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Un Montréalais aide le FBI

Grâce à lui, le FBI démasque un meurtrier

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NEW YORK | Horrifié de constater qu’un de ses masques avait été utilisé pour commettre des vols de banques aux États-Unis, un artiste montréalais vient d’aider le FBI à coincer un criminel soupçonné d’avoir commis cinq meurtres.

NEW YORK | Horrifié de constater qu’un de ses masques avait été utilisé pour commettre des vols de banques aux États-Unis, un artiste montréalais vient d’aider le FBI à coincer un criminel soupçonné d’avoir commis cinq meurtres.

L’entreprise de Ian Marier, Realflesh Masks basée à St-Hubert, fabrique des masques hyperréalistes à base de silicone médical, qui sont très prisés à l’approche de l’Halloween.

Mais jamais l’artiste n’aurait jamais pensé qu’une de ses créations se retrouverait au centre d’une chasse à l’homme à Philadelphie, où un dénommé Dion Jordan aurait commis cinq vols de banque, une tentative de kidnapping et cinq assassinats.

M. Marier a récemment été alerté par un de ses clients qu’une photo d’un homme recherché par le FBI ressemblait étrangement à son modèle de masque surnommé «The Neighbor» (le voisin).

Les policiers fédéraux américains recherchaient alors un vieil homme de race blanche, qui avait commis plusieurs vols de banques depuis le mois de juin dans l’État de la Pennsylvanie.

Ian Marier a aussitôt reconnu son masque. En fouillant dans ses archives, il a noté qu’un client du nom de Dion Jordan, un homme de 35 ans de race noire de la région de Philadelphie, avait bel et bien acheté le modèle «The Neighbor», deux semaines avant le premier vol de banque.

Pas la bonne personne

Ian Marier a aussitôt contacté le FBI pour prévenir les enquêteurs qu’ils ne cherchaient pas la bonne personne.

«Je suis le premier à leur avoir donné un suspect. Ils cherchaient un gros monsieur blanc, raconte-t-il. Je leur ai envoyé des photos de la fabrication du masque, le nom de la personne, la transaction PayPal de 2000 $, j’avais même son adresse puisqu’on lui a envoyé le masque à la maison. À partir de ça, ils ont ouvert une enquête.»

L’individu a finalement été arrêté le 19 octobre en train de commettre un autre crime, une tentative de kidnapping.

Une fois incarcéré, il a avoué être l’auteur d’un meurtre commis deux jours plus tôt. Il est aussi soupçonné d’avoir commis cinq autres meurtres, selon CBS News.

«Le FBI m’a remercié d’avoir fourni ces informations», dit Ian Marier, avec fierté.

«C’est la première fois que j’ai réalisé que des gens mal intentionnés pouvaient utiliser mes masques. On espère que ça n’arrivera plus, mais en même temps, je ne l’ai pas sur la conscience», dit-il.

Realflesh Masks a été fondée il y a deux ans et a vendu 5000 masques, en majorité aux États-Unis. Ils se détaillent entre 549 $ et 2000 $.

 

Comment la compagnie Realflesh Masks fabrique
ses masques hyperréalistes en 5 étapes
Étape 1
Les masques sont d’abord sculptés avec de la plasticine sur une armature en fibre de verre brevetée par Ian Marier, le fondateur de Realflesh Masks. Des artistes sculptent les moindres détails du masque comme les pores de la peau. Cette étape peut prendre jusqu’à 80 heures.
Étape 2
Quand la sculpture est terminée, on moule le masque avec de l’epoxy. Une fois le moule terminé, il est ouvert et les résidus de plasticine sont enlevés.
Étape 3
Le moule est ensuite rempli de silicone médical. Les petits défauts et les lignes du moule sont réparés à la main. Le masque est préparé pour l’étape de la peinture.
Étape 4
Le masque doit être peint le plus rapidement possible pour que la peinture à base de silicone fusionne avec le masque. Les détails comme les veines du nez sont faits au pinceau. On ajoute ensuite une couche de peinture matifiante pour ne pas que le masque soit reluisant.
Étape 5
On ajoute les cheveux, l’étape la plus méticuleuse. Chaque cheveu est planté un à un avec une aiguille. L’intérieur du masque est recouvert d’une couche de silicone pour sceller les cheveux. C’est le nombre de cheveux qui peut faire grimper le prix du masque de
549 $ à 2000 $
Le masque est ensuite emballé et envoyé aux clients aux États-Unis, au Japon, en Chine ou en Grande-Bretagne. Durant la période de l’Halloween, Realflesh Masks fabrique jusqu’à 40 masques par semaine.
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