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Mike Ward

Végétarien et complexé par son poids

Mike Ward
Photo Le Journal de Montréal, Chantal Poirier

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Dans le milieu de l’humour depuis une vingtaine d’années, Mike Ward conserve encore une image de mouton noir auprès d’une partie du grand public. Le Journal vous présente huit faces cachées du comique qui n’a jamais eu peur de choquer.

Dans le milieu de l’humour depuis une vingtaine d’années, Mike Ward conserve encore une image de mouton noir auprès d’une partie du grand public. Le Journal vous présente huit faces cachées du comique qui n’a jamais eu peur de choquer.

1. Il est végétarien depuis un an

L’an dernier, à l’âge de 40 ans, Mike Ward a décidé de faire un changement radical dans son alimentation en devenant végétarien. «Ça faisait longtemps que je ne mangeais plus de cochon, parce que j’avais entendu dire que c’était plus intelligent que le chien. Je m’étais donc dit que j’allais juste manger des animaux stupides, comme des dindes, des poules ou des poissons. Mais chaque fois que je mangeais du bœuf, je pensais juste à la vache, même chose avec le poulet. J’ai alors décidé de tout arrêter.»
 
«Au début, j’ai arrêté tout produit animalier, mais c’était impossible avec la tournée en région. Je me suis aussi mis à engraisser parce que je mangeais tout le temps “pain, pâtes, patates”. Pour être un vrai vegan (végétalien), il faudrait que j’arrête de faire des shows et que je déménage dans le Mile-End!»
 
2. Il aide souvent les itinérants
 
Quand il voit quelqu’un dans la misère­­, Mike Ward n’hésite pas à l’aider. L’humoriste garde d’ailleurs toujours dans sa voiture une petite boîte de gâteaux demi-lune pour donner aux sans-abri. «Ça ne fond pas au soleil vu qu’il n’y a pas de chocolat, explique-t-il. Et à chaque feu rouge, s’il y a des quêteux, je leur donne de l’argent. Je me dis que j’ai été chanceux, dans mes années difficiles, d’avoir un père et une mère qui m’ont aidé. Mais il y a des gens qui n’ont personne pour les aider quand une période plus dure arrive et ils se ramassent dans la rue.»
 
3. Il est diabétique depuis l’âge de 11 ans
 
«Quand je suis devenu diabétique, on m’a dit que j’allais­­ mourir à 50 ans. Dans le temps, ce n’était pas contrôlé comme aujourd’hui. J’ai le diabète de type 1, qui fait que ton pancréas ne fournit pas d’insuline. C’est génétique.»
 
Pourquoi n’a-t-il pas voulu s’impliquer auprès d’un organisme­­ qui s’occupe de cette maladie? «Parce qu’il y a mille maladies qui sont pires que ça, répond-il. Ce n’est pas un cancer du cerveau ou une paralysie. Aujourd’hui, un enfant qui devient diabétique a presque la même espérance­­ de vie qu’une personne qui ne l’a pas.» 
 
4. Il ne supporte pas l’alcool fort
 
De son propre aveu, Mike Ward aime beaucoup la bière­­. II mentionne d’ailleurs avoir l’habitude de boire deux bières avant de monter sur scène, «car ça me rend relaxe».
 
Par contre, il dit faire des black-out à chaque fois qu’il prend des shooters de fort. «Ça fait quelques années que j’ai arrêté d’en prendre, car je perdais le contrôle. Mais le problème, c’est que dès que j’allais dans un bar, tout le monde voulait me payer des shooters. Je m’obstinais avec eux pour ne pas en prendre et ils étaient presque fâchés. J’ai donc dû arrêter de sortir dans des endroits où l’on risque de m’en offrir.»
 
5. Il est en couple depuis 16 ans
 
Même s’il peut parfois projeter l’image du mauvais garçon de l’humour, Mike Ward se plaît très bien dans sa petite vie de banlieusard avec sa copine depuis 16 ans, Mary-Chantal Bertrand­­.
 
