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Hollande dans la mire des syndicats

La coalition pour la libre négociation compte capitaliser lors du passage du président français au Québec

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Photo AFP François Hollande, Président de la France

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Le passage de François Hollande à Québec et à Montréal, dans deux semaines, risque d’être fort mouvementé. Se disant «en guérilla» contre le projet de loi 3 sur les régimes de retraite, la Coalition syndicale pour la libre négociation (CSLN) promet que les syndiqués municipaux seront «très présents» au moment de la visite d’État du président français.

«Le gouvernement libéral majoritaire est en train de “câlisser” le bordel en faisant passer une loi anticonstitutionnelle, s’est indigné le porte-parole de la Coalition, Marc Ranger. On lui dit qu’il nous aura dans la face et qu’il ne dormira pas en paix, que ce soit pour une visite internationale ou pour des conférences de presse annonçant l’ouverture d’une piste cyclable.»

Le déplacement de M. Hollande au Canada et au Québec aura lieu du 2 au 4 novembre. Le chef d’État sera à Québec le 3 novembre et finira son périple dans la métropole le lendemain.

Interrogé quant aux détails de la présence syndicale annoncée, M. Ranger a indiqué qu’il ne voulait pas révéler «la nature des activités» syndicales prévues. Le Consulat général de France à Québec n’a pas voulu émettre de commentaires.

Vote

À l’instar des cols blancs, les cols bleus de la ville de Québec voteront le 27 octobre pour décider du principe et de la forme de leur participation au «grand dérangement de 24 heures» qui sera bientôt mis sur pied par la CSLN.

Daniel Simard, chef syndical des employés manuels, admet que la mobilisation à Québec est «moins visible qu’à Montréal». «On a du travail pour expliquer à quel point ce projet de loi constitue du vol», a-t-il ajouté. M. Simard prédit d’ailleurs que «ça peut brasser cet automne», car le gouvernement du Québec «est parti par la droite de façon bien trop raide».

Les cols blancs de la ville de Québec vont également voter le 29 octobre pour décider de la meilleure façon de participer au mouvement.

Actions

La Coalition entend intensifier ses actions pour protester contre le texte du ministre Moreau, dont l’adoption est prévue d’ici la fin de l’année. Le «grand dérangement» pourrait avoir lieu en novembre, selon un des scénarios envisagés par les leaders syndicaux. La CSLN affirme que 80 % des syndicats qu’elle réunit ont d’ores et déjà obtenu des mandats de grève.

«On va faire tout ce qu’il faut pour que ça se fasse de façon correcte, mais bien sûr que ça va déranger. On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs», a fait remarquer Marc Ranger.

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