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Les louches

En espérant que le gala de l’ADISQ de dimanche soir ne soit pas le théâtre de messages politiques douteux et de mauvais goût

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Vive la liberté d’expression! Elle nous permet de démasquer le fond des âmes et de voir enfin derrière ces masques.

Vive la liberté d’expression! Elle nous permet de démasquer le fond des âmes et de voir enfin derrière ces masques.

Outre cette haine du Canada et cette détestation de notre système de valeurs exprimées par les barbares barbus sur Twitter et Facebook, il y a, encore bien ancrée, cette bonne vieille répugnance des conservateurs et de Stephen Harper.

Pour certains, «ils» ont couru après.

Comme lors du 11 septembre, plusieurs Québécois exprimaient sans gêne que les Américains étaient les artisans de leur propre malheur…

Quand anti-américanisme et angélisme se mélangent, ça forme un cocktail pestilentiel.

LA HAINE DE HARPER

Le recherchiste Matthew MacKinnon a retwitté la réaction d’un certain Rémy Lavoie à un «tweet» du Journal de Québec sur l’article «Harper caché dans un placard».

«Y aurais du le tuer le caliss» (sic)Lavoie souhaite la mort du premier ministre, avec sa photo de champion du monde.

Si le djihad est devenu numérique, la haine obsessionnelle de Stephen Harper l’est tout autant.

Il n’y a pas seulement que cette faune frustrée de mal engueulés qui contrôlent mal leur haine.

Y a aussi des membres de la clique politico-artistique.

Comme l’ex-candidate du PQ, Sophie Stanké, qui, quelques minutes à peine après le dernier souffle du Caporal Cirillo, a fait un lien louche entre l’abolition du registre des armes à feu et l’attentat d’Ottawa cette semaine.

Un manque complet de jugement qui disqualifie une fois pour toutes cette chanteuse déchue de toute forme de charge publique dans l’avenir.

Ça se dit social-démocrate et que la gauche est LE dépositaire de la compassion et du coeur… À lever le cœur!

Comme Mario Beaulieu, le nouveau chef du Bloc québécois.

Au moment même où les Harper, Mulcair et Trudeau se faisaient des accolades en plein Parlement, ce dernier, derrière son clavier, s’humiliait en public en «tweetant» que c’était le meilleur moment pour le Québec d’exiger son butin dans le dossier du registre des armes à feu.

Incapable de se contrôler…

Même Louis Plamondon, son député, a pris le téléphone pour l’enguirlander. Résultat: le bouillant Beaulieu a accouché d’un communiqué générique sur l’attentat, mais c’était trop peu trop tard.

Mais celui qui a le plus longuement exprimé ce que trop de bien-pensants gauche caviar du Plateau pensent tout bas, c’est le réalisateur de Monsieur Lazare, Philippe Falardeau.

Sur son Facebook, il a écrit: «Félicitations Monsieur Harper, il ne vous a suffit que de quelques années pour détruire la réputation pacifique du Canada, en faire un pays belliqueux et s’assurer que nous devenions la cible d’attentats afin que se réalise enfin votre prophétie (sic) paranoïaque.(…)»

Un message écrit à 20 h 19, mercredi, même pas 12 heures après la mort du caporal Nathan Cirillo.

«La haine, c’est la colère des faibles» écrivait Daudet.

En espérant que le gala de l’ADISQ de dimanche soir ne soit pas le théâtre de messages politiques douteux et de mauvais goût…

Vraiment pas le temps. Mais quand notre «gratin» est en mode «cocktail», sait-on jamais…

 

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