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Alphabétisation : Quand les mots d’espoir s’amenuisent…

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Les dés sont tombés. Force est d’admettre que l’existence de la Fondation pour l’alphabétisation est en sérieux péril en raison d’un contexte d’austérité budgétaire et de manque de financement.

Les dés sont tombés. Force est d’admettre que l’existence de la Fondation pour l’alphabétisation est en sérieux péril en raison d’un contexte d’austérité budgétaire et de manque de financement.

Cette Fondation, qui célèbre cette année ses vingt-cinq ans, a pourtant une mission VITALE au Québec. Celle d’enrayer l’analphabétisme en soutenant les adultes et les enfants afin d’assurer le développement de leur capacité à lire et à écrire pour participer pleinement à la société. Ceci, grâce à des lignes d’écoute et de référence ou encore en stimulant le goût de la lecture et de l’écriture chez des enfants souvent défavorisés par l’entremise de son programme La lecture en cadeau, entre autres.

Quand on ne sait pas écrire le mot analphabète, les conséquences en sont très lourdes dans la vie d’un individu. Un adulte québécois sur cinq ne lit et n’écrit tout simplement PAS. Incluant ce million de Québécois, 50 % de la population en général éprouve de grandes difficultés à comprendre la lecture et l’écriture. Peut-être reconnaissez-vous un parent, un ami?

L’analphabétisme peut entraîner de sérieux problèmes dans le quotidien de la personne qui le vit. Le taux de chômage est de deux à quatre fois plus élevé chez les personnes peu scolarisées et les emplois sont fréquemment moins bien rémunérés.

Il y a également des conséquences dans la gestion de la santé mentale et physique. Souvent, le manque de valorisation de la lecture dans ces familles entraîne la transmission intergénérationnelle de l’analphabétisme.

Droit universel

Savoir lire et écrire constitue un droit universel, non un privilège. La littératie est un enjeu social, économique, culturel et politique pour le développement d’une société saine, équilibrée et démocratique. Il s’agit d’un outil indispensable à la compétitivité des individus et des États dans la nouvelle économie mondiale du savoir et plusieurs postes à pourvoir restent vacants, faute de main-d’œuvre adéquatement formée pour les occuper. La difficulté à comprendre les enjeux de société affaiblit le taux d’engagement communautaire et de participation citoyenne.

La Fondation croit que la lutte à l’analphabétisme devra inévitablement passer par la vaste mobilisation de tous les secteurs de la société, la reconnaissance de l’alphabétisation comme un processus continu, dès le plus jeune âge et tout au long de la vie, l’accompagnement des parents analphabètes et faibles lecteurs comme condition nécessaire à la réussite des enfants et la promotion de la lecture comme outil indispensable dans toutes les sphères de la vie.

Soutien financier

Notre société actuelle peut-elle porter la responsabilité collective de mettre la clé dans la porte d’une fondation qui contribue à nourrir l’avenir du Québec? Réfléchissons. Cette fois-ci, ce ne sont pas seulement avec des mots que nous pourrons agir. De quelle manière? Par notre capacité à maintenir nos actions et nos programmes, ce qui passe IMPÉRATIVEMENT par un soutien financier accru des instances gouvernementales et du secteur privé.

L’analphabétisme est inacceptable en 2014.

Pour que des mots d’espoir continuent à être écrits, pour que nous puissions tout simplement continuer à exister, signez notre demande d’appui en ligne ou faites un don en visitant le site de la Fondation pour l’alphabétisation: www.fondationalphabetisation.org/

 

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