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Un recours collectif contre la LCH?

Ice Dog Sam Berg at practice at the Jack Gatecliff Arena on Tuesday Sept. 10, 2013.   Julie Jocsak/ St. Catharines Standard/ QMI Agency
Photo Julie Jocsak / Agence QMI Ci-contre, Sam Berg à l'époque où il jouait dans la Ligue de l'Ontario.

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TORONTO – La Ligue canadienne de hockey (LCH) pourrait devoir se défendre devant le tribunal au cours des prochains mois, car une demande de recours collectif de 180 millions $ a été déposée contre elle à la Cour de l’Ontario, lundi.

D’après le quotidien «Toronto Star» qui a diffusé certains extraits de la requête dont le plaignant principal est Sam Berg, 18 ans, les avocats de la partie demanderesse estiment que les trois circuits de niveau junior au pays, soit ceux du Québec, de l’Ontario et de l’Ouest, ne respectent pas les lois provinciales relatives au salaire minimum. Un juge devra décider sous peu si la cause pourra être débattue.

Les représentants juridiques de la poursuite croient que les équipes de la LCH ont «comploté» pour forcer les jeunes hockeyeurs à signer des contrats non conformes. Certains d’entre eux auraient touché aussi peu que 35 $ par semaine pour les entraînements, les matchs et les voyages.

«Elles ont agi de concert et savaient que le fait de demander aux joueurs de parapher de telles ententes étaient illégales. Ce comportement fut disgracieux, inacceptable et imprudent quant aux droits des athlètes concernés», a indiqué le document remis à la Cour.

«Je pense que nous avons un gros dossier en raison du traitement réservé aux joueurs, a affirmé Sam Berg, le fils de l’ex-attaquant des Maple Leafs de Toronto Bill Berg. Je veux seulement aider. J’étais dans cette situation quand je jouais et j’aurais apprécié qu’il y ait quelqu’un pour moi à cette époque.»

Pour leur part, les dirigeants des organisations visées ont rapidement réagi.

«La LCH, nos ligues et nos équipes membres se défendront vigoureusement dans ce processus qui aura un effet négatif, non seulement sur le hockey au Canada, mais aussi pour l’ensemble du sport où les athlètes étudiants amateurs sont engagés», ont-ils déclaré dans un communiqué émis en après-midi.

Un passé douteux

Par ailleurs, la LCH a également mentionné que la famille Gumbley serait derrière ce nouveau processus judiciaire. Or, Randy Gumbley a déjà été reconnu coupable de fraude et a été longtemps soupçonné d’avoir voulu créer une association des joueurs au niveau junior (l’AJLCH).

«De récentes communications et des publications dans les médias sociaux de Glenn Gumbley, de l’AJLCH, nous portent à croire que les Gumbley sont toujours activement impliqués en marge du hockey junior au Canada et par l’entremise de cette poursuite. La LCH émettra d’autres avertissements à nos joueurs et à leurs parents, les prévenant à propos de cette famille», a ajouté la LCH.

En 2012, certains avaient accusé Randy Gumbley d’utiliser le pseudonyme de Derek Clarke pour agir à titre de porte-parole de l’AJLCH. Le groupe a eu Georges Laraque comme premier directeur exécutif en 2012 avant que celui-ci ne se dissocie de l’association.

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