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Congédiement | Brébeuf

Jacqueline Laurent-Auger a été congédiée pour des films coquins pas si osés

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Les films semi-érotiques dans lesquels Jacqueline Laurent-Auger a joués il y a 40 ans n’ont rien de choquant. Les deux productions que Le Journal a visionnées seraient probablement classées «13 ans et plus» si elles devaient être diffusés au petit écran, aujourd’hui.

Les films semi-érotiques dans lesquels Jacqueline Laurent-Auger a joués il y a 40 ans n’ont rien de choquant. Les deux productions que Le Journal a visionnées seraient probablement classées «13 ans et plus» si elles devaient être diffusés au petit écran, aujourd’hui.

La filmographie de Jacqueline Laurent-Auger, cette professeure de théâtre récemment renvoyée du collège Jean-de-Brébeuf, renferme plusieurs productions coquines tournées en Europe dans les années 1970 (Un couple, parmi tant d’autres... mais si pervers, Serre-moi contre toi, j’ai besoin de caresses, Le plumard en folie).

En navigant sur la toile, nous avons pu, en quelques minutes seulement, tomber sur le «streaming» complet du film Le Journal intime d’une nymphomane, sur le site eroticage.net.

Peu explicites

Ce long métrage de 86 minutes, sorti en 1973, comprend quelques scènes de nudité, mais ce n’est qu’à la moitié du film que nous apercevons Jacqueline Laurent-Auger dans son plus simple appareil. Elle est alors nue dans un lit, seule. À la toute fin du film, on la voit de nouveau nue, dans une scène de lit avec une femme. Encore là, la séquence n’est aucunement explicite et à peine érotique.

Dans La Bonzesse, Jacqueline Laurent-Auger peut être vue dans une scène de ménage à trois, avec un homme et une femme. Cette séquence se veut plus suggestive que le film précédent, même si elle ne dure que quelques secondes. Cette comédie de François Jouffa, tournée en 1974, renferme toutefois quelques scènes plus explicites, pour un public averti, mais aucune ne comprend l’actrice québécoise.

Mis à part ces rares scènes plus osées, les deux longs métrages cadrent assez bien avec le cinéma de l’époque, où l’émancipation de la femme était très forte et que la nudité n’était pas un problème à l’écran.

Mises en garde

«J'ai été renvoyée d'une façon tellement cruelle le 1er juillet dernier, a dit Mme Laurent-Auger, au Journal. À 73 ans, pour des films tournés il y a 40 à 50 ans... Je leur ai demandé: avez-vous quelque chose d'autre à me reprocher? On m'a dit non. Est-ce que c'est parce que j'ai 73 ans? On m'a répondu non. Alors là j'ai totalement éclaté de rire et je leur ai dit: excusez-moi mais ça ne va pas!»

Dans les années 1970, à une époque où le web n’existait pas encore, on mesurait probablement moins les conséquences à long terme de jouer nu dans un film. «Aujourd’hui, avec l’internet, on ne peut pas avoir le contrôle sur tout, dit Nicolas Lafleur, président des Productions Pegas, compagnie de production de films pour adultes. Avant de tourner avec nos acteurs, on leur fait plusieurs mises en garde en leur disant que ce sont peut-être des films qu’ils vont regretter plus tard. Il faut qu’ils en soient conscients.»


L’image du film Le Journal intime d’une nymphomane, ci-dessous, est une capture d’écran du site eroticage.net. Le film a été réalisé par Jesús Franco et produit par Robert de Nesle, en 1973.

 

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