«Je dis souvent que je ne la trompe pas parce que je n’ai pas le goût d’en décevoir une nouvelle (rires). Les filles disent souvent qu’elles recherchent des gars qui ont un sens de l’humour et c’est vrai. Un gars ordinaire qui est drôle devient­­ un semi-beau gars.»
 
Il y a quelques années, pour l’anniversaire de sa blonde, Mike lui a acheté un condo en Floride. «Nous essayons d’y aller un mois par année, en hiver. C’est tout près d’Orlando et il y a un “comedy club” juste à côté où je vais jouer. Comme ça, quand je reviens au Québec, je ne suis pas rouillé.»

6. Il regrette d’avoir fait Piment Fort

Dans les années 1990, Mike Ward s’est fait connaître par plusieurs en participant à l’émission Piment Fort. Même si son passage avait été remarqué, l’humoriste n’en garde pas de bons souvenirs.

«C’était mauvais en tabarnak. J’ai souvent fait du name dropping dans mes spectacles (rire des célébrités), mais là c’était facile: “Ginette Reno est grosse, Kathleen est cheap, Jean Leloup est tout le temps gelé”. On n’écrivait pas nos blagues et il fallait faire comme si c’était improvisé. Pierre Légaré m’avait donné un truc, quand je n’assumais vraiment pas une joke que je devais faire. Je faisais semblant de lire discrètement le carton et je m’organisais pour qu’il tombe par terre. Je pouvais alors faire ma propre blague.»
 
7. Il est complexé par son poids
 
Mike Ward affirme être tellement complexé par son apparence qu’il refuse de se mettre torse­­ nu en public. «Avant je n’étais pas complexé, mais à force de me faire traiter de “gros tas de merde” sur Facebook, ç’a commencé.»
 
«Je ne sais pas si c’est parce que je fais de l’humour trash, mais on dirait que les gens sont trop à l’aise avec moi. Ils vont m’arrêter et faire­­: t’as engraissé? Ils pensent que c’est cool de dire ça, mais ce n’est jamais bon à dire. Peut-être que dans les années 1600, c’était bien, car ça voulait dire que tu avais de l’argent, mais là ce n’est pas cool.»
 
«Le pire, c’est que je fais attention à ce que je mange. Je devrais peser 80 livres! Je ne mange pas beaucoup et je fais attention. Mais je bois de l’alcool et je ne bouge pas. C’est rare être “Monsieur Olympia” quand tu ne bouges pas!»
 
«Avant d’être diabétique, j’étais sportif. Quand je le suis devenu, mes parents voulaient que je continue à faire du sport. Mais je faisais tout le temps des baisses de sucre. Je jouais au soccer et je courais avec des Caramilk et des jus d’orange dans les poches. J’ai décidé d’arrêter. J’aimais mieux être le gars drôle que le gars sportif.»
 
8. Il a reçu deux mises en demeure pour Mike Ward s’expose
 
Dans son spectacle précédent, Mike Ward faisait un numéro où il s’attaquait aux intouchables du milieu artistique. L’humoriste avait alors écorché plusieurs célébrités, dont Céline Dion et René Angélil. «Je sais que le fils de René est venu voir mon spectacle et qu’ils ont eu un meeting à Las Vegas pour voir ce qu’ils pouvaient faire. Mais à la fin de mon gag sur eux, dans le spectacle, je disais: “si je n’ai pas une mise en demeure après ça, ce n’est pas parce que je n’ai pas essayé”. Tu ne peux pas amener un gars en cour après ça.»
 
L’humoriste a toutefois reçu deux mises en demeure d’autres person­nalités dont il ne peut parler, car les procédures sont encore en cours. «Au début de la tournée, je m’étais informé pour savoir qui était le meilleur avocat pour la liberté d’expression au Canada, et c’est Julius Grey. On l’a engagé et il est vraiment bon. Dans mon nouveau spectacle, c’est impossible que je reçoive des mises en demeure, car je ne nomme personne... à part Claude Dubois!»
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