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L’Espagne et le Portugal en hausse

L’Espagne et le Portugal en hausse

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Mine de rien, les vins espagnols sont en train de se hisser parmi les plus appréciés des Québécois. Étonnant quand même ?
L’Espagne et le Portugal en hausse
Vin plaisir
pour offrir ou se faire plaisir
Barbera d’Alba 2012
Silvio Grasso,
13,5%, Italie
Type : vin rouge
Code : 11580080
Prix : 24,55 $
 
Quel plaisir à boire que ce barbera, droit, frais et digeste, avec cette belle acidité qui le rend si fringant, avec en même temps le fruit qu’il faut. Un vin qui coule de source et que l’on boit à grandes lampées. Un regret : la bouteille se vide à un rythme hallucinant. Sniff !
[ ★★★ | $$$ ]
Les vins
Collaboration spéciale
Mine de rien, les vins espagnols sont en train de se hisser parmi les plus appréciés des Québécois. Étonnant quand même ?

En fait non, quand on y pense. Les vins espagnols, tout comme les vins portugais, offrent un rapport qualité-prix très intéressant.

Et comme les consommateurs sont toujours à la recherche de bonnes affaires, un jour ou l’autre la rencontre était inévitable.

Ainsi, des chiffres fournis par la SAQ indiquent que les vins espagnols arrivent tout de suite après la France, l’Italie et la Californie, en terme de popularité.

En produits réguliers, les ventes se sont accrues de 12 % par rapport à l’année précédente (et de presque 19 % si on se rapporte aux chiffres d’il y a deux ans).

Ces chiffres sont encore plus élevés du côté des vins de spécialité (19 % et près de 28 %).

La progression des vins portugais, en terme de valeurs, est plus grande encore, mais pas en volume puisqu’il se vend deux fois plus de vins espagnols que portugais (normal, le

Portugal produit beaucoup moins de vin que l’Espagne).

Tout ça pour dire que le magazine Cellier du mois d’octobre fait de l’Espagne son thème central.

Voici, parmi les nouveaux arrivages qui ont été libérés ce jeudi, 2 octobre, ceux qui me semblent les plus intéressants.

Blanc
Jb joanginé 2012, Priorat, Buil & Giné (24,95 $): à l’aveugle, car comme d’habitude j’ai dégusté tous les vins à l’aveugle, il me semblait être en riesling, avec ce petit côté «fins minéraux» qui pétrolait un peu, me semblait-il. J’étais complètement dans les patates. Ce vin blanc, qui vient du Priorat, est fait avec du grenache blanc, du macabeo et du pedro ximenes. Nez original, donc, avec aussi un peu de fleurs blanches et des notes de graphites qui viennent renforcer son côté minéral, avec un caractère boisé marqué en fin de bouche, une bouche originale, déstabilisante, très intéressante. Pour amateur averti.
Rouges
Dehesa la Granja 2007, Vino de la Tierra de la Castilla Y Leon (22,90 $): à l’aveugle, bien difficile de dire que ce vin a sept ans d’âge, tellement il fait encore montre de fraîcheur. Touche florale au nez, bouche digeste, avec des petits tannins qui pointent ; un vin de caractère, qui goûte bon le terroir (terroir, comme dans bon produit du terroir).
HC Heredad Candela Monastrell 2012, Yecla, Bodegas Barahonda (25,65 $): nez épicé, avec des notes de camphre et de cerise ; la bouche suit dans le même registre; l’élevage est marqué, le vin est vineux mais, en dépit de ses 14,5 degrés, il a de la fraîcheur. Un vin au caractère très affirmé. Le monastrell (mourvèdre) est un cépage indigène espagnol.
Salmos 2010, Priorat, Miguel Torres (31,25 $): le nez est discret dans un premier temps et s’ouvre sur la rose, les fleurs fanées ; et puis le grenache apparaît, avec son côté épicé ; la bouche est vineuse, mais tonique, élancée et savoureuse ; le profil d’ensemble est élégant et, jusqu’à un certain point, son style tranche avec cette espèce de puissance brute qu’affichent plusieurs vins de cette appellation.
Marques de Murietta 2005 Gran Reserva Limited Edition, Rioja (39,00 $): nez d’abord discret, qui s’ouvre sur des notes boisées et vanillées ; on est ici en plein dans la Rioja traditionnelle ; boisé et vanillé en bouche aussi, certes, mais c’est frais, c’est distingué, c’est bon ; et puis, malgré ses 9 ans d’âge, j’oserais bien en laisser encore quelques-uns dans la cave. À l’œil, de trois à cinq ans facile, je dirais.
Tinto Pesquera 2009 Reserva, Ribera del Duero, Bodegas Alejandro Fernandez (43,50 $): un boisé léger au nez, qui est beaucoup plus appuyé en bouche, avec un côté vanillé très marqué. La matière est dense, la texture est soyeuse, et l’ensemble fait montre de beaucoup de vitalité. Idéalement on le laisse tranquillement s’assagir en cave, et on le goûte à nouveau dans cinq ans.
Dehesa la Granja 2007
Vino de la Tierra de la Castilla Y Leon, Alejandro Fernandez,
14 %, Espagne
Prix : 22,90 $
Code : 928036
[ ★★1/2 | $ $ 1/2 ]
HC Heredad Candela Monastrell 2012
Yecla, Bodegas Barahonda,
14,5 %, Espagne
Prix : 25,65 $
Code : 10910913
[ ★★★ | $ $ $ ]
Jb joanginé 2012
Priorat, Buil & Giné,
14,5 %, Espagne
Prix : 24,95 $
Code : 12298465
[ ★★★ | $ $ $ ]
Salmos 2010
Priorat, Miguel Torres,
13,5 %, Espagne
Prix : 31,25 $
Code : 10857690
[ ★★★1/2 | $ $ $ 1/2 ]
Marques de Murietta 2005
Gran Reserva Limited Edition, Rioja,
14 %, Espagne
Prix : 39 $
Code : 12259554
[ ★★★1/2 | $ $ $ $ ]
Tinto Pesquera 2009 Reserva
Ribera del Duero, Bodegas Alejandro Fernandez,
14 %, Espagne
Prix : 43,50 $
Code : 10273088
[ ★★★1/2 | $ $ $ $ ]
correct
★★
bon
★★★
très bon
★★★★
excellent
★★★★★
exceptionnel
Plus d’étoiles que de dollars : vaut largement son prix.
Autant d’étoiles que de dollars : vaut son prix.
Moins d’étoiles que de dollars : le vin est cher.
www.saq.com
514 254-2020
1 866 873-2020

