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L’ABC des bonnes manières

Vacarmes intérieurs

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Illustration Benoit Tardif

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La légende veut que certains bruits corporels, notamment ceux qui jaillissent d’un corps humain après un repas, soient l’expression la plus ardente [et la plus odorante!] du contentement. On fait même remonter la joie d’entendre un convive péter et roter jusqu’à notre ancêtre, le bien-aimé Cro-Magnon qui, côté bonnes manières, était cruellement démuni.

La légende veut que certains bruits corporels, notamment ceux qui jaillissent d’un corps humain après un repas, soient l’expression la plus ardente [et la plus odorante!] du contentement. On fait même remonter la joie d’entendre un convive péter et roter jusqu’à notre ancêtre, le bien-aimé Cro-Magnon qui, côté bonnes manières, était cruellement démuni.

Qui a pété? Si vous avez pété, ne faites pas l’innocent. Ressaisissez-vous et excusez-vous. Si vous sentez venir l’orage, éloignez-vous prudemment. Si ce puant vacarme vous enchante, joignez-vous à une association de pétologues qui dispensent d’astucieux conseils. Si ces pets sont fréquents, pensez à éliminer certains aliments.

Le fais-tu exprès? Certains bruits volontaires traduisent un manque de savoir-vivre plutôt qu’un accident passager. Ainsi, on ne doit jamais aspirer le contenu d’une cuillère ni des pâtes longues, même si c’est pour s’amuser. La mastication bruyante n’est pas accidentelle. Conseil de base: on ferme toujours la bouche quand on mange.

Oh! Pardon… Si vous bâillez pour cause d’épuisement, restez à la maison et reposez-vous. Si vous sortez malgré cela, excusez-vous sinon on pourrait croire que vous vous ennuyez. Ayez la bonté de couvrir votre bouche de la main gauche, on ne veut pas compter vos dents.

Ça gargouille! On ne peut rien contre les borborygmes, ces gargouillis d’estomac ou d’intestin, qui orchestrent parfois la digestion. Contentez-vous d’une expression de regret et ne boudez pas ceux que ces bruits ont amusés. Même attitude souriante quand le hoquet vous surprend en public.

À vos souhaits! On a déjà cru que l’éternuement propulsait l’âme par la bouche. Les formules «Dieu vous bénisse!» et «À vos souhaits» devaient prévenir cette fatalité. Quand cela se produit en public, on réprime l’éternuement pour qu’il soit le moins bruyant possible. À table, on se détourne. Dans tous les cas, on place une main devant sa bouche. En cas d’éternuements à répétition, on se retire et on revient seulement après s’être soigneusement savonné les mains.

Va donc te moucher! Vous venez d’éternuer? Vous êtes enrhumé? Allez vite vous moucher, car le reniflement fait partie des bruits désagréables et obsédants. On évite de déployer un mouchoir qui en a vu d’autres. On se mouche à l’écart, méticuleusement. Quand c’est possible, on s’arrête devant un miroir pour voir si tout est OK et on se savonne les mains. Vous toussez? Faites-le prudemment et discrètement. Évitez de postillonner.

Avec la collaboration de Marie-Diane Faucher

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