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Le caméléon narcissique

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Reprise de ma chronique parue ce mardi dans les pages du Journal de Montréal et du Journal de Québec.

***

LE CAMÉLÉON NARCISSIQUE

Sans surprise, Jean-François Lisée annonçait lundi sa candidature à la chefferie du Parti québécois. On le dit «fin stratège» et «homme d’idées». Qu’en est-il dans les faits?

Brillant par leur quantité, malheureusement, la qualité de ses «idées» fait souvent défaut. Acrobate de l’inconstance, Jean-François Lisée est avant tout un caméléon politique.

Ex-conseiller des Parizeau et Bouchard, ex-éminence grise de Pauline Marois en même temps qu’il retournait au «journalisme» et ex-ministre, il s’est surtout démarqué au fil des ans par ses virages spectaculaires sur des questions aussi fondamentales que la souveraineté, le français et l’identité.

Sa campagne de marketing pour sa dernière épître - Le Journal de Lisée – ne fait pas exception. Sous ce titre rappelant le Journal de Montréal, il enfile les pirouettes vendeuses.

Après la victoire minoritaire du PQ en 2012, il raconte avoir conseillé à Pauline Marois de former un «gouvernement de coalition» avec la CAQ et Québec solidaire. François Legault, Jacques Duchesneau et Françoise David y auraient été nommés ministres.

M. Lisée montre ici un manque abyssal de sens politique. François Legault, après avoir quitté le PQ pour viser lui-même le siège de premier ministre, aurait accepté d’aider Mme Marois à rester au pouvoir? C’est de la pure science-fiction.

Un «humaniste» à la mémoire courte

M. Lisée raconte qu’étant «humaniste», il aurait offert sa démission à Mme Marois si le volet sur les signes religieux de la charte des valeurs n’était pas amendé. Dire qu’il aurait abandonné ses ambitions pour une charte alors qu’il la défendait bec et ongles, c’est prendre le monde pour des valises.

Se disant aujourd’hui «rassembleur» et homme de la «diversité», l’ex-ministre a la mémoire courte. Tant que Mme Marois voyait sa charte comme un aller simple vers une victoire majoritaire, M. Lisée et ses collègues n’ont pas hésité à jouer à fond cette carte de la division.

L’«humanisme» authentique aurait commandé une démission bien avant.

Parle parle, jase jase...

M. Lisée peine aussi à distinguer l’essentiel de l’accessoire. Son «idée» de créer des «cafés-bistrots» de l’indépendance et un groupe de «Bold Anglos for Independence» l’illustre par l’absurde.

Malgré les virages et sa propension à l’autocongratulation, M. Lisée en a pourtant ébloui plusieurs. Tel un Messmer, il enjôle, par sa faconde, ceux qui ne demandent qu’à l’être.

L’effet commence cependant à s’effriter. Lancées pour ébranler le meneur de la course, ses salves sommant PKP de «choisir» entre la politique et Québecor montrent que M. Lisée réserve sa première loyauté à lui-même. D’où l’absence de députés pour l’appuyer.

Aussi subtil qu’un 747 dans une cour d’école, M. Lisée confie aussi qu’il aurait préféré sortir PKP au prochain référendum au lieu de lui offrir un comté. Aussi bien dire aux calendes grecques.

Depuis le dernier référendum, Jean-François Lisée est avant tout un des artisans du lent déclin du PQ. Loin d’en être le seul, il en est néanmoins un des principaux.

Comment peut-on avoir tant fait partie du problème et prétendre tout à coup en être la solution? Seul un caméléon narcissique réussirait à s’en convaincre.

***

Addendum:

- Le livre de M. Lisée sera-t-il comptabilisé comme une dépense encourue dans la course à la chefferie pour publiciser sa candidature? Voir ici.

 

34 commentaire(s)

alain maronani dit :
5 novembre 2014 à 0 h 47 min

Nul besoin de se demander qui vous allez appuyer...

Lisée a raison au moins sur un point.

Il ne sera plus possible au PQ d'obtenir seul la majorité, il le sait, il le dit. La démographie, l'immigration, la progression systématique du PLQ, qui augmente le nombre de circonscriptions imprenables, élections après élections, la division du vote francophone, rendent cette situation probablement définitive.

Qui dit ententes dit compromis, avec qui, sur quoi, quelles conditions, pour le moment on préfère mettre ceci sous le tapis, cela ne peut durer.

