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Hymnes nationaux au Centre Bell

Charles Prévost Linton ne sait toujours pas s'il interprétera les hymnes nationaux au Centre Bell cette année

À la veille du premier match à domicile de la nouvelle saison du Canadien de Montréal, Charles Prévost Linton ne sait toujours pas s’il chantera au Centre Bell cette année

Inauguration de la salle Claude Léveillé au Studio-Théâtre d
Photo d’archives Charles Prévost Linton, qui chante les hymnes nationaux au Centre Bell depuis 12 ans, aurait aimé avoir plus de considération de la part de l’organisation, qui ne lui a toujours pas donné de nouvelles pour la saison 2014-2015.

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Le Canadien de Montréal sera de retour au Centre Bell, demain soir, pour le premier match à domicile de sa nouvelle saison. Mais ce sera sans Charles Prévost Linton, interprète régulier des hymnes nationaux, qui n’a pas reçu d’appel de l’organisation. «J’aurais aimé avoir plus de considération», dit-il.

Le Canadien de Montréal sera de retour au Centre Bell, demain soir, pour le premier match à domicile de sa nouvelle saison. Mais ce sera sans Charles Prévost Linton, interprète régulier des hymnes nationaux, qui n’a pas reçu d’appel de l’organisation. «J’aurais aimé avoir plus de considération», dit-il.

Le printemps dernier, durant les séries éliminatoires, Charles Prévost Linton a été «tassé» par l’organisation pour faire place à la très populaire Ginette Reno. Depuis, le chanteur de 65 ans ronge son frein, lui qui n’a plus été contacté par l’équipe. «Je n’ai reçu aucun téléphone de la part du Canadien pour la nouvelle saison, dit-il. Je suis dans le noir. Je trouve ça étonnant parce que je recevais toujours un appel une semaine ou deux avant le début de la saison.»

Publicité dérangeante ?

En février dernier, à l’occasion des Jeux olympiques de Sotchi, Charles Prévost Linton a participé à une publicité pour la compagnie de bière Budweiser, grand compétiteur de Molson, le propriétaire du Canadien. Se pourrait-il que le chanteur ait été écarté pour cette raison?

«Absolument pas, répond-il. Je suis sûr que ça n’a eu aucun incident. On ne m’a jamais demandé quoi que ce soit au niveau de l’exclusivité. Oui, c’était une publicité pour Budweiser, mais pour moi ça représentait de chanter l’hymne national pendant les Olympiques.»

«De toute façon, je ne travaille pas pour Molson, mais pour la compagnie des Canadiens de Montréal, poursuit-il. Je ne travaille pas pour un produit. Si on avait voulu que je fasse attention à ce genre de choses là, on me l’aurait dit. Et personne ne m’en a parlé depuis. Je trouverais ça mesquin si ça avait eu une incidence.»

Du côté du Canadien, le porte-parole, Donald Beauchamp, mentionne qu’il n’était pas au courant de cette publicité de Budweiser. «Charles Prévost Linton a chanté jusqu’à la fin de la saison, l’an dernier, rappelle-t-il. Il a même chanté en mars et avril. À ma connaissance, il fait encore partie des plans pour la nouvelle saison.»

Au Centre Bell Depuis 12 ans

Chanteur pigiste, Charles Prévost Linton ne faisait pas partie officiellement de l’organisation du Canadien, lui qui bénéficiait plutôt d’une entente verbale depuis 12 ans avec le club.

Lors des quatre ou cinq dernières saisons, il interprétait les hymnes nationaux pour la grande majorité des parties du Tricolore à domicile. Sur 41 rencontres en saison régulière, il ne cédait ainsi sa place que pour quelques occasions spéciales.

«On m’avait dit qu’on trouvait que de faire chanter toutes sortes de personnes ne fonctionnait pas toujours bien, que ça manquait de professionnalisme», dit-il.

« Un bon coup de marketing »

Quand on lui a annoncé que ses services n’allaient pas être nécessaires, pour les séries du printemps dernier, Charles Prévost Linton a compris la décision de l’organisation. «C’était un bon coup de marketing qui a bien réussi, dit-il. Ginette Reno est une institution, un monument au Québec.»

Même s’il ne ressent pas d’amertume d’avoir ainsi été mis de côté par le Canadien, au profit de Mme Reno, Charles Prévost Linton ajoute qu’il aurait aimé avoir plus de considération de la part de l’organisation. «On ne m’a jamais fait sentir que je faisais partie de la grande famille. Pourtant, auprès du public, je suis “le gars”, je fais un peu partie de l’équipe, pour eux.»

 
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