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Courtiers à escompte : faire un bon choix

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Comment choisir son courtier à escompte? Puisqu'ils se ressemblent tous, est-ce bonnet blanc, blanc bonnet? Pas tout à fait.

Comment choisir son courtier à escompte? Puisqu'ils se ressemblent tous, est-ce bonnet blanc, blanc bonnet? Pas tout à fait.

Un lecteur nous écrit : « Bonjour, j'ai 5000 $ à investir et j'envisage de faire mes transactions moi-même. Tous mes prêts, REER, hypothèque, etc., sont à la Banque Laurentienne. Je ferai probablement moins de 10 transactions par mois. Mais je constate que personne ne recommande Courtage à escompte Banque Laurentienne (CEBL) dans les articles que j'ai lus. »

Critères de choix

Quatre facteurs devraient influencer votre choix : le côté pratique, les frais, le service à la clientèle, la convivialité.

Pour le côté pratique, j'opterais pour CEBL pour une seule raison : vous pouvez virer des fonds depuis votre compte bancaire vers votre compte de courtage (et vice-versa) le même jour, du moment que c'est fait le matin, en communiquant directement avec le courtier ou votre banque. C'est un service offert chez une majorité de courtiers escompteurs, puisque ceux-ci sont pratiquement tous des filiales d'institutions financières. Très pratique quand on a repéré un titre qu'on veut transiger le même jour et qu'il manque des dollars pour finaliser la transaction. Si vous étiez chez Desjardins, je vous suggérerais d'ouvrir chez Disnat (qui est d'ailleurs le plus vieil escompteur au pays et le premier sur le web au Québec).

Par contre, on peut effectuer de tels transferts par Internet en ajoutant votre numéro de compte de courtage dans la liste des fournisseurs de vos factures à payer, si vous optez pour un autre escompteur que CEBL.

Les frais à vérifier

Pour les frais, tous les courtiers vont vous facturer une commission à l'achat ou à la vente de titres. Les tarifs se ressemblent et varient en fonction de l'actif et de la fréquence des transactions. Mais comme vous n'en ferez que quelques-unes par année, vous allez payer la commission de base, qui tourne autour de 10 $ pour les transactions d'actions ou de fonds communs sur Internet, ou 1,50 $ par contrat d'options. C'est plus cher par téléphone (30 $). S'ajoutent généralement des frais annuels de tenue de compte tournant autour de 100 $. Ces frais tombent à zéro si vous avez plus de 15 000 $ ou 20 000 $ d'actifs dans votre compte, chez la plupart des courtiers. Quelques-uns ne facturent aucune commission si vous achetez certains Fonds négociés en Bourse (FNB) sur leur plateforme, comme Scotia iTrade ou Qtrade. Même si ouvrir un compte est partout gratuit, des courtiers offrent un certain nombre de transactions gratuites et même un cadeau de plusieurs centaines de dollars si vous y ouvrez un compte!

Le service à la clientèle varie d'une institution à l'autre et selon les périodes. Les fins d'années, où plusieurs encaissent pertes et profits pour des raisons fiscales, les jours de fortes variations boursières ou de PAPE vedette font parfois la différence au téléphone. Mais pas sur le web. Plusieurs palmarès évaluent la qualité du service. Le plus connu est celui de la firme J.D. Power, qui couronnait en 2013 Banque Nationale Courtage Direct devant tous ses compétiteurs canadiens. Mais, au cours des quatre années précédentes, c'était Disnat qui finissait en tête. CEBL ne figure pas dans les dix premières positions de ce palmarès.

Rapports mensuels

Pour la convivialité, les rapports mensuels de tous les escompteurs se ressemblent. Certains offrent même des graphiques. Par compte, les interfaces web diffèrent souvent. Parfois, il est plus difficile qu'ailleurs de loger un ordre d'achat ou de vente, d'obtenir la cote d'un titre en temps réel ou un document en version électronique. Certains navigateurs, comme Safari ou Chrome, ne sont pas supportés. Plusieurs escompteurs offrent beaucoup de tutoriels, de séminaires et d'information financière vulgarisée en ligne. Vérifiez si le courtier offre des comptes comptant, REER, CELI, avec marge, en dollars canadiens ou américains. Et seulement le tiers d'entre eux proposent une application pour tablette ou téléphone intelligent (ce qui n'est pas le cas de CEBL).

 
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