On préfère tuer le messager que d'écouter le message, même si le personnage est agacant.

Lisée n'est pas le responsable du lent déclin du PQ, les électeurs québécois eux le sont, ils viennent de le prouver encore récemment a Levis.

Après la charte qui devait tout permettre, voici le Messie qui va mener son peuple hors du Canada...

Gédane de Vaxu dit :
5 novembre 2014 à 1 h 13 min

Il est trop maniéré. Il ne passe pas. Il me fait l'effet d'un bourgeois précieux et hautain qui a tout compris. Il ne sera jamais chef. Il est trop prétentieux. D'absurdité en absurdité, il s'enfonce. Sa vanité le perdra.

Jean Claude Pomerleau dit :
5 novembre 2014 à 6 h 40 min

Pour en finir avec les livres de marketing politique et nous reconnecter avec la réalité, le livre : Le souverainisme de province.(Simon Pierre Savard Trembay' Boréal).

Espérons que Madame Legault nous en fera un compte rendu.

Louis Francoeur dit :
5 novembre 2014 à 6 h 57 min

Lisée goûte à la médecine des mercenaires à Péladeau. Lisée est pourtant le même homme qu'il y a 12 mois. Méritait-il ce mépris il y a seulement quelque mois?

Non. Mais maintenant il a attaqué MLO Péladeau.... L'empire contre-attaque.

Jac dit :
5 novembre 2014 à 7 h 09 min

J'aime bien J.-F. Lisée. J'ai lu pluseurs de ses livres (tous excellents), mais c'est vrai qu'il n'est pas toujours facile à suivre. Malgré ses défauts, je le préfère mille fois à un politicien à la Couillard ou à à Legault.

alain maronani dit :
5 novembre 2014 à 8 h 53 min

Chez nos amis nationalistes on peut passer en un clin d'oeil du statut de héros a celui de traitre infâme...

Il suffit de lire ce qui était dit de Lucien Bouchard après 1995 et de ce qui s'écrit sur lui, maintenant...Lisée est maintenant dans cette catégorie...tout ceux qui osent remettre en cause la conquête du saint Graal, qui disent clairement que l'option est dans le fossé, sont assurés d'une vindicte éternelle.

Les rangs des traitres, des lâches, des colonisés s'élargissent de jour en jour, d'élections en élections, mais curieusement le mantra est toujours le même...pas assez parlé d'indépendance, etc...

Au moment des discussion sur la charte, qui devait être la première étape indispensable vers la liberté.... nos amis les plus virulents ont ajoutés a cette catégorie des gens comme Jean Dorion ancien président de la SSJB, on croit rêver, en général tous ceux qui signalaient que la démarche étaient suicidaire...

Comme l'écrit Martineau le mouvement nationaliste est maintenant une secte dont les spécialisations sont l'anathème, les insultes souvent dérisoires et la production de livres qui ne sont lus que par les convaincus...ajoutons la création de scandales à consommation interne, le cochon en Chine, les tweet bilingues, le nom d'un pont...quand on est dans l'opposition sans beaucoup d'espoir d'en sortir, il faut se consoler.

Pour le moment il s'agit de caqueter autour du nouveau Messie, serrons les rangs..

Yann dit :
5 novembre 2014 à 11 h 02 min

Jean-François Lisée a certainement des défauts (quel être humain sur Terre n'en a pas?), mais il a le mérite d'avancer des idées et de ne laisser personne indifférent. Nonobstant la piètre performance du PQ au cours des dernières élections provinciales, la course à sa chefferie s'annonce captivante. Même relégué à l'opposition, le PQ est manifestement plus intéressant que le PLQ et son barbu en chef, ternes et amorphes en toutes circonstances...

P. Lagassé dit :
5 novembre 2014 à 11 h 41 min

@Alain Maronani

1) Arrêtez de confondre la nationalisme québécois et le PQ. D'une part, le PQ n'a pas le monopole du nationalisme, ni même celui de la souveraineté. D'autre part, le nationalisme québécois ne doit pas être confondu avec le mouvement souverainiste. Si les souverainistes sont forcément nationalistes, les nationalistes ne sont pas tous souverainistes, plusieurs étant dans la catégorie des autonomistes. Curieusement, les nationalistes "ethniques" semblent d'ailleurs plus nombreux chez les autonomistes que chez les souverainistes.

