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Ottawa | Michael Zehaf-Bibeau

Ottawa : «Nous sommes désolés» -Susan Bibeau

Michael Zehaf-Bibeau
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La mère de l'auteur présumé de l'attentat qui a coûté la vie au militaire Nathan Cirillo, hier, à Ottawa, s'est dite désolée pour les victimes.

À l’Associated Press, Susan Bibeau a indiqué qu'elle «pleurait pour les victimes, pas pour son fils».

Michael Zehaf-Bibeau, 32 ans, a été abattu hier à Ottawa après s'être introduit lourdement armé dans le Parlement. Il aurait tué un jeune réserviste originaire de Hamilton qui gardait le Mémorial de la guerre du Canada quelques minutes plus tôt.

Voici une traduction du texte complet de la déclaration transmise à l’Associated Press par les parents de Michael Zehaf-Bibeau, l’homme désigné par les autorités comme étant l’auteur d’une fusillade ayant tué un soldat à Ottawa, mercredi:

Cette déclaration a été transmise en réponse à un courriel de l’AP demandant aux parents de Michael Zehaf-Bibeau de confirmer l’information voulant que leur fils ait été instable mentalement ou vulnérable d’une quelque façon.

«Bonjour, j’écris cette note en mon nom et en celui de mon mari. Aucun mot ne peut exprimer la tristesse que nous ressentons en ce moment.

Nous sommes très tristes qu’un homme ait perdu la vie. Il a tout perdu et il laisse derrière lui une famille qui ne doit ressentir rien d’autre que du vide et du chagrin. Nous leur transmettons nos plus profondes sympathies, bien que les mots nous semblent plutôt inutiles. Nous pleurons tous les deux pour eux.

Nous souhaitons également nous excuser pour toute la douleur, l’effroi et le chaos qu’il a créés. Nous n’avons aucune explication à offrir. Je suis en colère contre notre fils, je ne comprends pas et une partie de moi veut le détester en ce moment. Vous écrivez que notre fils était vulnérable, nous l’ignorons, (il) était perdu et ne rentrait pas dans le moule.

Moi, sa mère, je lui ai parlé la semaine dernière lors d’un dîner. Je ne l’avais pas vu les cinq années précédentes. J’ai donc peu à offrir pour vous éclairer. Nous ne souhaitons participer à aucun cirque médiatique, nous ne croyons pas que cela ajoutera quoi que ce soit à la conversation.

S’il vous plaît, respectez notre intimité, bien que plusieurs croiront que nous ne la méritons pas… Encore une fois, nous sommes tellement désolés.

Susan Bibeau et Bulgasem Zehaf»

«Pourchassé par le diable»

Par ailleurs, le fils du propriétaire d’une entreprise de terrassement de la Colombie-Britannique, où a brièvement travaillé Zehaf-Bibeau il y a plusieurs mois, a déclaré au Globe and Mail qu’il pensait que le tireur présumé avait des problèmes de santé mentale.

«Nous avons eu une conversation dans une cuisine, et je ne sais pas comment il l’a formulé, mais il dit que le diable le pourchassait», a souligné David Bathurst, qui s’est converti à l’islam il y a sept ans.

Ce dernier ne considérait toutefois pas le tireur présumé comme un extrémiste.

Joint par Le Journal, le propriétaire de Bathurst Irrigation, John Bathurst, affirme que son fils se sent «très mal de simplement connaître quelqu’un qui a pu faire une chose pareille».

Rencontre à la mosquée

M. Bathurst a tenu à préciser que son fils David n’est pas un ami proche du tireur présumé. «Ce n’est même pas son ami tout court, insiste-t-il. Ils priaient simplement à la même mosquée à Burnaby et ils se sont assis à la même table.»

Selon lui, c’est d’ailleurs à la mosquée Masjid al-Salaam que son fils a rencontré Zehaf-Bibeau. «Il se cherchait du travail et mon fils a un grand cœur alors il lui a offert un emploi. Il aurait pu travailler chez nous pendant des mois s’il avait été un bon travailleur, mais il n’a été là que deux jours», mentionne-t-il.

Le propriétaire de Bathurst Irrigation ne se souvient toutefois pas si c’est lui qui a congédié le Québécois d’origine ou si «[ce dernier] a simplement arrêté de se présenter au travail.»

«Il y a une chose dont je suis certain, c’est qu’il n’y a pas eu de confrontation lors de son départ, parce que ça je m’en souviendrais», a-t-il précisé.

- Avec la collaboration du Bureau d'enquête

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