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Le président du syndicat des policiers appuie les étudiants

Des dizaines de manifestants prendront d’assaut les rues de Montréal aujourd’hui pour dénoncer l’austérité.
Photo archives Des dizaines de manifestants prendront d’assaut les rues de Montréal aujourd’hui pour dénoncer l’austérité.

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Le président du syndicat des policiers de Montréal a donné hier son appui tacite aux manifestants qui ont l’intention de ne pas respecter le règlement municipal aujourd’hui, avant de se rétracter peu de temps après.

Le président du syndicat des policiers de Montréal a donné hier son appui tacite aux manifestants qui ont l’intention de ne pas respecter le règlement municipal aujourd’hui, avant de se rétracter peu de temps après.

«C’est difficile de dire aux gens de respecter les règlements et les lois en vigueur quand le gouvernement lui-même ne les respecte pas», a déclaré Yves Francoeur sur les ondes de Radio 9 hier.

Des dizaines de milliers d’étudiants sont attendus aujourd’hui dans les rues de Montréal pour manifester contre l’austérité du gouvernement provincial. Les organisateurs n’ont pas l’intention de remettre leur itinéraire au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), même si le règlement municipal les y oblige. En ondes hier, M. Francoeur a été interpellé sur le sujet.

«On peut difficilement blâmer les gens présentement de ne pas se soumettre à la règlementation quand on voit que le gouvernement actuel déchire des ententes et revient sur des contrats», a-t-il affirmé en faisant référence au projet de loi 3 sur les régimes de retraite.

Du côté de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), qui organise la manifestation, on salue l’appui plutôt inusité de M. Francoeur.

«Ça prouve juste que le message d’austérité touche tout le monde. À ne faire qu’à sa tête, le gouvernement va récolter la colère de tout le monde, réagit la porte-parole de l’association, Camille Godbout. Nous sommes solidaires des travailleurs touchés par le projet de loi 3 (dont les policiers). Ils sont un exemple concret de l’austérité», ajoute-t-elle.

Notons que les manifestants ont été invités à se déguiser. Il n’est donc pas impossible de penser que certains porteront des masques, ce qu’interdit aussi le règlement.

Mal exprimé

Peu de temps après, la Fraternité des policiers de Montréal a toutefois indiqué au Journal que M. Francoeur s’était seulement mal exprimé.

Ces citations, «ne reflètent pas la pensée d’Yves Francoeur, lequel cherchait à exprimer une inquiétude (...) il admet s’être mal exprimé, d’une façon qui ne respecte pas sa pensée», écrit le directeur des communications.

De son côté, le SPVM se tient prêt, mais n'a pas souhaité émettre de commentaires pour des raisons stratégiques.

La police a évalué la situation, et les effectifs seront déployés en fonction sur le terrain, puis ajustés au besoin au fur et à mesure de la manifestation, a-t-on simplement indiqué au Journal.​

-Avec la collaboration de Mélanie Colleu

 

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