/lifestyle/psycho
Navigation
couples

Réagir au stress

Arguing Couple
illustration fotolia

Coup d'oeil sur cet article

Selon Virginia Satir, spécialiste en thérapie familiale, nous réagissons au stress selon les cinq schémas ci-dessous. Comme c’est la thérapie familiale qui a donné naissance à la thérapie conjugale, les cinq schémas qui suivent se retrouvent aussi dans les dynamiques conjugales.

Selon Virginia Satir, spécialiste en thérapie familiale, nous réagissons au stress selon les cinq schémas ci-dessous. Comme c’est la thérapie familiale qui a donné naissance à la thérapie conjugale, les cinq schémas qui suivent se retrouvent aussi dans les dynamiques conjugales.

Le blâmeur-accusateur

1 Ce n’est ni plus ni moins qu’un tyran qui recherche les erreurs de l’autre, qui critique continuellement. Il généralise (toujours, jamais) et exige: «Tu dois, il faut, fais ceci...». Son but est que vous le considériez comme puissant et fort.

Il trouve facilement les points faibles et sensibles de son partenaire. Il intimide, nie sa responsabilité et ne s’excuse jamais. Il élève la voix, pointe un doigt accusateur et n’hésite pas à exprimer sa colère.

En fait, le blâmeur n’a pas une haute estime de lui-même, ne se sent généralement pas très aimé et se met en colère lorsqu’il n’obtient pas ce qu’il veut. «Regardez ce que vous m’avez fait». Ils réussissent bien avec le Suppliant.

Le suppliant

2 Il dit oui à tout. Il veut que l’autre soit heureux, achète la paix et accepte tous les blâmes de son partenaire même si ceux-ci le dévalorisent. Il veut plaire à tout le monde en leur laissant tout le pouvoir et refoule ses sentiments. Il peut même mentir.

Il ne veut surtout pas heurter les autres et utilise le conditionnel: «Si vous le voulez bien... Si je ne vous dérange pas... Si possible... C’est de ma faute si vous êtes en colère... Pardonnez-moi...»

En fait, le suppliant est submergé d’émotions, se dévalorise et peine à s’affirmer et à confronter la colère des autres. Il survit en se soumettant.

Le distrayant

3 Stressé, le distrayant change le sujet de conversation et fait des remarques et des commentaires hors propos. Il refuse d’être confronté en disant qu’il n’est pas concerné. Il ne veut surtout pas montrer sa faiblesse et sa responsabilité.

Il est difficile de cerner un problème avec un distrayant, car il détourne le sujet ou le minimise: «Où est le problème?... Tout le monde s’en fout...» Il blague, est hyperactif, instable, évite le contact visuel. Il fait deux choses à la fois.

En fait, la stratégie du distrayant est la fuite pour ne pas avoir à connecter ses ressentis.

Le rationnel

4 Il apparaît comme super raisonnable, oriente l’attention de l’autre sur les faits plutôt que sur les ressentis émotionnels. Il apparaît calme, réfléchi, zen et, parfois, froid, distant, non émotif.

Il se détourne de ses émotions en montant son érudition et sa logique. «Qu’est-ce qui vous fait dire que je vais mal?... Je ne vais pas du tout mal...» Il parle sur un ton monocorde, avec un visage sans expression, souvent les mains ou les bras croisés.

En fait, il est souvent sidéré, incapable de contacter et d’exprimer ses émotions en utilisant la rationalité comme moyen de contrôle.

Le niveleur

5 Le niveleur recherche le contact avec l’autre, contrairement aux quatre premiers qui ont plus ou moins peur de l’intimité. Il est suffisamment flexible pour utiliser, si besoin est, l’aspect positif des quatre catégories de réactions ci-dessus.

En fait, il est congruent, bien centré, capable de relativiser et de s’affirmer sans rejet de l’autre. Ses gestes confirment ses paroles. Le stress, loin de le paralyser, le stimule.

La personne saine

6 La personne saine considère son partenaire à son égal. Elle est confiante, honnête et ouverte à l’autre. La communication est facile et amusante. Elle soutient son partenaire avec lequel elle développe des rituels conjugaux.

Elle prend la responsabilité à 100 % de son couple et respecte l’espace privé de son partenaire. Elle dit: «Je suis OK, tu es OK, nous sommes OK».

 

Commentaires