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Shailene Woodley

Une étoile montante

Divergente
Photo Courtoisie

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À 22 ans, Shailene Woodley, belle et brillante, est sur le point d’atteindre la ­célébrité. Mais rien ne lui fera renoncer à sa chemise en flanelle ni à ses idéaux très terre-à-terre.

NEW YORK | À 22 ans, Shailene Woodley, belle et brillante, est sur le point d’atteindre la ­célébrité. Mais rien ne lui fera renoncer à sa chemise en flanelle ni à ses idéaux très terre-à-terre.

Préoccupée par les grandes questions environnementales, Woodley crée elle-même ses produits de beauté et va chercher son eau potable en montagne. Or, elle n’a pas l’intention d’imposer quoi que ce soit à quiconque et ne fait la morale à personne.

Conformément à la rumeur, l’actrice nous fait l’accolade lors de la première rencontre. Aussi «hippy» que ce geste puisse paraître, il calme le jeu et met la table à une entrevue dans une ambiance bon enfant. Woodley placote des avantages à magasiner dans les friperies et se désole de voir se détériorer ses bottes de pluie obtenues de seconde main il y a quatre ans.

«C’est comme gaspiller une bonne paire de chaussures parce qu’une pièce est abîmée. Vous savez, nous possédons tous un tas de trucs», ajoute-t-elle.

Woodley, qu’on verra dans le film White Bird in a Blizzard aux côtés d’Eva Green, a fait très jeune son entrée dans le métier, mais c’est sa prestation dans Les descendants avec George Clooney, en 2011, qui l’a propulsée à l’avant-scène.

Auparavant, on avait pu la voir dans des téléséries comme The O.C., Crossing Jordan et The Secret Life of The American Teenager. Depuis, on a pu admirer l’étendue de son talent dans The Spectacular Now, Nos étoiles contraires et le succès jeunesse Divergence.

L’actrice ne se laisse pas dérouter par les acteurs avec qui elle partage la vedette ni par les réalisateurs qui la dirigent.

«Je suis davantage intimidée par le côté mode de l’industrie, dit-elle dans un rire timide. C’est comme une langue que je ne comprends pas! Je me sens parfois comme un cintre, ce qui n’est pas ­naturel pour moi. Je ne veux jamais abdiquer au dictat de la mode.»

Chanceuse

Enfant, l’actrice n’avait pas froid aux yeux. «En auditions, j’aimais être rejetée, ce qui peut sembler un peu fou. Mais j’aimais qu’on me dise “non” parce que ça nous arrive tellement de fois avant d’entendre un “oui”… Alors j’aimais pratiquer et mettre tous mes efforts à devenir meilleure, pour finalement obtenir ce “oui” attendu, cette reconnaissance bien méritée. Puis le temps de bosser dur ­revient. J’adore tout le processus!»

Sa vie n’a pas tellement changé ­depuis qu’elle évolue au grand écran. «L’un des seuls changements, c’est quand je sors; quelques personnes de plus me reconnaissent sur la rue.»

Sa carrière a avancé lentement, mais sûrement. Il aura fallu 13 ans avant qu’elle débarque au grand écran. «Si j’étais devenue célèbre en une nuit, je ne serais pas une actrice, a dit Woodley, parce que les excès qui viennent avec les grosses productions seraient beaucoup trop lourds sur mes épaules.»

Or, elle ne changerait pas de métier pour tout l’or du monde. «C’est tellement plaisant! Et je ne le ferais pas si ça ne valait pas la peine. C’est tellement un honneur de me trouver sur un plateau de tournage. Je suis comme un peintre. C’est ce que j’aime faire et je vis de mon art. Je suis tellement chanceuse», conclut Woodley.

 
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