/entertainment/movies
Navigation
St-Vincent

Melissa McCarthy devient un peu larmoyante

St-Vincent
photo courtoisie

Coup d'oeil sur cet article

TORONTO | L’actrice comique décrit ce qu’elle a ressenti en voyant son nouveau film, St-Vincent, lors du plus récent Festival international du film de Toronto (TIFF), où le public a réservé à l’équipe une ovation enthousiaste.

TORONTO | L’actrice comique décrit ce qu’elle a ressenti en voyant son nouveau film, St-Vincent, lors du plus récent Festival international du film de Toronto (TIFF), où le public a réservé à l’équipe une ovation enthousiaste.

«C’était vraiment incroyable, a dit Melissa McCarthy. J’aime ce film, j’aime tout ce qui le concerne, j’aime le scénario et la façon dont tout le monde a joué ses personnages. Alors, la première fois que vous le regardez avec des spectateurs, vous vous dites: “S’il vous plaît soyez gentils”. J’étais comme une épave pendant le visionnement! Ça continue de me briser le cœur. Ça m’a rendue pleine d’espoir et heureuse quand j’ai quitté la salle, et j’ai pensé: “Voilà pourquoi nous faisons des films”.»

Melissa McCarthy, 43 ans, joue une mère célibataire surmenée, qui se voit forcée de laisser son fils aux bons soins d’un homme grincheux et alcoolo vivant dans la maison voisine. Bill Murray campe cet électron libre qui ose traîner avec lui le petit garçon à des courses de chevaux et dans des bars d’effeuilleuses.

Pour tous ces éléments, St-Vincent est une comédie brillante. C’est aussi plein de commentaires à caractère social sur la vie contemporaine.

Ne pas juger

En tant que mère de deux jeunes filles, Melissa McCarthy admet qu’elle a été au départ désarçonnée par les comportements de son personnage. Comment la Maggie qu’elle interprète peut-elle en effet laisser son fils aux mains d’un maniaque comme Vincent, qui est joué par Bill Murray?

«J’ai été tellement prompte à juger ce personnage… Je n’ai pas pris le temps de penser: “Eh bien, comment pourrait-elle faire autrement?” Quel autre choix a-t-elle?»

L’actrice poursuit: «Ne pas juger, c’est en quelque sorte le propos du film. Ne pas juger un livre par sa couverture. Nous prenons ces décisions rapides et probablement pas vraiment gentilles à propos de tout le monde que nous rencontrons chaque jour, alors que certains peuvent être incroyables.»

Le film a poussé Melissa McCarthy à penser à l’habitude que nous avons tous de juger les gens que nous rencontrons. Et l’habitude que nous avons aussi de cacher cette propension au jugement. «À la fin du tournage, je me disais: “Les gens sont bons!” Et j’aime l’idée que ce soit ce qu’on retienne après avoir vu un film».

Succès

Melissa McCarthy a commencé sa carrière en 1997, quand on l’a vue dans des épisodes de l’émission télé de sa cousine Jenny McCarthy. En 1999, elle faisait une première incursion au grand écran dans Go de Doug Liman. Ensuite, elle s’est fait un nom avec les comédies télé Gilmore Girls et Mike & Molly, avant que sa carrière explose littéralement avec la comédie à succès Bridesmaids, sortie au printemps 2011.

Elle a enchaîné avec Vol d’identité et Un duo d’enfer, tous deux des succès financiers, puis elle a proposé cette année Tammy, film qu’elle a coécrit avec son mari, Ben Falcone. C’est ce dernier qui s’est glissé derrière la caméra pour diriger son épouse ainsi que Susan Sarandon, Kathy Bates et Dan Aykroyd.

L’actrice a remporté un Emmy Award pour son rôle dans Mike & Molly, en plus d’être nommée aux Oscars pour Bridesmaids.

Ce qui l’a changée après cet honneur de l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences? «C’est que je n’avais jamais pensé auparavant que je pouvais dire: “J’ai une idée à propos de quelque chose”, et que quelqu’un répondrait: “Nous pouvons en faire quelque chose de tangible”.»

 

 

Commentaires