2) Ensuite si des Bouchard, Lisée, Marois et autres sont passés du statut de "sauveurs" ou de "héros" à celui de "traîtres" (bien que le mot soit fort et dépasse largement ce que les souverainistes en disent de ces gens), c'est qu'ils se sont présentés comme des défenseurs de la souveraineté, laissant croire qu'ils allaient foncer pour la réaliser. Pour ensuite, une fois en selle, l'écarter complètement, pour gagner "leurs" élections, en "attendant les conditions gagnantes", "l'assurance morale de gagner" ou "quand les Québécois seront prêts". Tout en reniant de grands pans du programme progressiste du PQ lorsqu'ils atteignent le pouvoir. Cette descente de popularité reflètent simplement la déception des militants et sympathisants et le sentiment d'avoir été trahis (et manipulés à des fins d'ambitions personnelles). Quelles seraient d'après-vous les réactions de nos amis libéraux si Couillard, en arrivant au pouvoir avait décidé de renforcer la loi 101, s'était montré revendicateur face à Ottawa, en menaçant de tenir un référendum sur la souveraineté, avait haussé substantiellement les redevances minières, appliquer un programme résolument social-démocrate, ... ? Disons qu'après son départ, il ne serait pas en odeur de sainteté chez les partisans et les bailleurs de fonds du parti. Or, c'est l'équivalent qui se produit au PQ depuis 19 ans.

Max dit :
5 novembre 2014 à 11 h 43 min

@alain maronani C'est bien dit. Je vous appuie. Rien á ajouter á votre commentaire. L'empire met ses cavaliers en première ligne.

Regis dit :
5 novembre 2014 à 11 h 45 min

Et le grand prêtre de la secte s'avança sur la scène et dit d'une voix forte : "Que tous ceux qui veulent être sauvés par notre seigneur PKP lève le poing et disent à haute voix : Ô PKP sauve nous !"

Après que la foule présente se fut éxécutée, s'en suivit une série de courtes intentions que le prête lisait une fois et que la foule répétait :

- Le prêtre : Nous croyons dans le pays du Québec pour nos enfants. -La fouel Nous croyons dans le pays du Québec pour nos enfants.

-Le prêtre nous prions pour que Facal, Longpré, Coté, Duceppe, Villeneuve, Desjardins, Breton, Saint-Germain, Legault gardent leurs job.

-La foule Nous prions pour que Facal (...) Legautl gardent leurs jobs.

C'était pareil que la messe catholique quoi à ceci près qu'ils communiaient avec des enveloppent brunes et s'ils se mettaient bien à genoux pour la recevoir, ce n'était que pour lècher la colle et fermer l'enveloppe qu'ils mettaient dans leur poche ou dans leur sacoche après.

P. Lagassé dit :
5 novembre 2014 à 11 h 50 min

@Alain Maroni "Lisée n’est pas le responsable du lent déclin du PQ, les électeurs québécois eux le sont,"

Vous renversez complètement la situation: Lisée est l'un des principaux maîtres d’œuvre de la politique du PQ depuis Bouchard. Politique qui a provoqué déception sur déception, à la fois chez les souverainistes et chez les progressistes, comme chez de nombreux électeurs qui avait fait confiance au parti (Je me le suis fait dire à plusieurs reprises dans les dernières élections, surtout la dernière). Mais vous faites porter la faute de la déception des électeurs et de leur sentiment d'avoir été trahis sur eux et non pas sur ceux qui ont trahis leurs promesses une fois au pouvoir.

Le vote (ou -plutôt l'abstention) de l'électorat traditionnellement péquiste ne fait qu'entériner ce constant. Il n'en est pas responsable.

"On préfère tuer le messager que d’écouter le message, même si le personnage est agacant."

Nulle part, Mme Legault prétend que Lisée est agaçant. Et elle démolit justement le message, en soulevant les messages contradictoires qu'il a lancés. Ce n'est pas de sa faute si les contradictions flagrantes et évidentes dans ces messages démolissent le messager. Celui-ci se discrédite lui-même en lançant des messages contradictoires, au gré des circonstances. Aussi girouette de Dumont à l'époque (peut-être même plus, parce que le pouvoir l'a mené à faire des pirouettes surprenantes dans un temps très court).

Raymond Lafrance dit :
5 novembre 2014 à 11 h 51 min

À vous lire Mme Legault il faut vraiment être un fou furieux et un masochiste pour vouloir faire de la politique.

