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La consommation de gaz explosera d’ici 2018

Junex
JMTL Comparé au mazout, le gaz naturel génère moins de gaz à effet de serre.

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Alors que les grandes entreprises du Québec qui souscrivent au tarif L d’Hydro-Québec consomment maintenant globalement 22% de moins d’électricité depuis six ans, la consommation de gaz naturel, pour remplacer le mazout, pourrait augmenter de 30% d’ici 2018.

Alors que les grandes entreprises du Québec qui souscrivent au tarif L d’Hydro-Québec consomment maintenant globalement 22% de moins d’électricité depuis six ans, la consommation de gaz naturel, pour remplacer le mazout, pourrait augmenter de 30% d’ici 2018.

Par exemple, la compagnie norvégienne Stolt LNgaz envisage d’augmenter de plus de 60 % la capacité de production de son projet de liquéfaction de gaz naturel dévoilé le printemps dernier à Bécancour.

«Originellement on parlait de 300 000 tonnes de gaz naturel liquéfié. Nous sommes à évaluer de porter cette quantité à 500 000 tonnes par année. La décision finale va être prise dans les prochaines semaines», a confié à notre Bureau d’enquête Richard Brosseau, responsable des affaires publiques chez Stolt LNgaz Inc.

Cette augmentation de la capacité n’augmentera pas substantiellement le coût global du projet. Il s'agirait de «quelques dizaines de millions de dollars tout au plus», nous a encore confirmé Richard Brosseau.

Le projet de l'entreprise vise à distribuer par méthaniers de petite taille de 15 000 à 30 000 tonnes, du gaz naturel aux industries de la Côte-Nord et de la Gaspésie grandes consommatrices d’un mazout plus dispendieux et générateur de gaz à effet de serre.

Financement privé

Alors que de nombreux projets au Québec sont supportés par l’État, celui des Norvégiens se réaliserait sans l’aide d’Investissement Québec, du gouvernement ou de la Caisse de dépôt.

«C’est la façon de fonctionner des investisseurs» dont le siège social est à Londres.

«Vous voulez dire sans subventions?» avons-nous demandé au porte-parole de Stolt. «Sans subventions», a-t-il tenu à préciser.

Le 30 septembre, Gaz Métro, qui a comme actionnaire la Caisse de dépôt, annonçait également un projet de liquéfaction du gaz naturel, cette fois avec l’aide financière d’Investissement Québec.

Un projet de 118 M$

Il s’agit cette fois d’un projet quatre à cinq fois plus petit pour un investissement de 118 $ millions.

La livraison du gaz naturel dans les différentes régions du Québec se ferait à partir de son usine existante à Montréal, mais par camions plutôt que par méthaniers comme avec l’entreprise norvégienne.

Pour Stolt le projet de Gaz Métro solidement appuyé par Investissement Québec et la Caisse de dépôt ne vient pas fragiliser la rentabilité du projet conçu pour Bécancour.

«C’était un projet connu. S’ils étaient passés de 150 000 à 800 000 tonnes, ça aurait pu changer les choses. Mais ce n’est pas le cas. Le marché reste disponible, comme que prévu», a indiqué Richard Brosseau.

Usine d’engrais

À ces deux projets de liquéfaction du gaz naturel s’ajoute la construction éventuelle d’une usine d’engrais de plus de 1,5 milliard $ à Bécancour de la compagnie IFFCO en partenariat avec la Coop Fédérée.

Ces trois projets qui pourraient entrer en production d’ici 2018 ajouteront une demande en gaz naturel de près de 60 BCF (milliards de pieds cubes) à la consommation actuelle de gaz naturel au Québec d’environ 200 BCF.

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