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Rien de nouveau

George Harrison
Photo courtoisie

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Initiative de son fils Dhani, les six premiers albums de George Harrison ont été rassemblés: Wonderwall Music, Electronic Music, All Things Must Pass, Living In the Material World, Dark Horse et Extra Texture.

Initiative de son fils Dhani, les six premiers albums de George Harrison ont été rassemblés: Wonderwall Music, Electronic Music, All Things Must Pass, Living In the Material World, Dark Horse et Extra Texture.

Avec le recul, cet exercice donne à penser qu’il a probablement profité le plus de la séparation des Beatles. Il l’avait ouvertement souhaitée, claquant la porte devant la caméra et cynique en signant les documents juridiques qui consacraient la dissolution définitive du groupe. Dans ce contexte, la parution de ses trois premiers projets en solo démontre un esprit curieux, une innocence quasi spirituelle et surtout une indépendance vis-à-vis du processus créatif du duo Lennon-McCartney, qui, selon lui, manifestement piétinait et l’étouffait.

À partir de 1966, les Beatles ont cessé de donner des spectacles, passant la majeure partie de leur temps en studio. D’où des projets parallèles projetant les vastes intérêts musicaux de Harrison:

Wonderwall Music (1968), la trame sonore d’un film à diffusion restreinte, se contentant d’officier, sur un métissage de musique indienne, de pop britannique et d’arrangements à l’occidentale (Microbes). Electronic Sound (1969), deux longues pièces instrumentales où il s’initie devant public à l’utilisation de l’ancêtre des synthétiseurs (le MOOG). Puis son chef-d’œuvre absolu, All Things Must Pass, dont la distribution réunit la crème des musiciens de l’époque et qui est considéré par ses fans comme l’ultime album des Beatles. Axé sur la révolution rock des années 70, All Things Must Pass s’est vendu autant que les albums les plus populaires des Beatles.

Malheureusement, cette compilation n’offre rien de nouveau. Les trois derniers CD sont plus anecdotiques. Bref, l’offre est mince, trop mince. Pour apprécier, on s’en remettra à une écoute aléatoire.

Par ailleurs, des 14 chansons offertes en prime, seulement cinq, y compris une prise alternative de The Inner Light des Beatles, sont offertes pour la première fois. Un collage semblable à celui de Love (Le Cirque du Soleil), de Giles Martin, aurait pu se révéler intéressant pour prendre toute la mesure du seul membre des Beatles toujours partant pour l’aventure et l’improvisation.

Pour les collectionneurs.

 

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