Jean-Pierre Gascon dit :
5 novembre 2014 à 12 h 09 min

Le politicien Jean-François Lisée est à son parti souverainiste provincial ce que Stéphane Dion est à son parti soumissioniste rocanadian soit un élément très certainement influent mais néanmoins éternel second.

Denis Lauzon dit :
5 novembre 2014 à 13 h 16 min

La garde rapprochée de PKP attaque tout ce qui fait de l'ombrage à PKP. C'est devenu carrément surréaliste comment les lieutenants à la botte de PKP encensent ses moindres paroles. Tout est prétexte pour le pousser à l'avant-scène. Il est tellement facile d'écrire un pamphlet démolissant les autres prétendants au PQ. Pour être neutre, il serait équitable d'en faire autant avec PKP, en fouillant son parcours et ses actions à titre d'hommes d'affaires, par exemple, en le traitant d'«autocrate à double-personnalité» tant il est en dissociation entre ce qu'il dit et ce qu'il fait dans l'avant et l'après PKP-politicien. Le JDM semble devenir à la fois un journal de propagande, un journal intime et un journal de bord de PKP. C'est de plus en plus flagrant, cette couverture démesurée!

alain maronani dit :
5 novembre 2014 à 13 h 18 min

@P. Lagassé

Je vais me répéter. Lisez donc le chapître 3 du livre, paru récemment sous la gouverne de MBC, chez VLB, 4 auteurs différents, et vous constaterez que Lisée dit la vérité.

L'option est dans le fossé, le PQ ne peut plus réunir une majorité seul, le PLQ gagne automatiquement 1 % de votes par année, au point qu'il devriendra bientôt aussi indélogeable que les conservateurs en Alberta...des alliances mais avec qui et pour quoi, sur quelles bases ? L'ADQ c'est a oublier...

Les raisons, la démographie, l'immigration, les classes d'ages les plus jeunes qui sont passées a autre chose, la fatigue référendaire, etc.

Votre message c'est la mantra habituelle...

On n'a pas assez parlé d'indépendance, les gens n'ont pas compris, etc, l'espoir des uns, la CAQ est un mirage, ce sont des électeurs qui veulent ce que Couillard et Coiteux sont en train de faire, réductions de taxes, de services, ménage des structures de l'état, etc, un électorat conservateur soit franchement a droite...

Enfin pour le mot traître vous devriez parcourir Vigile, le phare du nationalisme, le mot que j'ai choisi pour des gens comme Bouchard, Lisée, Marois c'est un minimum dans ce cas.

Quand on prend le pouvoir pour les électeurs c'est pour gouverner, s'occuper des écoles, des garderies, de la dette, etc, si vous pensez encore qu'une majorité des électeurs préfèrent un gouvernement qui va s'occuper a faire un référendum, vous allez rester longtemps dans l'opposition.

Lisée a compris pas les gens comme vous...il sait que le temps vous est compté

L'autre Ginette dit :
5 novembre 2014 à 13 h 22 min

M. Lisee a droit à ses idées et il est en droit de les faire valoir. Depuis que le Parti Québécois existe, il y en a eu des idées diverses mises sur la table, toutes bonnes mais pas toute acceptée par les membres. M. Lisee a un rôle à jouer comme tous les autres candidats à la chefferie et les autres membres. Ce qu'il y a de primordial à l'intérieur d'un parti, c'est l'unité de tous les membres. Obtenir des consensus et les respecter. Régler les différends en famille. Parler d'une seule voix avec honnêteté, respect et retenue.

Jean-Pierre Gascon dit :
5 novembre 2014 à 15 h 06 min

@ régis, alain maronani et tutti quanti liberoule ---- Les jours du gouvernement Couillard, gouvernement élu et formé par les soumissionistes que sont les anglos, néo-québécois et 20% des 80% de francophones composant la population totale du Québec, sont comptés. Ils vous restent moins de 1,000 jours à sévir à l'intendance coloniale de la Province of Kwibec d'ici aux prochaines élections.

alain maronani dit :
5 novembre 2014 à 15 h 56 min

@Jean-Pierre Gascon

Cher pequiss, rendez-vous en 2018....mais regardez bien votre joli et très demandé passeport canadien, c'est le seul que vous aurez...

Regis dit :
5 novembre 2014 à 18 h 57 min

"Ils vous restent moins de 1,000 jours à sévir à l’intendance coloniale de la Province of Kwibec d’ici aux prochaines élections."

