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Politique | Entrevue

Pierre Karl Péladeau prêt à s’adresser aux tribunaux

L’homme d’affaires estime ne pas avoir à choisir entre Québecor et son siège de député

GEN-FUNERAILLE-JEAN-GAGNON
Photo d'archives, Pascal Huot Pierre Karl Péladeau n’entend pas perdre Québecor ou son siège de député, quoi qu’en pensent les autres partis.

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Pierre Karl Péladeau est prêt à s’adresser aux tribunaux pour conserver à la fois ses actions de Québecor et son siège de député.

Pierre Karl Péladeau est prêt à s’adresser aux tribunaux pour conserver à la fois ses actions de Québecor et son siège de député.

Si les libéraux et les caquistes s’allient pour modifier le Code d’éthique des élus de l’Assemblée nationale et empêcher un député de contrôler un empire médiatique, le magnat de la presse ne se laissera pas faire.

Le député de Saint-Jérôme «porterait la cause devant les tribunaux, vous pouvez en être certaine», a-t-il dit hier, au cours d’un entretien avec Le Journal.

«Je suis désolé, à l’heure actuelle, la loi ne m’oblige pas à choisir et si une loi de cette nature-là devait advenir, bien, elle serait certainement invalide en vertu de la Charte des droits et libertés de la personne», insiste le candidat pressenti à la succession de Pauline Marois.

Une «risée» à l’international

Le baron des médias soutient qu’il n’a commis aucune infraction et qu’une modification des règles d’éthique des politiciens en cours de mandat aurait un caractère rétroactif.

Plus encore, le magnat de la presse estime que le Québec serait «une risée» sur le plan international si on expulsait un député à cause de sa «condition sociale».

Votre situation n’est-elle pas intenable puisque vous êtes député et actionnaire de contrôle d’une entreprise médiatique? «J’ai été légitimement élu par la population de la circonscription de Saint-Jérôme. Ils m’ont élu en toute connaissance de cause», a-t-il rétorqué du tac au tac.

Commission parlementaire

Néanmoins, il ne se dit pas surpris de faire l’objet de tirs croisés de la part de ses adversaires politiques.

Il y a une dizaine de jours, libéraux, caquistes et solidaires ont joint leurs voix pour adopter une motion réclamant des modifications au code d’éthique pour empêcher un élu et un membre de sa famille de détenir une entreprise de presse.

Le gouvernement a proposé cette semaine la création d’une commission parlementaire sur l’indépendance journalistique et la situation de Pierre Karl Péladeau.

Convaincu que les libéraux et les caquistes veulent créer un tribunal politique et profiter de leur majorité pour expulser de l’Assemblée nationale le député de Saint-Jérôme, le Parti québécois a plutôt suggéré qu’un comité d’experts se penche sur l’indépendance journalistique.

Des négociations entre les partis politiques sont en cours pour trouver une solution consensuelle.

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