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Une équipe intrigante

Camp des Canadiens 19 sept
Photo d’Archives Michel Therrien doit mener son équipe aux séries, sans quoi la saison du Canadien sera un échec.

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La une de notre cahier de hockey, inséré dans notre ­édition d’aujourd’hui, est une bonne mise en situation de la prochaine saison du Canadien.

La une de notre cahier de hockey, inséré dans notre ­édition d’aujourd’hui, est une bonne mise en situation de la prochaine saison du Canadien.

Il y a d’abord la photo montrant ­Carey Price et P.K. Subban, devenus les assises de l’équipe. Puis, le titre accrocheur: Tous les espoirs sont permis.

À quel point? me suis-je demandé dans un premier temps.

Peut-être bien, après tout, me suis-je ensuite dit.

Et pourquoi pas? ai-je ajouté.

C’est un titre qui laisse place à l’interprétation que tout un chacun veut en faire.

Confiance acquise

Un sondage effectué pour Le ­Journal par la maison Léger, publié il y a trois semaines, montrait clairement que le Canadien a finalement réussi à regagner la confiance d’une très grande majorité d’amateurs. C’est un grand pas de franchi.

Contrairement à ce qu’on observait depuis bon nombre d’années, les gens ne doutent plus de la capacité du ­Tricolore de prendre part aux séries. L’affaire est dans le sac pour 87 pour cent des personnes qui ont répondu à notre sondage.

Voilà une petite dose de pression ­additionnelle pour Geoff Molson, Marc Bergevin et Michel Therrien, qui ont déclaré à l’unisson lors du tournoi de golf de l’équipe qu’il faut en premier lieu se qualifier pour les séries.

On a beau dire que les compteurs ont été remis à zéro et que les résultats de la saison dernière ne tiennent plus, les 87 pour cent d’amateurs qui voient le Canadien en séries, le printemps prochain, n’accepteront rien de moins, minimum.

Les dirigeants du Tricolore en sont très conscients. L’organisation est sortie du long tunnel dans lequel elle a été engouffrée pendant près d’une vingtaine d’années.

D’un autre côté, personne ne veut trop s’emballer, sauf que cette équipe a un côté intrigant. Intrigant au sens positif, intrigant dans le sens où l’on pourrait voir des choses que l’on croit plus ou moins réalisables.

Tout est ouvert dans l’est

Tant qu’à y être, venons-en à la coupe.

Les avis sont partagés. Les gens qui estiment que le Canadien possède ou non des chances de remporter les grands honneurs cette saison sont divisés également dans une proportion de 42 pour cent, indiquait notre sondage.

Logiquement, la coupe ne défilera pas dans les rues de Montréal, en juin prochain. Mais le Canadien pourrait atteindre la finale.

Absolument!

Car à cet égard, tous les espoirs sont permis pour quelques équipes dans l’Association de l’Est.

Malgré la présence dans leurs rangs de supervedettes telles que Sidney Crosby et Evgeni Malkin et un défenseur de la trempe de Kris Letang, les Penguins ne se sont pas rendus en finale depuis leur conquête de la coupe Stanley, en 2009. Les Bruins forment encore une bonne équipe, mais ils ont perdu de leur lustre.

Les Rangers sont à considérer aussi. Les Capitals pourraient redevenir une équipe de marque si Barry Trotz réussit là où ses prédécesseurs ont manqué leur coup, c’est-à-dire «vendre» un système de jeu à ses joueurs.

Price au sommet

Le Canadien est, quant à lui, en nette progression, tout comme le Lightning qu’il a éliminé au premier tour, le printemps dernier.

Carey Price a atteint son plein potentiel. Il en impose devant le filet. C’était beau de le voir contre les Blackhawks de Chicago, mercredi dernier.

On aurait eu droit à tout un duel entre lui et Henrik Lundqvist s’il n’avait pas été blessé dans le premier match de la finale de l’Est contre les ­Rangers, en mai dernier.

Tout ce qu’il faut souhaiter, c’est qu’il demeure en santé.

 

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