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Maniement d’armes

Les policiers de Montréal sont-ils bien entraînés dans le maniement d’armes?

Les policiers de Montréal sont-ils bien entraînés dans le maniement d’armes?
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La formation des policiers et policières dans le maniement des armes à feu n’est pas compromise selon le maire de Montréal, Denis Coderre, qui est prêt à se rendre devant la Commission des relations de travail.

«On va regarder ce qui en est des formations en salle de tir. Je vais parler avec mon directeur, mais on me dit qu’il n’y aurait pas de problème en matière de formation», a fait savoir M. Coderre.

Plus tôt lundi, la Fraternité des policiers a déposé une demande devant la Commission des relations de travail afin que les policiers puissent s'entraîner correctement au maniement d'armes à feu, et ce, avant le 31 décembre prochain.

Selon le syndicat, les quatre salles de tirs qui leur étaient destinées ont été complètement fermées depuis le début de l'année 2013 en raison d'un problème allégué de contamination par le plomb.

Depuis, seulement deux d'entre elles ont été rouvertes en 2014, et l'une d'elles a même dû être refermée en avril de cette année.

Même si le SPVM prévoyait de trois semaines à trois mois pour décontaminer les salles, certaines sont toujours inaccessibles pour les agents, et ce plus d'un an et demi plus tard.

«La Ville est au courant de cette situation et travaille conjointement avec le SPVM afin de trouver des alternatives pour corriger la situation. D'ailleurs, un comité de coordination a été mis sur place», a indiqué Gonzalo Nunez, relationniste à la division des affaires publiques de la Ville de Montréal.

Le maire de Montréal a aussi tenu à rassurer la population puisque ce dossier n’affecte pas le service à la population.

«Je n’ai pas d’inquiétude quant à la formation des policiers pour le moment. S’il y a des gestes à poser à la suite du passage devant la Commission, on regardera», a indiqué le maire Coderre.

Selon la Fraternité, «le SPVM et la Ville n'ayant prévu aucune alternative à ces fermetures, une majorité de policiers de Montréal ont été privés de toute forme d'entraînement dans le maniement des armes de service à partir de ce moment. La seule mesure pour pallier cette situation est la location d'un champ de tir extérieur à Laval, lequel est très loin de fournir à la demande», peut-on lire dans le communiqué.

Ainsi, le taux de qualification des policiers dans le maniement de leurs armes de service était à la fin de l'année 2013 d'environ 5%. Le SPVM refuse de donner des chiffres plus récents.

Le maire de Montréal voit dans cette demande du syndicat une autre manifestation de la relation tumultueuse entre son président et le directeur du SPVM, Marc Parent.

En mars dernier, la Fraternité a fait parvenir à M. Parent une mise en demeure sommant le corps de police de corriger la situation. En réponse à la mise en demeure, le SPVM a mis en place un plan d'action, qui selon le syndicat «était déjà obsolète et impossible à réaliser, et ce, le jour même de sa production par le SPVM. À la suite de ce constat, le 12 mai 2014, la Fraternité déposait une demande d'intervention à la CSST afin qu'elle émette des avis de correction».

La Fraternité juge que les normes concernant l'entraînement des policiers sont bafouées par la Ville.

Avec la collaboration d'Améli Pineda

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