Ben oui...ben oui... ça fait penser à ce que M.Bernard Landry disait. Il parlait des jeunes qui allaient tous embrasser la cause souverainiste et que c'était un mouvement irréversible et je ne me souviens plus la limite qu'il avait fixé ou même s'il en avait mis une mais des rigolos disaient qu'il comptait les dodos avant la souveraineté.

Je ne lui souhaite pas de mal car malgré tout, c'est un gentilhomme ce Bernard Landry mais il y a plus de chances que son grand dodo arrive avant la souveraineté et qu'il meure au Canada et moi aussi.

Moi j'ai 64 ans, quel âge avez-vous Gascon qu'on rit de vos vieilles lubies un peu. Déjà il va falloir que PKP décide s'il veut faire un référendum dans un premier mandat. S'il dit qu'il ne fera pas ça dans un premier mandat, ça va faire encore une bonne dizaine d'années à attendre avec les jeunes qui poussent et qui veulent voyager et apprendre l'anglais, Ouf ! vous n'allez plus être dans le coup Gascon...

Martin Gagné dit :
5 novembre 2014 à 19 h 41 min

L'essentiel est de reprendre le pouvoir, peut importe les moyens qu'il faudra employer, et ensuite d'agir conrêtement pour rompre le lien fédéral. Monsieur 2% n'est pas l'homme de la situation. Le référendum n'est d'ailleurs plus qu'un outil émoussé. La population ne doit plus être consultée puisque cela génère chez elle une anxiété indésirable. Et de toute façon elle est soit trop timide, soit trop conditionnnée à la soumission, soit entièrement hostile à l'idée même. Je suis convaincue que la majorité nous en remerciera après coup, une fois la rupture consommée.

MG, Mtl

audrey dépault dit :
5 novembre 2014 à 19 h 53 min

M. Lisée a écrit un livre pour mousser sa candidature. Est-ce que les ventes doivent etre comptabilisées en dépenses colligées. PKP fait la tortue pour aller quérir son bulletin de mise en candidature. Car les dépenses présentes ne peuvent etre comptabilisées. Avec tous les journalistes à sa solde qui se relaient pour mousser sa candidature, cela doit bien valoir un petit magot.

Vous confirmez ce que J.F. Lisée a mis de l'avant et qu'a repris la CAQ, le PLQ et QS. Pas si aveugle M. Lisée en fin de compte. Très intelligent mais pas très subtil. Mais de calibre supérieur à Cloutier, Ouellette et Drainville.

Jean-Pierre Gascon dit :
5 novembre 2014 à 23 h 11 min

@ alain maranoni ----- Je serai péquiste lorsque ce parti sera indépendantiste. @ Regis ---- J'ai déjà fait de longs séjours sur quatre continents, je parle aussi espagnol et anglais. Une pleine ouverture du Québec au monde pouvant permettre le plein épanouissement politique, culturel, social et économique des Québécois(es) ne peut se réaliser dans la soumission, l'abdication des pleines responsabilités de notre existence nationale aux mains d'un peuple étranger.

alain maronani dit :
6 novembre 2014 à 7 h 20 min

@Martin Gagné

'La population ne doit plus être consultée puisque cela génère chez elle une anxiété indésirable. Et de toute façon elle est soit trop timide, soit trop conditionnnée à la soumission, soit entièrement hostile à l’idée même'

Franco, Mussolini, Hitler, Staline, les dictateurs africains, asiatiques, ils veulent ou voulaient tous le bien de leurs peuples,...vous êtes en bonne compagnie...à vous lire, il est préférable d'être une crapule fédéraliste...et de s'assurer que des gens comme vous n'accèdent jamais au pouvoir.

En plus ce que vous dites est stupide, les élections sont forcément une consultation et sans majorité vous ne pouvez rien faire, pas plus de référendum que quoi que ce soit de facon unilatérale...

Richard Laurin dit :
6 novembre 2014 à 8 h 48 min

La politique de la cohérence a un prix que M.Lisé a refusé de payer. Ses trop nombreux plans stratégiques qui ne semblent pas avec beaucoup de liens entre eux n'augure pas bien pour un homme qui aspire à prendre la direction du PQ. C'est une chose de jouer avec les idées et c'est autre chose que d'être en avant et de guider.

