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Le rôdeur

Des pigistes au quotidien

FILM-NIGHTCRAWLER/
Photo d'archives Dan Gilroy et Jake Gyllenhaal

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Dan Gilroy (La peur dans la peau: L’héritage de Bourne, Gants d’acier), scénariste et réalisateur du Rôdeur, dit qu’aussi choquant que puisse paraître le sujet du film, il n’en est pas moins représentatif de ce que vivent ces pigistes au quotidien.

Dan Gilroy (La peur dans la peau: L’héritage de Bourne, Gants d’acier), scénariste et réalisateur du Rôdeur, dit qu’aussi choquant que puisse paraître le sujet du film, il n’en est pas moins représentatif de ce que vivent ces pigistes au quotidien.

«Toutes les histoires et tous les faits choisis sont véridiques, a dit Gilroy. Je suis très fier d’avoir collé à la réalité. Je pense que le film est représentatif de la réalité de petites stations de nouvelles à Los Angeles.»

Gilroy dit que les «rôdeurs» sont prospères à L.A., parce que les caméramans des stations, le plus souvent syndiqués, coûteraient trop cher à dépêcher sur les lieux entre 22 h et 6 h. Les pigistes sont alors là pour combler les lacunes et le manque de ressources.

«À Los Angeles, si vous écoutez le bulletin des nouvelles locales le soir et êtes saisi par les images d’un drame qui vient tout juste de survenir, au point d’en vouloir sur une base régulière, vous faites partie du problème, explique Gilroy. Si c’est un problème. Je ne sais pas s’il s’agit d’un problème. C’est ce que nous sommes!»

Métamorphose

Jake Gyllenhaal s’est d’abord fait connaître dans Ciel d’octobre (1999) et dans Donnie Darko (2001). En 2005, il a été en nomination aux Oscars pour avoir donné la réplique à Heath Ledger dans Souvenirs de Brokeback Mountain. Après avoir pris l’affiche dans Prince of Persia: Les sables du temps (2010), un film de Disney à gros budget, Gyllenhaal a décidé qu’il était temps pour lui d’explorer des projets plus personnels, qui mettrait son talent au défi, comme La force de l’ordre de David Ayer et Prisonniers de Denis Villeneuve.

«Oui, c’était volontaire, a-t-il dit. Je pense que je suis arrivé à un point où je n’aurais pas eu confiance à mes instincts auparavant.»

Gyllenhaal s’est métamorphosé – il a perdu 30 livres – pour se glisser dans la peau de Lou Bloom. Bien qu’il ait repris un peu de poids depuis le tournage, le sombre univers émotif qu’il a dû explorer, lui, ne le quittera plus.

«Lorsque j’accepte un rôle, je sais très bien que l’expérience va me changer. Et je ne le ferais pas si ça n’avait aucun impact.»

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