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Déontologie

Un policier blâmé pour avoir brusqué une dame de 74 ans

bloc situation police québec SPVQ
Photo Rene Baillargeon / Archives / Agence QMI

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Le comité de déontologie blâme un policier qui n’était pas en service pour avoir utilisé une trop grande force à l’endroit d’une femme de 74 ans qu’il croyait faussement être en état d’ébriété.

Le 7 juillet 2012, le policier de la ville de Québec, Alain B. Latulippe, alors en congé de maladie, revenait d’une fête à Saint-Augustin vers 22 h. Sa conjointe qui conduisait le véhicule, s’inquiète toutefois du comportement d’une automobiliste devant eux qui zigzag sur la route.

Craignant un possible accident, le policier a appelé le 9-1-1 et suivi la voiture jusqu’à ce qu’elle se stationne dans une entrée. Le policier s’est alors approché de la voiture de la dame pour exiger qu’elle lui remette les clés, affirmant qu’elle «est soûle».

La dame a refusé d’ouvrir la portière, mais le policier Latulippe, sans uniforme, a profité d’une fenêtre ouverte pour débarrer les portes et sortir de force la dame.

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La vieille dame s’est donc retrouvée à genoux dans le gravier, en état d’arrestation. Lorsque des amies de la plaignante où elle s’était arrêtée ont voulu lui porter assistance, le policier Latulippe a refusé en criant «laissez là par terre, elle est dangereuse».

Entre temps, les policières contactées par le 9-1-1 sont arrivées sur place, prenant en charge la dame qui a soufflé à 0,04 mg/100 ml, bien en dessous de la limite permise.

Si le comité déontologique croit que le policier était justifié d’intervenir compte tenu de la conduite erratique de la dame, il juge que l’arrestation a été faite avec trop de force. «Il a agi avec trop de hâte et sans beaucoup de discernement», juge-t-il.

Le Comité estime donc que le simple fait de sortir la dame de force de sa voiture constitue un usage immodéré, et imprudent de la force. La plainte d’avoir utilisé «une force plus grande que nécessaire» a été retenue contre Alain B. Latulippe.

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