/news/society
Navigation
Pornographie

Une étudiante étrangère regrette d’avoir tourné quelques scènes

L'étudiante étrangère de 20 ans préfère garder l'anonymat.
Capture d'écran / TVA Nouvelles / Agence QMI L'étudiante étrangère de 20 ans préfère garder l'anonymat.

Coup d'oeil sur cet article

Une jeune femme qui a tourné des films pornographiques pour une maison de production québécoise s'en mord les doigts aujourd'hui. Sa famille qui vit à des milliers de kilomètres les a vus. Et ça la gêne. Le hic c'est que ça lui coûterait des milliers de dollars pour les retirer du web.

Appelons là Angélique. Une étudiante étrangère de 20 ans qui veut garder l'anonymat. Un jour, elle décide de s'inscrire sur un site québécois pour devenir actrice porno. Ses quatre scènes lui ont rapporté 2400 $ selon les termes des contrats présentés par Pegas.

«Je dirais que je suis le genre de personne qui aime beaucoup faire de nouvelles expériences», a-t-elle dit à l’émission J.E..

Il y aurait chaque jour plus de 350 sites pornos mis en ligne. Angélique croyait que ses parents vivant à 8000 kilomètres ne le verraient pas.

«Je n'avais pas confiance de l'impact que ça aurait. Je me suis juste dit qu'un film parmi 50 000 dans le monde, il n'y a pas de chance que quelqu'un tombe sur ça par hasard.»

Évidemment, les vidéos mises en ligne sur le site de Pegas ont voyagé d'un continent à l'autre. Angélique a supplié Pegas de les retirer.

«L'arrangement final c'est que pour les enlever toutes, même celles qui ne sont pas parues, il fallait que je paye un total de 15 000 $.»

Et c'est ici qu'entrent en jeu les données comptables de Pegas qui jettent à terre la pauvre Angélique qui veut retrouver sa vertu.

«La participation des acteurs et des actrices dans une production constitue de 12 à 15 % du coût de la production. Il faut qu'ils soient conscients de ça. L’acteur pense que parce qu’il a reçu une centaine de dollars pour la scène il n’aura qu’à redonner ça et "on va être kif-kif"», a expliqué le propriétaire de Pegas, Nicolas Lafleur.

Dans son contrat, Angelique a cédé son droit à l'image. Un droit encore à définir devant les tribunaux, comme l’explique l’avocat Alain Lecours.

«En fait, le droit à l'image ne peut jamais être cédé définitivement», a-t-il dit.

Par contre, Pegas a le gros bout du bâton, croit l’avocat.

«Si l'utilisation est conforme par rapport au contrat, et que c'est une libre négociation entre deux parties, il (Pegas) peut demander ce qu'il veut», a dit l’avocat.

Angélique a remis autour de 5000 $ à Pegas. Le producteur exige maintenant 10 000 $. Elle refuse d’en donner plus. Pegas a remis de son côté les vidéos en ligne. Elle devra vivre avec cette erreur de jeunesse qui la hantera toute sa vie.

Commentaires