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Traversée du Canada

Courir d’un océan à l’autre…

Sébastien Sasseville traverse le Canada à la course, de février à novembre 2014.
Photo Courtoisie Sébastien Sasseville traverse le Canada à la course, de février à novembre 2014.

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Parti de Terre-Neuve en février dernier, le Québécois Sébastien Sasseville doit poser le pied en Colombie-Britannique, ce vendredi, pour le dernier droit de son inspirante traversée du Canada à la course, racontée sur le site Toujours plus loin.

«Le but est d’inciter les gens à suivre leurs rêves et leurs projets, malgré les obstacles», a résumé le jeune homme, qui sensibilise également la population à la cause du diabète, une maladie dont il est atteint.

Sasseville a déjà franchi plus de 6000 kilomètres, ce qui représente environ 800 heures de course.

Au moment de réaliser l’entrevue, mercredi matin, il planifiait une nouvelle sortie de 40 kilomètres, avec une pause pour dîner à mi-chemin, dans la région de Pincher Creek, en Alberta.

«Que ce soit physiquement ou mentalement, je dirais que j’ai des bonnes et des mauvaises journées, a avoué l’athlète et aventurier, au bout du fil. Mais globalement, si on me demande si ça va bien, c’est sûr que la réponse est oui.»

Lors de son arrivée prévue à Vancouver, le 14 novembre, Sasseville aura réalisé l’équivalent de 180 marathons en neuf mois. Après un début de périple un peu moins éprouvant, le Québécois de 35 ans reconnaît être plus fragile sur le plan physique.

«Depuis le milieu de la Saskatchewan, ça va moins bien, a-t-il noté. Il y a un ralentissement marqué. C’est surtout les jambes qui font mal.»

«Rêver gros»

Sasseville n’en est pas à son premier défi. Malgré le diabète de type 1 dont il souffre, il a réussi l’ascension du mont Everest en 2008 avant de compléter une course de 250 kilomètres dans le désert du Sahara en 2012.

«Je veux que les gens se permettent plus facilement de rêver gros, a formulé celui qui agit aussi à titre de conférencier professionnel. Une personne qui, par exemple, veut écrire un livre depuis 10 ans n’a simplement qu’à commencer à le faire. C’est de partir qui est le plus difficile. Il faut aller au bout de ses projets, même si ce n’est pas toujours facile.

«Dans mon cas, c’est le diabète qui aurait pu me freiner, mais le message, c’est simplement d’oser réaliser ses rêves.»

Avant même la fin de sa traversée du Canada, Sasseville pense déjà à retrouver, à son retour, ses «anciennes amours».

«J’aimerais recommencer à faire du triahlon», a dit celui qui a déjà six Ironman complétés.

«Avec mes jambes qui souffrent, il va peut-être y avoir une réhabilitation à effectuer, mais j’ai bien l’intention d’y arriver.»

Un impact sur la population

Malgré les sacrifices, Sasseville reconnaît que l’expérience qu’il vit, accompagné de son ami Patrick St-Martin, coordonnateur des événements, demeure des plus enrichissantes. Déjà, dans la planification et la préparation d’un tel projet, il y a une foule d’apprentissages. Une fois sur la route, l’aventure prend une nouvelle forme.

«Pour une journée où on a une entrevue dans les médias, on a 30 jours à courir dans le bois. C’est aussi ça le Canada. Il y a tellement de moments de solitudes, mais depuis le départ, on sait qu’on a inspiré des gens. Plusieurs nous suivent et nous envoient des courriels. C’est clair qu’on a un impact. C’est ce qui donne la force de continuer.»

Rendez-vous sur Toujours plus loin pour regarder les vidéos qui relatent le voyage de Sébastien Sasseville.

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