Il ne doit pas affronter le principe de Peters et prouver son incompétence. Vaut mieux qui reste bon dans ce qu'il fait plutôt que d'être dans un rôle qui ne lui suiez pas. M.Landry a, à titre d' exemple, due affronter ce malheureux constat.

alain maronani dit :
6 novembre 2014 à 9 h 33 min

@Regis

Effectivement, les questions qui fachent...

Si je dis que je fais un référendum lors du premier mandat je suis sur de perdre. Si je dis que je n'en fais pas ce sera la même chose car personne ne peut plus croire le PQ sur ce point... C'est le retour de la chanson, on n'a pas parlé assez d'indépendance, les gens ne savent pas de quoi on parle, ils n'ont pas compris les avantages, bref, on prend les 72 % de gens qui ont choisi de dire non au PQ le 7 Avril pour au choix, des traitres, des crétins demeurés, des fédérastes, des libéroules, etc..

En fait, l'option est dans le fossé, nos amis nationalistes, les plus conscients réalisent ce qui s'est réellement passé le 7 Avril, un troisième référendum.

On reste dans le domaine du déni, ce n'est pas possible, etc, je pense a tous ces gens qui ont parfois passé une vie de militant, sacrifiant parfois, famille, travail, carrière pour un rêve qui au soir de leur vie va probablement ne jamais se réaliser.

L'histoire est pleine de ces idées qui semblaient bonnes pour certains, et qui se trouvent maintenant dans les poubelles de l'histoire.

N'étant pas libéral mais libertarien je trouve le gouvernement Couillard bien timide, mais je reconnais qu'il procède a un démantelement (systématique ?) des relais du PQ en régions, choisissant les villes ou se trouve son électorat...ce qui est habile, et va priver nos amis nationalistes d'oxygène, de relais, d'ou leur agitation.

Des exemple, les CLD, création de Chevrette, Solidarité Rurale, les Commissions scolaires, etc, en grande partie le programme de la CAQ..et quand on a l'original pourquoi choisir la copie ?

La question a se poser ? Allons-nous vers une liquidation historique des moyens d'agir du gouvernement donc des structures étatiques si chères a nos amis nationalistes ?

Hors de l'état point de grâce ni de secours...

Reste les problèmes de personne Lisée vs Drainville vs PKP...bof....

Richard Laurin dit :
6 novembre 2014 à 13 h 17 min

@ Alain Maronani

Nous sommes tombés, suite au référendum de 1995, dans le pire des scénarios. Nous avons refusé de maintenir le débat, de continuer à parler de la cohabitation des deux nations. Nous avions eu la certitude que tout se ferait tout naturellement, comme par magie. Nous avons oublié que de nous définir exige encore de se différencier du reste du canada. Nous sommes piégés à moins de jouer le jeu et d'avancer.

Quand allons nous admettre que c'est grâce au beau risque que le deuxième référendum a eu lieu!!

Égalité ou indépandance. Allaire + et un bureau du Québec dans toutes les ambassades canadiennes. Pas le choix et le temps presse.

Ce n'est pas vrai que c'est tout ou rien. Il faut avancer car de faire du sur place nuit à la cause. M.Lévesque a fait ce sacrifice en sachant qu'il se faisait ara qui-ri mais au moins qu'il préparait l'avenir.

Au sujet des initiatives du Parti libéral, je suis d'accord avec vous que tout cela baigne dans un climat qui ne sent pas très bon. Le tout manque de transparence et on ne sent pas que le citoyen est considéré. On dirait un rouleau compresseur. Quand même odieux de couper aux services aux élèves et aux plus handicapés !!

Martin Gagné dit :
6 novembre 2014 à 14 h 35 min

@ alain maronani - 6 novembre 2014 à 7 h 20 min

Lorsque vous aurez appris à lire le français correctement vous pourrez vous permettre de me répondre.

Quant à cette majorité nous l'aurons à nouveau, ne vous inquiétez pas. C'est ensuite qu'il faudra prendre les moyens pour s'assurer que les crapules n'y aient plus accès.

MG, Mtl

Michel Bureau dit :
8 novembre 2014 à 17 h 59 min

A Alain Maronani

Je suis fédéraliste, Alain. Mais je ne suis pas une crapule comme tu l'as déclaré. Ton commentaire, tu peux te le visser.

Merci de m'avoir donné la chance de répondre à des insultes crasses.

P. Lagassé dit :
9 novembre 2014 à 14 h 59 min

@Alain Maronani

Vous N'avez visiblement pas compris mon propos. Peut-être me suis-je mal fait comprendre.

