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Santé | Partenariat public-privé

Quatre milliards à économiser en rachetant les contrats PPP du CHUM et du CUSM

CHUM
Thierry Avril

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Le gouvernement québécois pourrait économiser jusqu’à 4 milliards $ en rachetant les contrats du CHUM et du CUSM, actuellement en partenariat public-privé (PPP).

«l’État québécois devrait mettre un terme aux PPP pour la gestion de ces établissements», affirme une étude de l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques (IRIS), parue lundi.

De quoi donner de sérieux arguments aux opposants ce type de gestion mi-privée, mi-publique.

« Il n'y a maintenant plus aucune raison de défendre les PPP pour le CHUM et le CUSM», a réagi Jeff Begley, président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).

«Le dernier argument restant était celui du coût du rachat des contrats. Maintenant qu'on sait que c'est la seule option viable, il est temps d'agir. On doit mettre un terme à cette dilapidation de nos fonds publics. C'est d'autant plus urgent qu'on s'attaque actuellement aux services à la population par des compressions majeures dans les services publics», a-t-il ajouté.

Échec

L’étude considère qu’une gestion publique des deux mastodontes de la santé à Montréal serait bien plus économique dans 20 scénarios envisagés sur 24 (en variant par exemple le prix de rachat). Si l’on excepte les scénarios les plus pessimistes, généralement jugés «peu réalistes» par l’IRIS, les économies s’échelonneraient entre 123 M$ et 3,95 G$ pour Québec.

L’IRIS est parvenue à cette conclusion en analysant de telles expériences réussies en Grande-Bretagne, et en transposant les calculs au Québec.

«Cette comparaison est d’autant plus intéressante que le modèle québécois de PPP en santé nous vient d’Angleterre», précise l’étude.

L’IRIS souligne d’ailleurs que cette approche par comparaison est pour le moment la seule manière d’estimer les coûts liés aux PPP, «puisque peu de renseignements ont filtré quant à l’incidence financière de ces projets majeurs sur les finances publiques.»

«Ailleurs dans le monde, des gouvernements sont passés à l'action et ont pris acte de l'échec des PPP (...) On est en droit de se demander ce qu'attend le gouvernement Couillard pour agir. Est-il en mesure d'admettre l'échec des PPP et d'envisager le rachat de ces contrats?», s’interroge Pierre J. Hamel, professeur à l'INRS et porte-parole de la Coalition CHUs sans PPP.

 

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