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Contrats en informatique

Parfum de corruption et de collusion

Quebec
Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC La présidente du Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ), Lucie Martineau.

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Les dépassements de coûts exorbitants du projet RENIR font craindre le pire en matière de corruption et de collusion lors de l’octroi de contrats en informatique au gouvernement, selon des syndicats des employés de la fonction publique.

«Il y a là les mêmes ingrédients que l’on a déjà vus dans le secteur de la construction», a déploré mercredi la présidente du Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ), Lucie Martineau. Selon cette dernière, le premier ministre Couillard doit maintenant se rendre à l’évidence et déclencher une enquête publique pour faire la lumière sur l’explosion des coûts et le manque de concurrence dans ce secteur.

«Il est temps d’agir. Ça fait quatre ans qu’on le dit. Il faut rebâtir l’expertise informatique au gouvernement», a souligné Mme Martineau.

«Une nouvelle brique pour le triste édifice de la sous-traitance excessive», a fait valoir de son côté le président du Syndicat de professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), Richard Perron.

Explosion de 257 % des coûts

Le SPGQ note que la valeur des contrats de service en sous-traitance dans les ressources informationnelles a explosé de 257 % (passant de 218 M$ à 778 M$) entre 2003 et 2012 au gouvernement du Québec.

Il y a deux ans, le vérificateur général du Québec avait d’ailleurs mis en lumière la piètre gestion des contrats informatiques effectuée par le gouvernement du Québec.

Sur 38 contrats étudiés par le vérificateur, 37 comportaient des besoins erronés, une estimation des coûts mal documentée et des dossiers d’affaires absents. Dans plus de la moitié des cas, un seul soumissionnaire avait été répertorié.

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