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Vie privée, vie publique. Same shit!

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Difficile de ne pas s’intéresser à l’affaire Jian Ghomeshi, particulièrement quand on est une femme et qu’on est consciente de la survalorisation dont jouissent les vedettes médiatiques. Je n’ai nulle envie de m’aventurer dans le détail des violences reliant l’animateur à au moins huit femmes. L'on ne peut qu'être profondément écoeurés  des turpitudes qu'elles auraient déjà subies.  Je ne ferai pas semblant non plus d’avoir l’esprit plus ouvert que de raison, ce qui m’évitera de soupeser les 50 nuances de consentement chez les SM. Pour moi, le consentement est une notion assez simple. Je fais partie des regular folks dont parle Ghomeshi dans ses épanchements facebookiens et qui n’ont aucun intérêt pour les jeux de pouvoir, les travestissements, les fessées plus ou moins musclées et autres divertissements des peine à jouir.

Les troubles de la personnalité narcissique, les comportements déviants ne sont pas que l’apanage des immenses talents comme Ghomeshi. À divers degrés, des vedettes, des chefs, des personnalités de toutes les sphères, petites, moyennes ou big sont sérieusement atteintes. Utilisent leur statut dans des games de pouvoir à leur échelle. Et imposent  leurs délires et obsessions qu’ils soient de nature sexuelle ou autre, jour après jour dans leur milieu de travail.

Le cas Ghomeshi est particulièrement troublant mais des pervers narcissiques hostiles à toute introspection, des pas stables mentalement non médicamentés, des harceleurs, des intimidateurs, des violents, des batteurs de femmes, des amateurs effrénés de prostitution, des addicts full blown qui s’ignorent, des bons pères de famille avec femmes adorées à la maison et néanmoins trompeurs en série, ce n’est pas si rare... Et ce n’est pas de nos affaires tant qu’ils performent convenablement, que ce n’est pas connu du bon public et que ça ne nuit pas à l’entreprise.

Ce qui m’étonne toujours, c’est la facilité avec laquelle l’on s’empresse de vouloir tout compartimenter. De tirer un joint étanche entre l’homme et sa carrière. De faire une absolument nécessaire distinction entre vie privée et vie publique. Comme si elles n’avaient pas de point de jonction. Qu’il faille pour être juste ne pas tout mettre dans le même panier. J’ai beaucoup de mal avec cette façon de percevoir l’être humain. Qu’il soit homme ou femme évidemment !

La nature des déviances et des gros travers de personnalité est de tarauder l’individu à cœur de jour. En privé et en public. Au travail comme à la maison. Et, j’ai assez vécu pour avoir amplement constaté qu’un trou du cul dans sa vie personnelle ne peut être un collègue ou un patron fiable. Qu’un prédateur est incapable de respecter véritablement les femmes avec lesquelles il travaille. Qu'il les convoite ou pas. Qu’un violent explosera un jour ou l’autre avec ses subalternes. Qu’il hurlera, insultera, lancera du matériel ou assénera un coup de poing à un présumé rival. S’il est un animateur de radio, il se peut fort bien que ses collègues et son boss ne bougent pas le petit doigt. Et que son contrat soit reconduit année après année si ses cotes d’écoute sont au rendez-vous. Ou s’il fait partie du boys club proche du patron. Ça s’est vu ailleurs qu’à la CBC !

Probablement que dans une culture du travail et de la notoriété aussi malsaine, il faille attendre que l’individu soit suffisamment auto-destructeur pour s’éliminer lui-même après avoir manipulé, dérangé, dérouté, rendu malades un tas d’autres personnes. C’est ce qui ressort des récentes actualités concernant Ghomeshi. Quelle mascarade ! Quel gâchis !

11 commentaire(s)

Gilles Bousquet dit :
31 octobre 2014 à 7 h 58 min

Celles qui ont été piégées et qui n'y sont pas retourné sont absoutes mais celles qui ont continué, après les violences, ne sont pas placées pour se plaindre...après coups.

Regis dit :
31 octobre 2014 à 9 h 28 min

Je ne reviens pas qu'on vous donne un espace pour écrire. Vous êtes déprimée et déprimante comme c'est pas permis !

Un des signes de la dépression est la généralisation et vous commencez justement votre travail de partage d'idées noires par une grosse généralisation "Vie privée, vie publique, Same shit!"

On se demande d'abord qu'est-ce que vous en savez ? Vous êtes placée vous, à la droite de Dieu, pour juger la vie de tous les vivants et les morts ?

