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On r’soudre en Abitibi

On r’soudre en Abitibi
photo courtoisie

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Les gens qui traversent la réserve faunique La Vérendrye en direction de l’Abitibi-Témiscamingue risquent d’être déstabilisés par certaines expressions uniques à l’Abitibi-Témiscamingue. En voici quelques-unes.

 

1. Se faire lutter

On ne fait pas ici référence aux frères Rougeau ou à la Merveille masquée. Pour les Abitibiens, se faire lutter veut dire se faire heurter par une voiture. On peut aussi dire : «J’ai lutté un ours sur la 117».

2. R’soudre

Quelqu’un qui r’soudre est quelqu’un qui arrive à un endroit. Par exemple, l’Abitibien moyen peut dire : «Tu n’as qu’à r’soudre chez nous après ta partie de hockey.»

3. Des bottes de pine

Bien malin qui pourrait dire d’où provient cette expression. Certains disent que ça viendrait de «botte de pimp», mais toujours est-il que c’est un synonyme pour botte de pluie.

4. Installer des lumières dans le derrière des mouches à feu

De l’expression : «Ça ne prend pas le gars qui a installé des lumières dans le derrière des mouches à feu...». Il s’agit de la version abitibienne de l’expression pour remplacer : «Il ne faut pas avoir inventé les boutons à 4 trous».

5. Les fros

Fros est une contraction de foreigners, qui désigne les immigrants qui ont peuplé l’Abitibi au début de 20e siècle. La grève des fros qui s’est déclenchée à la mine Noranda en juin 1934 est sans doute l’événement le plus populaire. Plusieurs des grévistes seront déportés et remplacés à la mine par des Canadiens-Français.

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