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«Mon image en a pris un coup...»

La carrière de Jacques Villeneuve en rallycross sérieusement compromise

Jacques Villeneuve
Photo d'archives Jacques Villeneuve n’a pas apprécié son expérience en rallycross et ne croit pas y participer la saison prochaine, même s’il avait conclu une entente de deux ans.

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AUSTIN, Texas | Jacques Villeneuve est une figure encore populaire dans les paddocks de la F-1. On l’arrête pour se faire photographier en sa compagnie et lui demander son autographe.

AUSTIN, Texas | Jacques Villeneuve est une figure encore populaire dans les paddocks de la F-1. On l’arrête pour se faire photographier en sa compagnie et lui demander son autographe.

S’il n’a plus piloté dans la discipline-reine du sport automobile depuis huit ans, il est encore très visible dans son rôle d’analyste à Canal +, diffuseur des Grands Prix à la télé française.

«Je suis resté tel quel, je dis ce que je pense même si mes propos choquent des gens, a-t-il expliqué en entrevue au Journal. Quand un pilote ne performe pas, je n’hésite jamais à le critiquer.

«Mais je peux aussi émettre des commentaires élogieux quand ils sont justifiés.»

Le volant avant le micro

Heureux dans ses fonctions, pour lesquelles il est très bien rémunéré, Villeneuve avoue encore aujourd’hui qu’il troquerait le micro pour un volant à temps plein.

«N’importe quand, répond-il. Et je travaille fort avec mon agent [Rick Gorne] pour que ça arrive. Plusieurs scénarios sont envisagés et nous avons de bonnes pistes à explorer.

«Il est toutefois trop tôt pour en parler. Une chose est certaine, je veux courir l’an prochain.»

Mais ce ne sera probablement pas en rallycross où sa carrière, amorcée cette année, est sérieusement compromise.

Si bien qu’il n’est même plus certain de participer à la dernière manche du Championnat du monde qui sera présentée en Argentine, les 28 et 29 novembre.

Il y a quelques semaines à peine, il y avait pourtant annoncé sa présence.

«Disons que la situation a changé. Rien n’est sûr pour l’instant.»

Et rien n’est moins sûr pour l’an prochain aussi, malgré l’entente de deux ans qu’il avait conclue avec des partenaires financiers et l’écurie Albatec.

Sa dernière participation remonte au 27 septembre dernier en Italie. Il avait, par la suite renoncé à se rendre en Turquie, le mois dernier, en raison du climat politique qui sévit dans le pays.

Un beau concept mais...

«Oui, je suis à revoir mon engagement pour 2015. J’ai connu une mauvaise saison, marquée par des bris mécaniques à répétition qui nous ont privé de bons résultats. J’avoue que mon image en a pris un coup.

«Je ne suis pas prêt à revivre cette même situation l’an prochain. Les conditions devront changer. Puis cette série n’a pas répondu aux attentes. Le concept est formidable, mais bien des promesses n’ont pas été respectées. Ce Championnat n’a pas été ce qu’il aurait dû être.»

«On a couru dans des endroits éloignés, peu accessibles. Ce n’était pas digne d’un championnat du monde. Puis, le rallycross m’a aussi empêché de faire autre chose.»

Une saison en IndyCar ?

Dans un monde idéal, c’est en NASCAR que le pilote de 43 ans aimerait boucler la… boucle.

«On y pense toujours, mais les portes sont presque fermées, avoue-t-il. Oui, j’aimerais courir en stock-car et je suis convaincu que je pourrais y réussir. Le problème, pour tous les pilotes canadiens, c’est qu’aucune entreprise solide ne veut investir.»

L’IndyCar est une autre piste envisagée.

«On y travaille, c’est un beau championnat, affirme-t-il, qui présente des courses spectaculaires. Nos chances sont meilleures qu’en NASCAR.»

Villeneuve a participé à la plus prestigieuse course de la série, les 500 Milles d’Indianapolis, en mai dernier.

Il souhaite renouveler l’expérience, mais dans un contexte plus favorable.

«Je ne cache pas que l’IndyCar est un projet qu’on étudie sérieusement, dit-il. Je souhaite seulement trouver le financement et la bonne équipe pour disputer l’intégralité du championnat.

«Ce qui est intéressant en IndyCar, fait-il remarquer, c’est que le calendrier de 17 courses s’échelonne sur une courte période de cinq mois [8 mars au 30 août]. Je pourrais aller courir ailleurs quand la saison sera terminée.»

 

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