Mine de rien, les vins espagnols sont en train de se hisser parmi les plus appréciés des Québécois. Étonnant quand même ?

En fait non, quand on y pense. Les vins espagnols, tout comme les vins portugais, offrent un rapport qualité-prix très intéressant.

Et comme les consommateurs sont toujours à la recherche de bonnes affaires, un jour ou l’autre la rencontre était inévitable.

Ainsi, des chiffres fournis par la SAQ indiquent que les vins espagnols arrivent tout de suite après la France, l’Italie et la Californie, en terme de popularité.

En produits réguliers, les ventes se sont accrues de 12 % par rapport à l’année précédente (et de presque 19 % si on se rapporte aux chiffres d’il y a deux ans).

Ces chiffres sont encore plus élevés du côté des vins de spécialité (19 % et près de 28 %).

La progression des vins portugais, en terme de valeurs, est plus grande encore, mais pas en volume puisqu’il se vend deux fois plus de vins espagnols que portugais (normal, le Portugal produit beaucoup moins de vin que l’Espagne).

Tout ça pour dire que le magazine Cellier du mois d’octobre fait de l’Espagne son thème central.

Voici, parmi les nouveaux arrivages qui ont été libérés ce jeudi, 2 octobre, ceux qui me semblent les plus intéressants.

Blanc

► Jb joanginé 2012, Priorat, Buil & Giné (24,95 $): à l’aveugle, car comme d’habitude j’ai dégusté tous les vins à l’aveugle, il me semblait être en riesling, avec ce petit côté «fins minéraux» qui pétrolait un peu, me semblait-il. J’étais complètement dans les patates. Ce vin blanc, qui vient du Priorat, est fait avec du grenache blanc, du macabeo et du pedro ximenes. Nez original, donc, avec aussi un peu de fleurs blanches et des notes de graphites qui viennent renforcer son côté minéral, avec un caractère boisé marqué en fin de bouche, une bouche originale, déstabilisante, très intéressante. Pour amateur averti.

Rouges

► Dehesa la Granja 2007, Vino de la Tierra de la Castilla Y Leon (22,90 $): à l’aveugle, bien difficile de dire que ce vin a sept ans d’âge, tellement il fait encore montre de fraîcheur. Touche florale au nez, bouche digeste, avec des petits tannins qui pointent ; un vin de caractère, qui goûte bon le terroir (terroir, comme dans bon produit du terroir).

► HC Heredad Candela Monastrell 2012, Yecla, Bodegas Barahonda (25,65 $): nez épicé, avec des notes de camphre et de cerise ; la bouche suit dans le même registre; l’élevage est marqué, le vin est vineux mais, en dépit de ses 14,5 degrés, il a de la fraîcheur. Un vin au caractère très affirmé. Le monastrell (mourvèdre) est un cépage indigène espagnol.

► Salmos 2010, Priorat, Miguel Torres (31,25 $): le nez est discret dans un premier temps et s’ouvre sur la rose, les fleurs fanées ; et puis le grenache apparaît, avec son côté épicé ; la bouche est vineuse, mais tonique, élancée et savoureuse ; le profil d’ensemble est élégant et, jusqu’à un certain point, son style tranche avec cette espèce de puissance brute qu’affichent plusieurs vins de cette appellation.

► Marques de Murietta 2005 Gran Reserva Limited Edition, Rioja (39,00 $): nez d’abord discret, qui s’ouvre sur des notes boisées et vanillées ; on est ici en plein dans la Rioja traditionnelle ; boisé et vanillé en bouche aussi, certes, mais c’est frais, c’est distingué, c’est bon ; et puis, malgré ses 9 ans d’âge, j’oserais bien en laisser encore quelques-uns dans la cave. À l’œil, de trois à cinq ans facile, je dirais.

► Tinto Pesquera 2009 Reserva, Ribera del Duero, Bodegas Alejandro Fernandez (43,50 $): un boisé léger au nez, qui est beaucoup plus appuyé en bouche, avec un côté vanillé très marqué. La matière est dense, la texture est soyeuse, et l’ensemble fait montre de beaucoup de vitalité. Idéalement on le laisse tranquillement s’assagir en cave, et on le goûte à nouveau dans cinq ans.

 
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