jirai jusqua 2ans conge parental en subvention salariale selon les revenus selon la meme échelle ainsi on encourage tout le monde a travailler le retour a temps partiel est possible aussiSi on charge les garderies et lecole prive trop cher on encourage les faibles revenus a rester a la maison ce qui nest pas le but recherche au contraire en allant jusqua 200000$ a 25% ils ont aussi une subvention mais choisiront probablement au moins un retour a temps partiel au lieu de voir les femmes médecins rester a la maison elles reviendront travailler si on a des garderies 24hrs idem policiers personnels de soin etc On veut stimuler léconomie pas la tuer Quon mette les impots de moins de 50000$ a 15% et plus de 200000$ a 45% En subventionnant les frais de scoalrité du cegep et de luniversité selon les meme proportion au lieu de subventionner les Français les belges et all mettre le prix que ca coute et subventionner les notre aec le calendrier équilibré au préscolaire primaire et u secondaire école 12 mois en 3 sessions avec 3sem de congé entre chacun plus une a la mi session 2 pour celle de lete les camps de jour et de reprises qui pourront se donner entre les sessions le travail a une session 2 ou 3 devient un choix annuel pour les profs dans différentes régions meme chose pour les eleves école a 3ans

lamanonleclerc dit :
30 septembre 2014 à 11 h 27 min

En rendant toutes les techniques accessibles via le web dans tout les cegep et toutes les formations universitaires accessibles dans toutes les universitées via le web on developpe les études et la reception détudiant internationaux dans toutes les régions qui vont pouvoir y rester apres leurs etudes et participer aux dev des région en ayant des stages coop payes en entreprises les étudiants auront de lexpérience pratique et ls entreprises vont contribuer a la formation de leur future main doeuvre le calendrier équilibré 12 mois permet une meilleure rétention des acquis avec 2 sessions dapprentissages une de consolidation des vacances dans au printemps a lautomne et a lhiver ca donne une stimulis au developpement touristique et camps de jours de saisons bon aussi pour les touristes 3 sem de conge entre les sessions 1 a la mi-session et 2 a la misession dete on peut construire des classes climatisées en containeurs dacier réccupéré 2 de larges avec 1 au centre pour le corridor empillables 7-8 étages qui font le tour de la cour décole déménageable selon les besoin dune région a lautre selon les besoins faire du développement ca crée de la richesse et de bons emplois

lamanonleclerc dit :
30 septembre 2014 à 11 h 46 min

lécole privé na pas détruit le public elle est venue répondre aux besoins des parents qui veulent contribuer financièrement pour assurer des résultats en ayant acces a plus de services et aussi plus de choix cest le parent qui fait le choix decole pas la commission scolaire les commissions scolaires nont qua se transformer en agence immobilieres pour gerer des écoles préfab modulable et déménageables selon les besoin dunne région a lautre elles devraient etre propriete du ministere et réparties selon les besoins des régions des garderies 24hrs des camps de jours avec dortoires pour offrir des services aussi aux touristes avec des themes écotouristique culturels et sportifs des équipements sportifs des salles de sprectacles des services professionnels privés de soirs et public de jour. Y veuelent pas travailler le soir et la fin de sem voila le probleme pourtant le calendrier 12 mois fait autant laffaire des profs en colombie britanique et en Ontario que ceux des parents et des

Luc Ravary dit :
30 septembre 2014 à 13 h 24 min

«Cela aurait ouvert la porte à ces écoles à chartes qui pullulent aux États-Unis avec une éducation inégale et des résultats largement inférieurs aux nôtres»

Mais meilleurs que les écoles publiques américaines. C'est cela qu'il faut comparer !

Je suis sinon fasciné que l'on ose encore croire que c'était mal avant la nationalisation de l'Éducation (la Grande noirceur etc.) Ces préjugés extrémistes sont sans fondement : le Québec était comparativement plus prospère, progressait plus vite que l'Ontario en matière d'éducation, avait quasiment pas de dettes, etc.

Steve Harvey-Fortin dit :
1 octobre 2014 à 5 h 34 min

On coupe, on coupe au maximum ! Tant qu'a vivre dans une hypocrisie administrative légale mieux vaut couper au maximum.

Ainsi, si les gens vivent dans la pauvreté on en connaîtra la raison. C'est le temps du GRAND ménage !

Joseph Bartolino dit :
2 octobre 2014 à 13 h 50 min

Faut-il vous rappeler que la majorité des membres et des employés de la CSQ envoient leurs enfants au privé ou dans des programmes qui sélectionnent... Vraiment vous alimentez le cynisme ambiant!