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Les « anti-tout »

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Les «anti-tout» ont ouvert d’autres fronts dans leur guerre au développement économique du Québec: le transport et l’entreposage des produits pétroliers.

Les «anti-tout» ont ouvert d’autres fronts dans leur guerre au développement économique du Québec: le transport et l’entreposage des produits pétroliers.

À Sorel-Tracy, on proteste contre l’accostage de superpétroliers au quai local, de crainte de menacer l’écosystème du lac Saint-Pierre, en raison de l’absence d’un plan d’intervention. Le maire devrait plutôt s’activer à ce qu’il soit développé le plus rapidement possible et non à stimuler les opposants patentés.

Des superpétroliers d’une capacité maximale d’un million de barils déchargent à l’année longue leurs réservoirs de pétrole au quai de la raffinerie Jean-Gaulin, propriété d’Énergie Valero, à Lévis, mieux connue sous le nom d’Ultramar. Cette raffinerie a une capacité de traitement de 265 000 barils par jour. Aucun incident écologique important ne s’y est produit depuis son ouverture en 1971.

Gros-Cacouna

À Cacouna, dans le Bas-Saint-Laurent, où TransCanada procède à de simples forages exploratoires en vue de la construction d’un terminal maritime, 2500 manifestants, dont l’ex-ministre des Ressources naturelles et candidate à la direction du PQ, Martine Ouellet, et l’ex-carré rouge radical Gabriel Nadeau-Dubois, sont sortis de Montréal en fin de semaine dernière pour aller y réclamer l’interdiction définitive de tous les travaux, pour préserver la tranquillité des… bélugas.

Le terminal en question s’inscrit dans le cadre d’un projet de pipeline de 4600 km, l’oléoduc Énergie Est, de plusieurs milliards de dollars, qui transporterait 1,1 million de barils de pétrole brut par jour de l’Alberta et de la Saskatchewan jusqu’au Québec.

Le terminal de Cacouna créerait pourtant 200 emplois permanents bien rémunérés après construction et des milliers directs et indirects durant la construction. Le taux de chômage est présentement de 9,9 % dans cette région alors que le taux moyen pour l’ensemble du Québec était de 7,6 % en septembre.

TransCanada et le ministère de l’Environnement ont sans doute fait quelques coches mal taillées dans ce dossier puisque la Cour supérieure a suspendu les forages pour quelques jours, mais faut-il jeter le bébé avec l’eau du bain?

Les bélugas qui habitent le Saint-Laurent depuis la fonte des glaciers ne cesseront pas de se reproduire en raison de la construction d’un terminal maritime. Ils se font harceler depuis quelques décennies par des Rambo de l’industrie touristique qui vendent des forfaits d’observation des baleines.

Derrière la protection d’une espèce menacée brandie par des environnementalistes pour ennoblir leur combat, se cache une lutte d’arrière-garde contre l’utilisation des produits pétroliers, à plus forte raison s’ils proviennent de l’Ouest canadien qui nourrit pourtant le Québec par la péréquation, et toute exploitation des ressources naturelles.

Ce sont toujours les mêmes activistes qui se sont opposés à l’exploitation du gaz de schiste; au projet de terminal méthanier Rabaska à Lévis, aux forages exploratoires à Anticosti, à tout projet de barrage hydroélectrique, tout en faisant par contre la promotion de l’électrification du transport en commun, mais à partir de l’énergie des éoliennes!

Concilier les missions

La dépendance du pétrole demeurera pour de nombreuses années encore. Nous n’avons d’autre choix que de concilier son transport et son entreposage, dans le respect des plus hautes normes de sécurité pour la population avec la protection de notre environnement. Un peu de pragmatisme svp.

 

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