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Animaux maltraités pour leur fourrure

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Loin d’être exceptionnelle, la cruauté envers les animaux à fourrure serait généralisée dans l’industrie, dénonce la SPCA qui lance une fronde nationale contre les éleveurs à coup d’images-chocs tournées d’un bout à l’autre du Canada.

Des visons qui se dévorent entre eux, confinés dans des cages minuscules qui grouillent d’asticots. Des renards qui s’arrachent des touffes de poils dans le noir, recroquevillés au fond de cages souillées d’excréments.

C’est le triste tableau que brossent la SPCA de Montréal et l’Association pour la protection des animaux à fourrure (APFA) après avoir visité des fermes au Québec, mais aussi en Colombie-Britannique, en Ontario et en Nouvelle-Écosse.

Après s’être portée à la défense des renards et des visons d’une ferme de Saint-Jude, près de Ste-Hyacinthe, en août, la SPCA de Montréal a voulu savoir si tous les animaux élevés pour leur fourrure au pays étaient traités de façon similaire.

Selon Alanna Devine, directrice de la défense des animaux à la SPCA de Montréal, la réponse est positive.

«Les animaux élevés sur des fermes à fourrure passent la totalité de leur vie confinés dans des cages dénudées au fond grillagé et sont forcés de vivre et de mourir dans des conditions qui ne répondent pas à leurs besoins comportementaux et physiologiques de base», explique Adrian Nelson, le porte-parole de l’APFA.

Standards

«Ces conditions de vie sont légales et considérées normales dans l’industrie. Ce sont des conditions standards», renchérit Mme Devine.

Mais le Conseil canadien de la fourrure (CCF) se défend de toute maltraitance envers les bêtes. «La seule façon d’obtenir des fourrures de qualité c’est de prodiguer de bons soins aux animaux. C’est le meilleur incitatif pour l’éleveur de respecter ces normes: les éleveurs qui négligent leurs animaux ne resteront pas en affaires longtemps», insiste-t-il.

Marchandise

Habitué à être la cible des activistes animaliers, le CCF estime que ces groupes utilisent l’industrie de la fourrure injustement pour recueillir des fonds. «Ils fonctionnent plutôt comme des machines bien huilées à faire de l’argent et à diffuser de la propagande, investissant des millions dans des campagnes médiatiques», insiste le CCF.

Mais, à titre d’avocate, Mme Devine souhaite plutôt que de telles campagnes, en plus de conscientiser les consommateurs, motivent des changements légaux qui protègeront les bêtes:

«Les animaux élevés sur des fermes à fourrure ne bénéficient pas d’une protection juridique suffisante : la loi et l’industrie de la fourrure les considèrent comme des marchandises», indique-t-elle.


  • 3 millions d’animaux sont tués pour leur fourrure au Canada, chaque année
  • 85% sont des visons et des renards élevés en captivité
  • 85% des vêtements en fourrure canadiens sont fabriqués à Montréal


Source: Institut de la fourrure du Canada

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