Le PQ a toujours eu la prétention d 'avoir le monopole de la souveraineté, refusant activement été agressivement de "partager" le combat avec des associations de citoyens qui ne lui sont pas inféodées directement, et encore moins avec d'autres partis politiques. depuis 40 ans, le PLQ fait son fond de commerce (pour garder son électorat captif) de diaboliser la souveraineté, pour ne faire un épouvantail efficace. Allant même jusqu'à amalgamer l'idée même d'un référendum (une consultation démocratique) à quelque chose de terrifiant. Or, depuis 19 ans (depuis Bouchard), ceux qui se prétendent les "seuls" défenseurs de la souveraineté et même que c'est leur seule raison d'être, tiennent, systématiquement, le discours à l'effet qu'il ne faut pas parler de souveraineté, qu'il faut toujours reporter un éventuel référendum à "plus tard"...parce que la souveraineté "fait peur".

Quand ceux qui sont censés être les plus ardents défenseurs d'une cause ne cessent de répéter que celle-ci "fait peur", comment s'étonner que le gros de l'électorat en viennent à le croire ? D'un côté des opposants prétendent que la souveraineté est pire que la corruption, la hausse du chômage, l’explosion de la dette publique et autres calamités qui nous ont affligées pendant l'ère Charest. De l'autre, les "défenseurs" leur donnent raison en disant constamment qu'il ne faut pas en faire un enjeu parce que cela "fait peur". Et si une cause n'est pas une priorité pour ceux qui prétendent en être les plus vaillants défenseurs, pourquoi le serait-elle pour le citoyen lambda ?

P. Lagassé dit :
9 novembre 2014 à 15 h 08 min

@Alain Maronani (suite)

Oui, la démographie joue un rôle. Mais elle n'explique pas tout. D'une part, les appuis à la souveraineté connaissent des variations en montagnes russes selon les circonstances que la démographie n'explique pas. D'autre part, si les jeunes se sentent moins "québécois" et plus "citoyens du monde", ils se sentent encore moins "canadiens". Le fédéralisme pur et dur a encore moins la cote.

Et si les priorités ont changé, il faut admettre que les dirigeants du PQ, sous prétexte de faire "l'union des souverainistes" (tout en la repoussant systématiquement des enjeux), a renoncé à tout projet de société pour s'aligner, comme le PLQ et la CAQ, sur les lobbys financiers, ne font pas de la souveraineté quelque chose d'intéressant. A quoi sert une souveraineté si cela ne change rien, puisqu'on obéit au final aux mêmes financiers en appliquant les même mesures ? Qu'Ottawa nous passe le pipeline d'Enbridge ou que ce soit le gouvernement "souverainiste" de Marois qui l'approuve comme elle l'a fait, qu'est-ce que cela change réellement ? Une telle "souveraineté" ne veut rien dire et personne ne se battra pour elle.

Ces contradictions et cette trahison de l'idéal explique le déclin continu du PQ depuis Bouchard et de l'option qu'il prétend incarné exclusivement et qu'il discrédite, ainsi que le mécontentement des souverainistes sincères qui voient les causes de ce discrédit. Et ceux qui, de moins en moins nombreux, continuent de s'accrocher au PQ, se sentent, à juste titre floués à chaque fois.

P. Lagassé dit :
9 novembre 2014 à 15 h 24 min

"ce qui s’est réellement passé le 7 Avril, un troisième référendum."

En fait, c'est PKP qui, pour être accepté dans le PQ (dont il incarne totalement ,Opposé du programme progressiste) devait se présenter comme une souverainiste. Et qui s'est laissé emporter par le goût du spectacle en levant le poing. Ce qui a amené la campagne effectivement sur le terrain d'un éventuel référendum. Terrain que s'est empressé d'occuper le PLQ, discrédité sous Charest et qui a vu l'a l'occasion de récupérer le fond de sa clientèle captive qui commençait à le délaisser, la "menace" de la souveraineté étant devenue pus que lointaine depuis Bouchard. D'un côté, le PLQ a foncé allègrement sur ce champ de bataille. Que Marois, PKP, Lisée, Drainville et les autres ont totalement abandonné à l'ennemi. Il y a bien eu un débat "référendaire": avec un PLQ menant agressivement la charge. Et un PQ refusant totalement de se battre. Le résultat était couru d'avance. Quand Marois, PKP, Drainville et cie juraient qu'ils ne tiendraient pas de référendum, les fédéralistes convaincus (et même mous) ne les croyaient pas (trop de promesses rompues sous le gouvernement Marois) et sont donc allés votés massivement pour ne pas "prendre de risque". Tandis que les souverainistes les croyaient (question d'expérience) et ne voyaient pas l'intérêt d'aller voter pour sauver un parti qui renonçaient à la souveraineté et avait dirigé un gouvernement pitoyable. Les choses auraient pu être différentes (on ne saura jamais comment) s'ils avaient assumé la déclaration de PKP au lieu de se réfugier sous sa seconde déclaration, qu'il n'était en politique "que" pour l'économie.