-Ben non, mais ça ne vous empêche pas de sortir les lamentations. Si c'était la première fois on pourrait se dire que ça arrive et que tout le monde a un coup de blues de temps en temps mais c'est quasi à tous les coups que vous vous lamentez sur l'être humain en général et les hommes en particulier.

Vous êtes archi prévisible, votre méthode est toujours la même, vous procédez par induction, vous trouvez un spécimen particulier bien faisandé et vous étendez son cas à l'univers entier en passant par tous les hommes.

Votre conscience n'est pas à son plein potentielle. Vous ne vous rendez pas bien compte de ce que vous faites. C'est comme si j'allais prendre l'exemple du comportement le plus repoussant chez une femme que les journaux rapportent pour l'étendre à l'ensemble des femmes.

Cette femme qui excitait sexuellement son amant avec sa jeune fille de 15 ans (C'était dans les journaux la semaine passée) , si je me mettais à dire que... dans le fond, toutes les femmes font plus ou moins ça.

C'est sûr que toutes les femmes qui me liraient me tomberaient sur la tomate en me traitant de fou furieux et elles auraient raison pour l'occasion.

Vous écrivez comme pour vous dédouaner de ce reproche à quelque part une phrase qui n'a même pas l'air rattachée au reste du texte : "Qu’il soit homme ou femme évidemment !" mais c'est trop peu trop tard. Votre "évidemment" ne convaincra pas grand monde qui vous lit régulièrement.

Stefan Antonio dit :
31 octobre 2014 à 9 h 29 min

Ce trouble de comportement est un véritable cancer social qu'on découvre trop souvent lorsque des vies sont brisées. Même le psy vous dira qu'il n'y peut rien. Vous pouvez essayer d'enlever leur masque, mais attention...Ces individus, homme ou femme, sont tellement manipulateurs qu'ils convaincront les autres que VOUS êtes le pervers narcissique. Cet article est nécessaire et doit réveiller toute conscience.

Robert Lemieux dit :
31 octobre 2014 à 11 h 38 min

Geneviève Saint-Germain se trompe en remettant en cause l'étanchéité entre vie publique et vie privée. Ce que les gens font en privé ne nous regarde pas. Que mon boss trompe sa femme avec une guedaille du département de marketing, ça ne regarde que le boss, sa femme et la guedaille.

Le cas Ghomeshi est simplement une question de loi. A-t-il eu des comportements répréhensibles au regard de la loi?

Peut-être a-t-il cru pouvoir échapper à la loi en prenant refuge derrière l'ambiguité qui brouille la notion consentement exprimé au cours des pratiques sado-masochistes. Si c'est le cas, il sera démasqué, on l'espère.

Christian dit :
31 octobre 2014 à 11 h 45 min

A Regis,

Demandez-vous donc pourquoi ce texte vous irrite tant! Je n'y vois rien de tendancieux, moi... Madame St-Germain aurait-elle trouvé un de vos points sensibles? Si c'est le cas, hum...

Claude C. dit :
31 octobre 2014 à 11 h 48 min

Bravo madame de nous mettre sur le nez que vie privée et publiqus vont souvent de pair. On ne peut pas vraiment dissocier l'une de l'autre.

Regis dit :
31 octobre 2014 à 12 h 34 min

À Christian, Si vous acceptez de vous faire dire que votre vie privée et votre vie publique c'est la même merde, c'est votre affaire et c'est peut-être vrai pour vous. Moi ce que je dis c'est qu'il ne faut pas généraliser.

Oulouksak dit :
31 octobre 2014 à 13 h 35 min

« Je veux voir un homme battu jusqu’a ce qu’il soit une pulpe sanglante, avec un soulier à talon haut enfoncé dans la gorge, comme un cochon avec une pomme dans la bouche. » Andrea Dworkin , théoricienne du féminisme .

L' Homme est mauvais . La Femme est méchante - Nietzsche

Jean H. dit :
31 octobre 2014 à 14 h 30 min

Aaah! Un autre texte tendancieux, hyper sexiste.

Le mâle congénitalement tordu, déficient, à corriger.

Comment ne pas vous prendre pour une des féministes frustrées de service? C'est trop systématique de votre part.

Jean Bernard dit :
31 octobre 2014 à 15 h 20 min

Il est rattrapé par ses démons.

Suzanne B. dit :
1 novembre 2014 à 14 h 38 min

Les féministes des années 70 disaient:«Le privé est le public». Et c'est ainsi que les policiers ont commencé à intervenir dans les cas de «violence conjugale» qui faisaient encore il y a quel- ques années partie du »privé». L'expression «peine-à-jouir» est dans ce cas-ci appropriée pour ces MÂLES privilégiés qui devien- nent blasés de tant de pouvoir.