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Il fait appel aux donateurs pour lancer son cola québécois

Bastien Poulain a créé le «premier cola montréalais».
Photo Sébastien St-Jean / Agence QMI Bastien Poulain a créé le «premier cola montréalais».

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Rien n’arrête certains jeunes entrepreneurs ambitieux. L’un d’entre eux, Bastien Poulain, 31 ans, souhaite lancer le «premier cola montréalais» en utilisant le financement participatif, ce qu’on appelle en anglais le «crowdfunding».

Le Montréalais de 31 ans, breton d’origine, y pensait depuis longtemps. Il voulait lancer un produit québécois dans un secteur peu exploité ici.

«C’est un marché porteur, a dit le jeune entrepreneur en entrevue à la Chaîne Argent. Selon les différentes études, les gens boivent environ 100 litres de boissons gazeuses par année au Canada. Actuellement, le marché est partagé entre des géants américains, mais il y a clairement de la place pour une entreprise locale.»

Il existe au moins un autre cola québécois, Bec Cola qui est 100 % bio et goûte le sirop d’érable. La recette de Bastien est différente. Il a utilisé du sirop des Laurentides, mais il s’agit seulement d’un arôme. «Ça goûte vraiment le cola. Mais évidemment, je ne vous donnerai pas la recette!» a-t-il dit en riant.

Le cola a d’ailleurs été créé avec 99 % de produits québécois. Les autorités ont déjà approuvé le produit qui est prêt pour la commercialisation.

«Ce n’est pas une boisson énergisante, il n’y a pas de taurine ou autre chose comme cela, donc on n’a pas besoin d’approbations de Santé Canada, a-t-il ajouté. Évidemment, c’est un cola, il faut en prendre avec modération, mais c’est une boisson de plaisir. C’est comme le chocolat.»

Une levée de… 50 000 $

L’entrepreneur a déjà investi 20 000 $ dans le projet. Des analyses ont été faites au niveau marketing, une dizaine de professionnels ont été mis à contribution. Les étiquettes sont déjà fabriquées, avec un fier Paul Chomedey-de-Maisonneuve bien en évidence. C’est normal, car le cola s’appelle la 1642.

«On cherchait un nom bilingue et facile à dire, a-t-il affirmé. C’est l’année de la fondation de Montréal et ça indique que notre produit est local. Cela dit, notre marché, c’est le Québec, c’est ce qu’on vise.»

Pour commercialiser son produit, Bastien doit maintenant trouver de l’argent. Il s’est tourné vers Indie Go Go, un site de «crowdfunding» qui peut aider à financer des projets ou des entreprises en démarrage.

Mais il y a encore loin de la coupe aux lèvres. Jeudi, un montant de 1300 $ avait été versé par sa famille ou des donateurs spontanés, encore loin des 50 000 $ nécessaires pour le projet. Les donateurs vont recevoir le produit et une lettre signifiant leur contribution.

«J’ai bon espoir d’y arriver, a-t-il dit. Déjà, il y a des gens aux États-Unis qui m’ont aidé. Ce qui m’encourage, c’est que le retour est bon. Les gens aiment cette idée, adorent le nom, le ‘branding’… Il y a vraiment un engouement autour du produit.»

Sûr de lui, Bastien va même quitter son emploi de directeur marketing dans un hôtel, vendredi, pour mettre en place son bureau et son entrepôt, rue Parthenais, à Montréal.

«J’ai toujours eu ça dans le sang. Je me suis toujours senti entrepreneur. Mon père avait des agences de placement en Bretagne. C’est sûr qu’il faut bien s’informer avant de se lancer, il faut être curieux. Mais je suis prêt», a-t-il conclu.

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