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Cabaret du Mile-End

Le Cabaret fermera ses portes

Un nouveau consortium de producteurs de spectacle prendra la relève l'an prochain

Cabaret du Mile End.
Photo Courtoisie Dans ses cinq années d’existence, le Cabaret du Mile-End aura accueilli plus de 800 spectacles et 180 000 spectateurs.

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Après cinq années d’existence, le Cabaret du Mile-End mettra la clé dans sa porte, le 30 novembre prochain. Mais bonne nouvelle puisque la nouvelle administration continuera d’y présenter des spectacles, dès février, après avoir rénové l’endroit.

L’annonce de la fermeture du Cabaret du Mile-End ne devait pas survenir avant quelques jours encore. Mais un employé de la salle s’est échappé sur les réseaux sociaux et l’information a rapidement fait boule de neige.

Prise de court, la Coopérative de solidarité Le Cabaret du Mile-End a publié un communiqué confirmant la nouvelle, hier. Alors que des rumeurs circulaient quant à la future vocation de l’établissement (certains disaient que l’épicerie PA située juste en dessous allait prendre possession des lieux), on a plutôt appris qu’un consortium de producteurs de spectacles allait gérer la salle.

Salle revampée

«C’est un consortium sérieux, a dit au Journal le président du conseil d’administration de la coopérative, Richard Simard. La salle va rouvrir l’an prochain. Elle va même être revampée et connaître une nouvelle vie. Ce sera encore une salle de spectacles.»

Quels producteurs font partie de ce consortium? Face à cette question, Richard Simard demeure évasif. «Je ne peux rien confirmer, car l’entente n’est pas signée encore. Elle devrait l’être d’ici deux semaines. Ce ne sera pas une mauvaise surprise pour personne.»

Rejoints par Le Journal, evenko, l’Équipe Spectra, Juste pour rire et Pop Montréal ont tous confirmé qu’ils ne faisaient pas partie du consortium.

Du côté de Greenland, qui présentait déjà des spectacles au Cabaret du Mile-End, on n’a pas voulu confirmer ni infirmer la présence de l’entreprise au sein du consortium. On nous a toutefois confirmé qu’elle continuerait de présenter des concerts dans la nouvelle salle.

«Le bateau ne coule pas»

Pour Richard Simard, ce changement de garde «est loin d’être une catastrophe. C’est une décision sage. Ce n’est pas un bateau qui coule à cause d’une mauvaise gestion. Nous ne faisons pas faillite. Nos fournisseurs et nos clients sont tous payés.»

Rencontrée au Cabaret, la directrice des opérations, Valérie Quesnel, a confirmé que la dernière année n’avait pas été facile pour l’organisation. «On avait déjà des petites difficultés et on était rendu à l’étape de trouver de nouvelles sources de financement, dit-elle. Il y avait des rénovations à faire, car l’établissement est vieux. On n’avait pas les reins assez solides.»

En juin dernier, une fusillade faisant un mort était survenue à l’intérieur du

Cabaret du Mile-End. Même si ce tragique épisode n’a pas influencé l’achalandage aux spectacles, Valérie Quesnel reconnaît que cela n’a pas facilité les négociations avec le propriétaire de l’établissement.

«Ça n’a pas dû nous aider dans les négociations pour notre bail qui vient à échéance le 31 décembre. On était aussi rendu à l’étape de renouveler certains prêts et demander du financement. Au niveau des assurances, ça nous aurait aussi causé des problèmes.»

C’est en 1983, avec le Club Soda, que la salle a ouvert ses portes, sur l’avenue du Parc. Après une aventure de quelques années sous le nom de Kola Note, elle est devenue le Cabaret du Mile-End, en 2010.

 

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