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Études pour les deux roues

Études pour les deux roues
Illustration Benoit Tardif, colagene.com

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Pourquoi chercher des arguments de midi à 14 h lorsqu’on vous demande pourquoi vous circulez à vélo? Citez plutôt les travaux d’un groupe de chercheurs. Saviez-vous que les cyclistes sont plus heureux, plus énergiques, plus concentrés, plus minces et généralement plus en santé? Ce n’est pas moi qui le dit!

Selon une recherche commandée par la British Heart Foundation, les cyclistes sont perçus comme étant 13 % plus intelligents et plus cool que la moyenne. Et 10 % plus charitables. Près du quart des répondants préféreraient sortir avec un cycliste plutôt qu’avec un autre sportif. 63 % d’entre eux avouent même une certaine attirance pour le lycra... Allez, tout le monde en maillot et en cuissards!

De plus, le vélo constituerait le meilleur traitement qui soit contre le stress. C’est en tout cas ce que soutient la Stress Management Society. Il semble même que dans bien des cas, la bicyclette serait aussi (voire plus) efficace que les médicaments. Impressionnant, non?

Plus de pistes cyclables

Alors, pourquoi ne pas aménager davantage de pistes cyclables? Des chercheurs britanniques vous diraient que pareil investissement rapporte, mais qu’il faut faire preuve de patience. Il faudrait compter deux ans avant d’observer des changements dans les habitudes de déplacement des riverains.

Et la sécurité à vélo? Des chercheurs néo-zélandais en sont venus à la conclusion que seules des pistes cyclables séparées pouvaient assurer un environnement sécuritaire aux cyclistes. Selon eux, les villes qui investissent dans ce type d’aménagement réaliseraient des économies importantes à long terme. À Auckland par exemple, chaque dollar investi en ferait économiser 24. En revanche, des infrastructures inadéquates pourraient entraîner une diminution de la pratique du vélo.

À ce sujet, un professeur de l’Université de la Colombie-Britannique a interviewé 690 cyclistes victimes d’accidents à Toronto et à Vancouver. Il a constaté que les risques d’accident sont 10 fois plus élevés sur une rue achalandée que sur une piste cyclable protégée. Les accidents sont plus nombreux là où il y a des travaux, des collines escarpées ou, comme à Toronto, des rails de tramway.

Faut-il en conclure que le vélo des villes est un sport dangereux? Tout dépend du nombre de cyclistes. Une étude menée à l’Université du Colorado démontre en effet que les automobilistes se comportent différemment lorsque leur nombre augmente. À Boulder, au Colorado, on a constaté que la présence quotidienne de plus de 200 cyclistes à une intersection entraîne une baisse significative du nombre d’accidents impliquant des vélos et des automobiles. À Montréal comme à Boulder, les cyclistes, lorsqu’ils sont plus nombreux, sont plus visibles et donc plus en sécurité.

Que répondre à ceux qui hésitent à pédaler dans une ville polluée? Une expérience pour laquelle on a fixé des détecteurs de pollution sur un automobiliste, un usager du transport collectif, un piéton et un cycliste au centre de Londres devrait les rassurer. Jugez-en. Les automobilistes y étaient exposés à un niveau de pollution cinq fois plus élevé que les cyclistes. Et c’est à vélo que l’on se déplaçait le plus rapidement! Enfin, si l’on vous parle d’argent, n’hésitez pas à citer le Michigan Department of Transportation. Cet organisme estime à 668 millions de dollars les retombées économiques annuelles du vélo: vente de vélos, tourisme, réduction des dépenses en matière de santé, baisse de l’absentéisme au travail.

Et vous hésitez encore à enfourcher votre vélo! Une étude...

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