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Bromont Ultra

Une course plus difficile que prévu

Seulement une poignée de coureurs croisent la ligne d’arrivée du 160 km

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C’est au bout de 22 h 9 min que le premier coureur a franchi la ligne d’arrivée du 160 km lors de la première édition du Bromont Ultra, alors que les organisateurs s’attendaient plutôt à un chrono de 18h pour le gagnant. C’est dire à quel point le parcours était difficile.

BROMONT | C’est au bout de 22 h 09 min que le premier coureur a franchi la ligne d’arrivée des 160 km lors de la première édition du Bromont Ultra, alors que les organisateurs s’attendaient plutôt à un chrono de 18 h pour le gagnant. C’est dire à quel point le parcours était difficile.

Le gagnant, Joan Roch, de Longueuil, a mis six heures de plus que son record personnel pour terminer l’épreuve et il a devancé Frédéric Giguère, deuxième, d’un peu plus de deux heures.

«Le parcours était vraiment beaucoup plus difficile que ce que je pensais. La pluie et le froid ne m’ont pas dérangé, mais ç’a été beaucoup plus long que prévu, alors que j’avais bon espoir de le faire en 18 heures», a admis M. Roch.

Il faut dire qu’il s’est perdu à deux reprises et que le parcours était finalement un peu plus long que 160 km, soit environ 165 km selon les estimations du vainqueur. Impossible d’être plus précis, car sa montre GPS a rendu l’âme pendant sa course.

M. Giguère aussi a trouvé le parcours éreintant.

«Il y avait deux sections extrêmement difficiles. Des montées très abruptes et des descentes tout aussi abruptes, avec de la roche. De nuit, on ne pouvait pas accélérer dans les descentes, même si elles étaient faciles, car on ne voyait rien», a-t-il dit.

Quelques blessures

Courir une telle distance est très dur pour le corps des athlètes. M. Roch a été victime de crampes en début de parcours et il savait qu’il aurait les pieds ensanglantés lorsqu’il enlèverait ses espadrilles. M. Giguère s’est blessé à la cheville dans la dernière boucle et il s’attend à une guérison de quelques semaines.

Malgré tout, il n’était pas question d’abandonner.

«Quand ça va mal, ça va vraiment très mal et il faut juste se convaincre que ça va finir par aller mieux. Une bonne partie de la course est psychologique. Courir 160 km, ça laisse des traces», a souligné le vainqueur, qui a également raconté avoir croisé quelques chevreuils, des dindes sauvages, des porcs-épics et même une souris dans les montagnes.


Le Bromont Ultra avait également pour but d’amasser des fonds pour les remettre à des oeuvres de charité. Les premiers chiffres indiquaient qu’au moins 85 000$ avaient été recueillis durant le weekend.

 
 
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