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Nage synchronisée | Coupe du monde

Un exercice de promotion efficace

La compétition acrobatique par équipe comme outil de séduction

Avec les Ukrainiennes et les Mexicaines, les Canadiennes se sont prêtées au jeu de la compétition acrobatique par équipe, hier, question de promouvoir une fois de plus l’entrée de cette discipline aux Jeux olympiques.
Photo Didier Debusschère Avec les Ukrainiennes et les Mexicaines, les Canadiennes se sont prêtées au jeu de la compétition acrobatique par équipe, hier, question de promouvoir une fois de plus l’entrée de cette discipline aux Jeux olympiques.

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«On travaille fort pour se défaire de l’image d’un sport associé seulement au pince-nez et au maquillage.»

«On travaille fort pour se défaire de l’image d’un sport associé seulement au pince-nez et au maquillage.»

La Coupe du monde de nage synchronisée de Québec a persuadé Mario Welsh d’avoir contribué à l’élan, amorcé par Synchro-Canada (SC) aux Jeux olympiques de Londres, voulant promouvoir ce sport d’abord pour ses attributs athlétiques et acrobatiques. Cet exercice de visibilité terminé au Peps de l’Université Laval, hier, deviendra le plus bel héritage qu’il dit léguer à sa sortie comme président de la fédération nationale.

«On n’a pas la même popularité que le hockey, par exemple, alors il faut créer des occasions de se faire voir. Ce n’est pas un réflexe naturel pour des parents que d’amener leurs enfants à ce sport. Si ma propre fille et d’autres nageuses ont voulu pratiquer ce sport, c’est parce qu’elles avaient vu des athlètes comme Sylvie Fréchette», révèle le père de Valérie, membre de l’équipe canadienne aux Jeux de Londres.

D’autres événements souhaités

Depuis les Championnats mondiaux de sports aquatiques de Montréal en 2005, jamais le Québec n’avait reçu une concentration aussi élevée en nage synchronisée. La présence de 17 pays à cet événement a marqué le début d’une cadence que la Fédération canadienne souhaite imposer.

Synchro-Canada doit se donner un rythme dans l’accueil d’événements majeurs ponctuels, selon le président sortant, afin de fournir d’autres occasions de visibilité.

La relève en profite

En organisant le plus important rendez-vous mondial de l’année dans ce sport avant les Jeux panaméricains de Toronto en 2015 et les Olympiques de Rio en 2016, Québec pourrait avoir contribué à cette mode.

Andrée-Anne Côté et Camille Fiola-Dion ont bénéficié à leur façon des retombées de cette Coupe du monde, hier après-midi.

Les papillons dans leur estomac les guidaient sur le bord de la piscine au moment de livrer, pour la dernière fois, le programme libre de duos qu’elles avaient offert à une compétition panaméricaine à Mexico, il y a deux semaines.

C’est en pensant à la relève que les organisateurs ont cru bon de profiter de l’habituel Gala des champions pour donner une tribune à ces deux athlètes du club Synchro-Élite de Québec. «Il n’y a pas de compétitions de ce calibre ici, alors ça nous aide à voir ce qui se fait de meilleur au monde. On n’a pas nécessairement besoin de cette Coupe du monde pour nous convaincre de continuer dans ce sport, mais on comprend mieux ce qu’il faut faire pour arriver à ce niveau», partagent-elles.

 

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