(à suivre)

P. Lagassé dit :
9 novembre 2014 à 15 h 27 min

(suite) Remarquez que cela provient aussi du fait que les gros partis ont cessé d'être crédibles. Si c'était Barette qui était entré au PLQ en levant le poing et disant qu'il venait pour signer la constitution canadienne sans négocier, la situation aurait été la même, renversée: Le PQ aurait foncer dans la brèche, rameutant lramassant au passage une foule d'autonomistes. Tandis que le PLQ aurait battu en retraite, sans convaincre, perdant au passage une foule d'autonomistes (qui seraient allés à la CAQ ou n'auraient pas voter, quelques uns passant même peut-être au PQ).

PKP a fait la pire des choses: amener la campagne sur un champ de bataille où personne au PQ ne voulait combattre. Et Marois a sonné le cri de débandade en abandonnant totalement le terrain à l'ennemi.

Venise Landry dit :
10 novembre 2014 à 15 h 47 min

Désolant. Oui, désolant. Je suis peu politisée, et quand je le suis c'est que je me fais un devoir de l'être. Aussitôt que j'arrive à croire à quelque chose ou quelqu'un, je me frappe à une aberration : tout doit être noir ou blanc. Si une personne se pointe avec des nuances, comme monsieur Lisée puisque c'est lui qui est sur la sellette, on le traite de girouette. Il n'y a qu'en politique qu'on ne peut changer d'idée, ou faire la part des choses comme défendre une loi bec et ongles et attendre qu'arrive son application avant de se poser en défenseur d'une nuance (exception pour les personnes déjà à l'emploi, loi grand-père qq chose comme ça). Avancer plusieurs idées aussi, il faut immédiatement savoir qu'est-ce que l'on veut, y tenir, rugir pour les défendre ne laissant aucune place pour qu'elles se transforment suite à des réactions ou des consultations. La nuance et la transparence ne sont pas pardonnées, ce que vous prouver par votre billet.

Quelle contradiction tout de même, on réclame des échanges d'idée au Québec, du sang neuf mais quand il y a une course à la chefferie, on tire dans les jambes des coureurs à la ligne de départ. C'est ce que vous faites, madame Legault, ainsi qu'Alain Marissal à qui j'ai écrit d'ailleurs pour le lui mentionner (rf ma lettre Chez Venise).

Jean-François Lisée, je l'aime d'emblée parce qu'il n'a pas (encore ?) les réflexes, habitudes, travers du politicien, il est encore une être humain qui communique aussi bien à l'oral qu'à l'écrit, qui montre les coulisses (même quand il était ministre), qui sait demander la contribution du citoyen. C'est la première fois que je vois un candidat demander le support du citoyen, j'ai répondu à cet appel et il nous consulte, communique avec nous par vidéo et courriel et rencontre. Qui a déjà fait ça ? Personne, à ce que je sache. Mais depuis qu'il est en politique, Jean-François Lisée n'a que des défauts.

Christian dit :
11 novembre 2014 à 17 h 03 min

« Comment peut-on avoir tant fait partie du problème et prétendre tout à coup en être la solution? Seul un caméléon narcissique réussirait à s’en convaincre. »

Ce qui peut s'appliquer aussi au candidat de type Vincent Lacroix, Bernard Drainville.

« Yann dit : 5 novembre 2014 à 11 h 02 min Jean-François Lisée a certainement des défauts (quel être humain sur Terre n’en a pas?), mais il a le mérite d’avancer des idées et de ne laisser personne indifférent. »

Son blogue est très apprécié. Il nous fait part de ses idées sans retenue. Une chose est certaine, à ce blogue les opinions contraires et contrariantes ne sont pas censurées et effacées, comme aux blogues des journaux.

CH